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Jour 99 - 8 mars 2011

Hier soir, on s'était donné rendez-vous pour partir vers les 8h00 mais les 2 couples étaient prêts dès 7h30.  Inutile de niaiser au camping, on part.  On n'a pas long à faire pour se rendre à Cancun, 100km tout au plus.  Par conséquent, tout en prenant notre temps, on arrive au camping vers 11 heures.  Les campings se suivent mais ne se ressemblent pas.  Le seul camping connu à Cancun c'est Mecoloco.  Oh boy que les installations font pitié.  Une enseigne indique "Nueva administración" mais j'ignore si c'est à venir ou si c'est du vieux passé - lolll.  En tâtonnant les prises électriques, on se trouve 2 places.  Toujours bien ça de pris !  Comme il est tôt, LUI nous suggère d'aller aujourd'hui sur Isla Mujeres (l'île des femmes).  Bonne idée !  On consulte l'horaire du traversier et ça nous donne du temps pour s'y rendre.  Comme c'est sur la même route, plus au sud, on prend un colectivo.  Qu'est-ce que ça mange en hiver ?  C'est un "taxi collectif".  Donc au lieu de prendre une auto-taxi, on prend une van style econoline sauf que les bancs ordinaires ont été remplacés le plus souvent par des banc sur les côtés et au fond.  Ainsi on peut prendre plus de passagers "le milieu" étant libre.  Ces colectivos font la navette entre un point A à un point B (comme un autobus) contrairement aux auto-taxis qui eux nous amènent au point demandé.  Comme il n'y a pas risque de se tromper pour l'instant étant en ligne droite, parfait de voyager en colectivo du camping à la station marine pour aller prendre le traversier.

Une fois sur Isla Mujeres, on se loue un cart de golf.  À l'enregistrement, on demande un permis de conduire et seul André et moi avons apportés nos licences.  Donc c'est André qui prendra le volant et notre couple-accompagnateur seront assis derrière, à l'envers - lolll.  Mais il y a un toit sur ce cart et en voulant s'asseoir, LUI c'est "scalpé" le dessus de la tête sur le montant de métal.  Ça commence mal la journée - lolll.  On lui trouve une pharmacie pour qu'il puisse au moins se mettre un pansement sur le coco.

On passe quelques heures à faire le tour de l'île.  Faut dire que ce n'est pas très grand.  Elle mesure 7 km de long et seulement 650 m de large et a une population d'environ 15,000 habitants.  C'est une île consacrée entièrement au tourisme mais elle n'est pas peuplée de boutiques de vente comme Cozumel et pas de gros bâtiments non plus qui "dévisage un portrait" - loll.  OK il y a des boutiques sur et autour de la rue centrale, mais le reste est même quasi-désertique à certains endroits.  En fait, il n'y a qu'une rue qui en fait le tour, hormis près du débarcadère du ferry-boat.

On prend donc notre temps à s'arrêtant ici et là pour regarder et prendre des photos car il fait un temps superbe.  On s'arrête au bord de la mer pour aller dîner et faire trempette dans cette belle eau bleue de la mer des Caraïbes.  On peut marcher longtemps longtemps et avoir de l'eau seulement à la taille.  C'est très relax et calme ici.  On a même la chance d'assister à un autre défilé (pour je ne sais quelle raison) sur la rue adjacente à la mer.  Donc on reste sur le trottoir, ayant stationné notre cart, et on fouine dans les étals à la recherche d'un petit souvenir à rapporter.  Quand le défilé est terminé, on reprend notre voiturette - non sans s'étonner de la façon dont les gens peuvent transporter leurs prises du jour - pour nous rendre près du traversier.  On embarque dans un autre colectivo pour le retour et rdv pour notre 4 à 7 quotidien et légitime au camping.

Très belle journée ! 

 

