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Ah ah... je savais que vous attendiez ce récit là...  D'abord un petit rappel... en 2007 nous avions passé notre été à préparer notre "voyage du siècle" au Mexique en solo.  Nous avions prévu entrer par Matamoros, descendre toute la côte-est du golfe, en passant par le Chiapas et Oaxaca pour aboutir à Puerto Vallarta où l'on devait faire une caravane de retour en sortant par Nogalès.  Donc on faisait "Le Grand Tour" d'est en ouest et du nord au sud.  Malheureusement, à notre première journée en entrant au Mexique (Brownsville/Matamoros) et plus spécifiquement à Jimenez, petite municipalité située à 50km avant Ciudad Victoria, notre Fifth-Wheel a passé au feu = perte totale autant le VR que tout le stock à l'intérieur.  Nous sommes donc revenus au Québec le 6 décembre et ce voyage est resté en stand by.  Vous pourrez lire la courte aventure en cliquant ici.

L'an dernier, d'octobre 2009 à avril 2010, on a fait 3 caravanes (à lire ici) et au retour à la maison j'étais tellement épuisée que j'ai dit à mon homme que s'en était terminé des caravanes.  Évidemment, une fois reposée et "décantée" (comme le bon vin), je n'étais plus aussi catégorique.  Par contre, le réflexion que j'en ai faite c'est qu'on vieillissait et que le temps nous était de plus en plus compté à chaque fois qu'on revenait d'un hiver de caravane.  Ajoutez à cela les mauvaises nouvelles de santé soit de la famille, d'amis, de connaissances et d'ex-caravaniers... je me suis dit qu'on n'avait plus le temps pour "remettre à plus tard".  Pour moi en tout cas, mon "plus tard" devait se faire "maintenant".  Après 65 ans les assurances-santé-voyage risquent de nous coûter beaucoup plus cher, notre capacité physique risque de s'amoindrir et même qu'on n'est jamais sûr de rien avec la santé de l'un ou de l'autre.  De plus, à 65 ans, la pension du gouvernement pour ses employés est sérieusement amputée pour s'ajuster avec le régime universelle des "p'tits vieux" - lolll.  Alors tout ça bien pesé... j'ai dit à mon homme que c'était "maintenant" qu'on devait faire le beau voyage qu'on a toujours remis pour plusieurs "bonnes ou mauvaises" raisons. 

Par contre, je n'ai pas fait de préparation intensive comme la première fois où tout l'itinéraire était fait jour après jour.  Non, cette fois, je me suis contenté d'imprimer tout ce que je trouvais dans telle ou telle région et une fois sur place on verrait (selon nos humeurs, notre disponibilité et les risques du jour*) à faire ce qui nous intéresserait et qu'il était possible de faire à ce moment là.  Alors je vous offre une nouvelle aventure et je suis très contente que vous soyez encore ici à me lire...  On commence...

*Pour ceux et celles qui liront ce récit avec quelques années de décalage, sachez que cette année au Mexique, il y a eu recrudescence de violence entre les trafiquants de drogues et que plusieurs actes violents nous ont été rapportés.  À tord ou à raison... on ne le saura jamais vraiment mais il n'en demeure pas moins que les journaux, la télé et le web nous rapportaient jour après jour des situations d'horreur dans tel coin ou tel autre.  Évidemment, les régions les plus touchées sont celles avoisinant la frontière américano-mexicaine et mexico-guatémaltèque et que ça se passait surtout entre bandes rivales des cartels de la drogue.  Mais comme dans tout conflit, et quelque soit le pays, il y a toujours les risques de dommages collatéraux et nous n'étions pas à l'abri de ça non plus.  Donc, en connaissance de cause, on a tout de même fait notre voyage mais en étant conscient des dangers de certaines régions.  Nous avons donc voyagé sécuritairement le plus possible en restant à l'écoute des conflits existants.  Disons, que nous avons pris un risque calculé, que nous avons pris nos précautions en conséquence et que finalement tout s'est bien passé.  On devait avoir une bonne étoile qui nous suivait !

 

Jour 76 - 13 février 2011

Voilà...  Je vous ai laissé sur le samedi et son 4 à minuit organisé par nos ex-caravaniers.  Il va sans dire que ce matin, dimanche, on est légèrement poqués mais en même temps quelque peu euphoriques:  1) cette marque spéciale, et tout le gros travail fait par tous les caravaniers pour nous recevoir, nous a touché énormément et 2) euphorique à l'idée de finalement faire ce beau voyage qu'on attendait tant et 3) un lendemain de veille ce n'est pas évident de se lever en forme - lolll.

Mais malgré tout, on réussi à se lever très tôt et dès 6h30 am on lève les pattes.  Par contre, on ne fera pas un gros trajet, juste question de sortir de Puerto Vallarta et de remettre nos idées en place.  Donc, on arrive à Melaque vers 12h30 après avoir été bloqués un 20-30 minutes à la hauteur de Boca de Iguanas.   En effet, 2 véhicules sont entrés en collision (face à face) et un pick-up est dans le bas-côté.  À voir la cabine du conducteur... je ne donne pas cher de sa vie !  Faut dire qu'ici au Mexique, les conducteurs sont très téméraires.  Bonne leçon... on va prendre notre temps.  On est en vacances après tout !