Jour 100 - 9 mars 2011

Aujourd'hui... Cancun !  Bon... Cancun ne m'attirait pas spécialement mais on ne peut pas prétendre avoir vu le Mexique sans avoir vu Cancun - lolll.  Alors, disons que c'est un incontournable qu'on se doit "presque" de voir.  Pas besoin de l'apprécier - lolll.  Et justement, Cancun n'a rien à se faire aimer.  C'est une ville champignon, de plus de 700,000 habitants, qui a grandie en adulte américaine en 35 ans seulement,  avec justement une mentalité "American Way of Life" avec tout ce que ça peut supposer pour les plus vieux et le " S.S.S." (Sea-Sex-and-Sun) pour les plus jeunes - lolll.   Le peu de grève, sur une belle mer bleue de la mer des Caraïbes, se dispute la place aux centaines d'hôtels (26,000 chambres disponibles) qui se livrent bataille eux aussi à savoir lequel sera le plus faste, le plus haut, le plus près de la mer et si possible "les pieds dans l'eau" et je ne sais quoi d'autres.  Les grèves sont belles, si on en trouve des respectables, faites de poussière de corail accumulée depuis que le monde est monde.  Et dire que c'était un pueblo (village) de pêcheurs avec 117 habitants, vivant de la pêche aux requins (inoffensifs ici), avant que ce président Etcheverria en fasse la première ville touristique du Mexique.  Juste pour vous donner une idée des hordes de touristes... selon les statistiques officielles de 2008, seulement pour cette année là, presque 6 millions avaient foulés cette dune qui en fait, est artificielle car construite par remblais entre mer et lagune. Un bon 95% des mangroves originels qui protégeaient des ouragans ont disparu.

On a encore pris un colectivo pour se rendre au centro mais il n'y a rien de centro là.  Pas de zocalo, pas d'église, pas de petites boutiques, pas de maisons coquettes... non... loin de là.  On nous dépose à côté d'une station d'autobus longue distance.  Carte en main, on essaye de s'orienter pour aller visiter on ne sait pas trop quoi encore- lolll.  On s'arrête au Best Western pensant qu'on pourrait nous éclairer sur un tour bus de la ville.  Ça nous a réussi la dernière fois !  Non, rien de tout ça. André arrête un chauffeur de taxi et lui demande le tarif pour nous servir de guide durant 1 heure.  Trop dispendieux.  On en arrête un autre, même chose.  C'est qu'il fonctionne à tarif horaire fixe.  Bon... on décide de prendre l'autobus qui longue toute la zone hôtellière sur 22km.  C'est toujours bien ça de pris... je repose mes petites jambes qui commencent à rouspéter, surtout la nuit.  Les mollets m'élancent protestant contre les sévices que je leur fait subir.

Les commerçants à Cancun sont agressifs et opiniâtres et il y en a pas mal.  Plus de 600 commerces paraît-il mais je ne les ai pas comptés - lolll.  On ne fouine pas longtemps dans les boutiques.  On se trouve un bar où une bonne bière nous rafraîchit et nous relaxe car l'atmosphère est quelque peu tendue.  Comme c'est l'heure du dîner, que nous n'avons pas nécessairement une grande faim mais qu'on doit tout de même prendre un petit quelque chose avant de reprendre le colectivo, on se paie une pizza familiale chez Domino's.

On reprend l'autobus et au retour, André suggère de descendre au coin d'un carrefour "x" tandis que LUI croit que nous devons continuer.  Comme on n'a pas été assez rapide pour nous lever à temps pour descendre au dit carrefour, on continue un peu.  Les hommes regardent la carte à la recherche des bonnes rues pour reprendre notre colectivo.  La dame assise en avant de nous, qui comprend un peu notre français et qui par hasard travaille dans une agence de voyage, nous informe que nous avons effectivement passé tout droit.  On descend donc au prochain arrêt mais là on doit se taper le retour sur une bonne douzaine de rues, et ce... à pied !!!   Qu'est-ce que je vous disais... mes mollets ont bien raison de se plaindre et de me le laisser savoir - lolll.

On réussi à revenir à la station d'autobus où le colectivo nous avait laissé le matin mais pour le retour ce n'est pas à la même place mais quelques 5-6 rues plus loin.  On n'en n'est pas à 5 rues près - lolll.  Mais là... wow... quel bordel !!!  Lequel prendre car c'est à une intersection de 2 boulevards et tout y passe... autobus local, autobus longue distance, taxis, colectivos qui vont aux 4 coins de la ville.  Lequel est le nôtre ?   Les gens interrogés ici ne sont pas très affables et c'est à peine s'ils nous répondent.  Après une bonne vingtaine de minutes...   Eureka !  Je vois écris dans une vitre de van "Puerto Juarez" et je sais que Mecoloco Trailer Park est juste avant.  Alors on embarque... mais on n'a rien vu.  La petite van se remplit, se remplit et se remplit encore et encore...  la porte reste ouverte et en plus des gens assis, il y en a debout qui se tiennent au toit. Et pour aider à la situation, le chauffeur conduit comme un malade.  Mais on arrive à bon port...

De tendus que nous étions, on arrive à notre camping passablement irritables.  Personne ne parle, on a la "falle basse" et chacun s'en va à son VR.  Je vais relaxer en préparant le souper en accompagnant mes préparatifs de quelques bières qui auront l'avantage de faire baisser ma pression.  Durant ce temps, André s'affaire à ramasser et à serrer ses trucs dehors car demain on doit reprendre la route.  Comme il était à ranger, il entend un bruit et voit de la fumée sortir du FW de notre couple-accompagnateur.  Oh la la...  ils ont manqué d'électricité durant la préparation de leur souper.  Donc, LUI débranche son VR pour le brancher à une autre prise mais comme il s'est fié à son régulateur de voltage, il n'a pas vérifié ladite prise avant de se brancher.  Et voilà que le mal était fait... tout ce qui était branché à l'intérieur du VR a sauté:  ventilateurs, chargeur de batteries, chargeur à walkie-talkie, réveille-matin, glacière électrique et même le micro-ondes et je ne sais quoi d'autres.  De tendus, ils ont dû être exaspérés et découragés.  Je ne les ai pas vu ce soir là mais juste le lendemain.  Ils avaient eu le temps de décanter un peu.

 

Jour 101 - 10 mars 2011

Et nous revoilà de nouveau à arpenter l'asphalte nous menant à Chichen Itsa. C'est de l'autoroute, ça se fait bien et notre chef de file, ayant un camion plus puissant que nous et conduisant plus vite aussi prend les devants et on se donne rdv, au walkie-talkie (il y en a encore un qui fonctionne) à la sortie de l'autoroute.  Comme on arrive à 10 heures à Chichen Itsa et que là aussi ils acceptent de petits VR dans leur stationnement, on trouve de la place pour nous deux malgré notre longueur.  Ici aussi, gros VR s'abstenir !  Et nous voilà prêts pour la visite d'un autre site archéologique populaire et reconnu.

Chichen Itza est dérivé de Chi (bouche) et de Chen (puits) tandis que Itza fait référence au nom du peuple qui fonda cette cité.  C'est le plus impressionnant et le mieux préservé des sites du Yucatan.  Il attire des superlatifs mais également beaucoup beaucoup de visiteurs.  Sa pyramide de Kukulcan (ne pas confondre avec le Klu Klux Klan - loll) aussi appelée El Castillo, ressemble à une grosse construction de blocs Lego qu'un enfant aurait eu plaisir à empiler ou si vous préférez, tant qu'à parler d'enfants, votre vieux souvenir en lisant Tintin et les Picaros - loll - où on pouvait l'admirer tout en rêvant - et là j'y suis !!!  N'est-ce pas merveilleux ?

Au-delà de sa monumentalité et de son apparence grandiose (déclaré Patrimoine de l'Humanité en 1988), Chichen Itza est un des sites les plus étudiés, les plus débattus du monde maya.  Son histoire et sa chronologie sont sujets de débats; la provenance de ses habitants est toujours un mystère, les archéologues modifient leurs théories au fur et à mesure que les fouilles avancent.  Mais ici, contrairement à la majorité des sites, il n'y a pas de plan d'ensemble. Les unités sont éparpillées ici et là sur un périmètre d'environ 5km carrés.  C'est une combinaison d'art et de nature:  entre les acacias, les orchidées et les flamboyants, entre les iguanes, les tatous et les coatis, entre les cailles, les hirondelles, les chouettes et le bel oiseau tho (bleu turquoise au chant mélodieux) se dévoilent légendes et mystères tandis qu'on marche sur les traces des anciens chemins préhispaniques.

La pyramide de Kukulkan ou El Castillo: (2 premières photos)  pyramide de 60 mètres de côté et 30 mètres de haut (197 et 98,5 pieds respectivement) est la construction la plus imposante, comme je disais tantôt. Un escalier se retrouve sur les 4 faces et donne accès au temple lui-même construit au sommet.  Chaque escalier a 91 marches et si vous multipliez ça par 4, ça donne 364 et ajoutez à ce nombre le palier du temple, ça vous donne 365 pour les 365 jours du calendrier solaire !  Mieux encore...  sur chaque face de la pyramide existent 522 sections de tableros*, soit le nombre d'années du siècle et les 9 étages, divisés en deux par l'escalier, donnent les 18 mois de l'année composés chacun de 20 jours du calendrier maya.  Pas mal n'est-ce pas ?  Mais attendez...  les jours d'équinoxe (21 mars-22 septembre), l'ombre projetée sur le bord de l'escalier représente le dieu Kukulcan (le corps d'un serpent emplumé) qui descend du sommet de la pyramide jusqu'au sol et se prolonge vers les têtes sculptées posées sur le sol.  Qui dit mieux ?  Bien sûr, là aussi, il y a des vestibules à l'intérieur mais...  l'exploitation touristique du site, reliée à des incidents déplorables de chutes qui ont entraînés des poursuites légales, fait en sorte qu'il est interdit maintenant d'accéder à certaines structures et ces restrictions sont progressives d'année en année.  De plus, cette pyramide est encore en voie de restauration comme le démondre les 2 premières photos dont 2 faces sont complétées sur la première tandis que la deuxième nous montre le travail qu'il reste à faire.

*dans le contexte actuel, un tablero est un palier ou plate-forme.  Mais tablero peut aussi signifier un tableau.

Le groupe des Mille Colonnes: (2ième rangée photos)  son nom le dit... grand nombre de piliers et de colonnes, magnifiquement sculptés entourant une place carrée de grande dimension.  Les colonnes et leurs chapiteaux soutenaient des poutres sur lesquelles s'appuyaient des voûtes en maçonnerie.  Sur l'une d'elles, on peut voir un haut-relief avec un personnage richement paré d'un panache de plumes, d'oreillons et d'un anneau nasal, bel exemple de la somptuosité de l'habillement des gouvernants et des prêtres. 

Le mur des Crânes (tzompantli): (5ième photo) bien oui, un mur couvert de têtes de morts... spécial non ?  c'est que les mayas avait un culte de la vie par la mort et ce n'est pas rare de retrouver des symboles.  Sans doute était-ce ici le lieu où l'on exposait au public les têtes des victimes sacrifiés. Pour avoir le mur au complet, je devais sacrifier la capacité de voir ces têtes sur piquets.  Je les ai donc ajoutées en haut en vignette sur la photo.

La plate-forme de Vénus: (6ième photo) il s'ait d'une structure quadrangulaire avec un escalier.  Les rampes sont terminées par des grandes têtes de serpents à plumes (en vignette aussi en bas).  Évidemment le thème des bas-reliefs se rapportent à Vénus, planète étudiée par les astronomes mayas.

L'observatoir: (7ième photo) comme son nom l'indique, ce monument servait aux astronomes mayas à étudier les phénomènes célestes.  C'est la première fois que je voyais une structure circulaire dans un site archéologique.  Cette salle est percées de meurtrières de visée pour permettre l'observation du soleil, de la lune et de Vénus;  le calcul des éclipses solaires et le déplacement des constellations.

Il y avait aussi l'Enceinte du Jeu de Balle ou Pelote (8ième photo), curieux mélange de basketball et de hockey mais qui se jouait uniquement avec la tête, les coudes, les hanches et les genoux.  Ce jeu, dont j'ai parlé dans un autre récit, avait une signifaction sacrée puisque l'équipe gagnante (oui oui gagnante) était sacrifiée aux dieux.  Chez les mayas, on l'appelait Pok-Ta-Pok. Il s'agissait de lancer ce gros ballon de cuir dans un anneau de pierre nommé tachtli au milieu de la muraille (regarder l'anneau sur le mur de gauche, juste en haut des personnes).  Cet enceinte a un acoustique presque parfait malgré qu'il date de 864.

Le Palais des Nonnes:  (9 & 10ième photos)  en fait, il s'agit d'une église et son annexe sans aucun rapport par contre avec le symbolisme religieux chrétien.  Il s'agit d'un complexe de plusieurs édifices dont le palais est à deux étages, de style Chénès.  Sur la frise, entourée de moulures, se trouvent également des mascarons (masques sculptés de manière faitaisiste).  Les deux moulures supérieures font tout le tour de l'édifice, enserrant un bas-relief en pierre d'un serpent en reptation.  La façade présente un grand nombre d'éléments décoratifs, d'autres mascarons et des têtes aux nez recourbés (symboles du dieu de la pluie).  Par contre, l'édifice est en très mauvais état et ils sont à le restaurer.

À cela s'ajoute d'autres temples comme celui des Guerriers, le Temple des Jaguars et son annexe, les Temples Nord et Sud, le Temple des panneaux sculptés, le Temple de la Série Initiale, le Temple des Atlantes, le Temple des Hiboux, le Temple des trois linteaux, l'Ossuaire, la Maison du Cerf et la Maison Rouge mais je n'ai pas pris des photos de toutes ces structures.  De plus, comme j'ai dit plus haut, Chen veut dire puits... donc oui, il y a un cenote, le Cenote Sagrado (puits sacré - nous n'y sommes pas allés car j'avais lu qu'elle avait été complètement remaniée pour la sécurité et nous cherchions un cenote plus naturel), des bains de vapeur et un marché.

Là encore, j'vais devoir faire une sélection !!!

   

En sortant du site, il y a une de ces averses, monsieur !!!   Quand il y a une petite acalmie, on se met à courir vers la roulotte.  LUI et ELLE, ayant terminé la visite plus tôt que nous, étaient déjà dans leur FW.  On en profite pour dîner nous aussi et par la suite, on se rend au Pyramid Inn, à environ 1 km des pyramides, où l'hôtel accepte nos 2 VR.  On peut se stationner devant les chambres non-occupées.  C'est parfait et on a même de l'électricité mais pas d'eau.  Mais c'est juste pour 2 nuits.  Alors au dodo... j'suis crevée.

 

Jour 102 - 11 mars 2011

Après une bonne nuit de repos, on prend le bus ce matin.  En effet, on se rend à Valladolid.  C'est la deuxième ville de l'État du Yucatan, la plus ancienne aussi mais malgré tout c'est une ville boudée par les touristes.  Youppi !!!  C'est ici qu'a eu lieu le point de départ d'une violente révolte indienne contre les colons blancs et créoles de la guerre des Castes.  C'est une ville propre, calme, à caractère provincial.  Il y règne une douce quiétude de ville coloniale mais on a vite fait le tour.  On vient ici pour l'ex couvent franciscain et un cenote.  Oui enfin... "notre" cenote tant attendu.

En arrivant, on décide d'aller prendre un bon café au Zocalo le temps qu'André aille faire ses photos du Zocalo et de l'église.  À son retour, on s'est promené dans les rues de la ville en empruntant une semi-piétonne qui était bordée de maisons colorées fraîchement repeintes.  Et au bout, se trouvait ledit couvent San Bernardino fondé par les franciscains en 1550.  Conçu comme une véritable forteresse médiévale avec ses hauts murs crénelé mais sans clocher !  Rare pour l'époque.  On le nomme aussi couvent de Sisal, nom du village où il se trouvait au 16e siècle qui est depuis rattaché à Valladolid.

Il y a 2 cenotes ici:  Zaci qui est défiguré, parait-il, par une rampe de ciment et Xkeken soit-disant plus naturelle.  Alors on prend un taxi pour se rendre au deuxième.  Vous vous souvenez de mon petit topo sur les cenotes ?  Bien ici c'est dans une caverne dont la voûte de pierre laisse pendre de gros stalactites.  Alors on a fait saucette dans cette eau souterraine aux tons turquoises parmi les poissons qui nageaient avec nous et les chauves-souris qui tapissaient le faîte de la grotte. 

On revient à nos VR pour souper car il faut se préparer.  Demain on reprend la route... eh oui... encore et ce n'est pas fini !!!

 

Jour 103 - 12 mars 2011

Aujourd'hui, comme je disais, on reprend la route car j'ai une connaissance à visiter à Mérida.  La route se fait bien, sauf un petit détour "spectaculaire" - lolll.  Au camping de Paa Mul, un campeur avait dit à André qu'il y avait un trailer park pas loin de Mérida avant d'entrer en ville.  Le problème c'est que j'avais été avisé par Bernard, le copain à visiter, que le camping prévu au préalable, le Rainbow, était fermé.  Donc on voulait se rabattre sur celui mentionné par le campeur pour éviter de s'allonger mais les indications n'étaient pas clairs sauf qu'il s'agissait de passer sous le viaduc de l'autoroute juste avant de prendre le perifirico (voie de contournement d'une ville).  Donc, on se rend d'abord au perifirico en question.  Comme notre roulotte est petite, André suggère à notre compagnon de route de rester là avec sa FW et de nous attendre le temps qu'on aille voir si on pouvait trouver la place.  Mais il préfère nous suivre.  Alors on revient sur nos pas pour trouver la route qui passe sous l'autoroute.  On en trouve une sans savoir si c'est la bonne mais ça semble bien... c'est un boulevard.  Au bout d'environ 1km 1,5km, le boulevard s'arrête et là, plus on avance et plus le chemin devient étroit.  Nous sommes carrément dans un pueblo et on ne voit pas où on pourrait rebrousser chemin et André n'ose plus s'avancer de peur de rester coincé.  Comme nous sommes en tête, on call nos compagnons de rester au niveau du boulevard mais il ne semble pas nous entendre au walkie-talkie (la batterie doit être morte).  Ce qui fait qu'on se retrouve tous les deux à une intersection où André essaie de faire un "T" turn.  ( la barre verticale du "T" est la rue d'où on arrive - la barre horizontale est la rue transversale dans laquelle on s'engage à gauche pour ensuite reculer sur cette même transversale côté droit si vous voulez).  Ce qui fait qu'on se retouve à bloquer complètement la voie principale + la petite rue.  Nous sommes tôt, donc à l'heure des travailleurs qui se déplacent en moto-taxi.  C'est l'enfer... on bloque littéralement tout et ces campagnards ne comprenant pas comment on manoeuvre un VR, se tassent au pare-choc nous empêchant de reculer comme on veut, d'autres nous dépassent par la gauche tandis qu'un autobus essaie également de s'engager face à nous.  C'est le bordel le plus total pendant 20 à 30 minutes certain.  En tout cas, ça m'a paru long - lolll.  Mais on réussi à tourner mais notre compagnon n'essaiera pas "notre méthode" et il s'engage sur une rue lattérale et tant mieux pour lui.  Après cette expérience quelque peu singulière, on retourne prendre le perifirico puisqu'on n'a pas trouvé le trailer park en question.  On se dirige donc à Chelem, près de Progresso, là où Bernard m'avait suggéré d'aller.  Il s'agit d'un petit stationnement derrière l'Hôtel Bienestar électricité et eau fournie et en plus c'est clôturé et fermé à cadenas.  Très sécuritaire d'autant plus qu'on veut laisser nos VR là et aller visiter Mérida en camion seulement.

Une fois installés, je téléphone à Bernard qui nous invite gentiment chez lui.  Après le dîner, petite discussion avec notre couple-accompagnateur qui préfère ne pas nous accompagner (puisqu'ils ne connaissent pas Bernard) et d'aller faire de la plage à la place.  On dépinne notre camion et on va rejoindre mon copain à Mérida.  Il nous fait faire le tour du propriétaire, nous présente ses voisins Frank et Arletta, également retraités, et on s'installent pour une belle discussion sur le Mexique, la politique du pays, les gens et leur façon de vivre et de travailler ici et on parle également du bouquin qu'il vient de terminer (un roman-fiction historique qu'il écrit en anglais) et son ex-travail en communication au sein du gouvernement.  Saviez-vous que c'est celui-là même qui a écrit Un jardin aquatique au Québec (chez Trécarré), moi je l'ignorais jusqu'à aujourd'hui.  Bernard est un érudit, c'est fort intéressant de jaser avec lui.  Il est également photographe, jardinier et musicien à ses heures et je pense que l'informatique n'a plus grand secret pour lui non plus.  À l'heure du souper, Frank fait cuire les côtellettes sur le BBQ tandis qu'André et Bernard s'occupent des pommes de terre et de la salade.  Les dames continuent leurs jacasseries tout en prenant l'apéro.  Quoi demander de mieux ?  L'invitation à coucher est acceptée avec grand plaisir, d'autant plus que nous sommes dans une maison de rêve, pour nous qui sommes sur la route depuis novembre.  La maison possède 3 chambres qui donnent sur la piscine... non mais... c'est-y pas charmant !  Et quelle salle de bain... mitoyenne à deux chambres, nous nous sentons à l'hôtel puisque la chambre des maîtres a sa propre salle d'eau.  Donc... on a notre chambre et salle de bain privés !!!  À cela s'ajoute une cuisine extérieure, elle aussi au bord de la piscine mais sous un toit, la cuisine intérieure où se trouvent les électro et un salon qui donne sur le devant de la maison, côté rue.  Le tout avec jardin intérieur agréablement aménagé.  Ah ah... je sais que vous mourez d'envie de la voir...

au fond, derrière le palmier, la cuisine extérieure
à gauche, sous le toit de tuiles, les chambres
"notre" chambre
la cuisine intérieure
   
le salon attenant à la salle d'entrée
la salle d'entrée - à droite la porte donnant sur la rue

Un après-midi et une soirée fort bien réussis !  Demain, Bernard nous amène découvrir Mérida.  Serez-vous de la visite ?  C'est qu'on aura un guide personnel... faut pas manquer ça...  Alors cliquez...

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