Normalement, les caravanes s'arrêtent à Boca de Iguanas mais nous avons voulu connaître autre chose.  C'est donc au Trailer Park La Playa que nous nous dirigeons.  Très petit camping de 39 places seulement sur le bord de la mer.  Difficile à manoeuvrer, donc on s'arrête devant le réception et on bloque l'entrée - lolll.  Pendant que mon homme parle avec la réceptionniste pour nous trouver un emplacement, une dame m'aborde au travers la vitre côté conducteur pour me parler.  Naturellement, elle est québécoise.  Après les petites salutations d'usage et "un bon séjour ici " elle se dirige vers l'entrée car elle s'en va "en ville".  Elle revient instantannément à la fenêtre et me demande "C'est Die ?".  Elle a vu à l'arrière de la roulotte les autocollants de VRcamping et de Caravanes-Soleil.  J'ose même pas répondre... est-ce bon de s'appeller Die ou pas - lolll.   Ben... quelle ne fut pas ma surprise quand elle m'a dit s'appeller Benz sur le forum VRcamping.  Et dire que je suivais son récit à elle sur ledit forum (pour la lire:  cliquez ici).  Bon... on s'étonne de se rencontrer ici mais mon mari sort de la réception et on doit dégager l'entrée et elle, elle doit continuer son après-midi, le patient mari l'attend - lolll.  On se dit qu'on se reverra sur le camping plus tard. On fini par s'installer (difficilement - pas de place pour manoeuvrer) et à notre tour d'aller faire une petite randonnée de découverte dans la petite ville. 

On ne s'est jamais arrêté à Melaque avec nos caravanes, pas moi en tout cas et je fais des caravanes depuis 2007... alors ça va être intéressant.  Beau petit village où ma première surprise est la propreté !  Ce village se trouve à l'extrémité ouest de la Bahía de Navidad et a été longtemps le lieu de prédilection des mexicains retraités et en vacances.  Mais plus récemment, les Canadiens s'approprient l'emplacement - lolll.  En fait, la "région Melaque" englobe trois petits villages:   Le premier, San Patricio n'est qu'une petite bande d'environ 1/2 mille au milieu des 3 villages et c'est là que se retrouve le coeur de la ville et la plupart des magasins de vente.  Le deuxième, Villa Obregon est le plus à l'est des trois et plus résidentiel aussi.  Et il y a Melaque même avec ses plages et son atmosphère plus familiale, là où le plaisir de relaxer cotoye les sports aquatiques, la pêche, les excursions en pédalo ou simplement marcher le long de la grève. Les trois villages forment la plus grande communauté côtière entre Puerto Vallarta et Manzanillo. À ne pas manquer... les beaux coucher de soleil !

Bon... revenons à mes moutons...  on va même visité d'autres terrains de camping aux 2 extrémités de cette bande côtière dont un Beach Camping qui me laisse pantoise. On déverse ses égoûts directement dans un trou creusé dans le sable à même la plage (sic).  Bon... passons...  c'est le temps de préparer le souper et comme la journée fut passablement occupée, compte-tenu de la soirée d'hier, il n'est pas tard qu'on va au lit. 

 

Jour 77 - 14 février 2011 - ST-VALENTIN

Toujours à Melaque, André décide ce matin de retourner en ville.  Moi, j'aurais aimé rencontrer Benz mais mon mari veut que je l'accompagne dans ses achats.  De retour au VR vers 12h30 pour dîner et je ne vois de Benz à l'horizon.  Et voilà qu'un couple de québécois arrive.  On les aide à se stationner car leur FW est beaucoup plus grosse que notre petite roulotte.  Après le stationnement "miraculeux" on prend un petit drink "chez moi" et j'improvise vite des hot-dogs mexicains.  Vous ne connaissez pas ???  Ah ben vous manquez quelque chose - lolll.  En fait, il s'agit de remplacer le traditionnel pain hot dog par une tortilla, d'y insérer la saucisse hot dog traditionnelle et au lieu d'ajouter moutarde/ketchup on y insère salsa mexicaine et crème sûre en plus des oignons si désiré et le must plus ultra... parsemé de fromage.  Mium-Mium-Mium.  Essayez pour voir... vous m'en direz des nouvelles !  Bon, je m'égare encore - lolll.

Après le dîner, on retourne déambuler dans les rues de Melaque mais à 4 et de commun accord on se paie un repas au resto pour la St-Valentin.  On commence par se rendre à un de ceux que nous avions spotté nous-même la veille mais le resto affiche complet par réservation.  Ben oui, nous n'avons pas pensé qu'ici on doit réserver mais c'est vrai que quand on se trouve dans un endroit occupés par des québécois (lolll) vaut mieux prévoir.  Bon... on va en trouver un autre...  et effectivement juste à l'autre coin, il y a de la place et pour cause... c'est vide - lolll.   Par contre, le resto est super propre et très invitant.  On nous installe au deuxième où plusieurs tables sont réservées.  Donc on attend pas mal de monde... ok alors.  On s'installe...  il est tôt pour souper ici au Mexique mais on est fatigués et on ne veut pas entrer trop tard, demain on repart. On demande le menu et un cocktail d'entrée.  Le service est lent et la demoiselle semble un peu perdue.  Pour le menu, on nous apporte une feuille sur lequel le menu - LE SEUL - est inscrit.  Ah voilà pourquoi...  on n'a pas vraiment le choix du repas à ce resto... c'est un menu spécial pour la St-Valentin.  Je dis pas le choix mais en fait on a la possibilité entre un boeuf, un poisson et du poulet.   On nous apporte une belle entrée:  salade avec fruits dans un immense "taco" en forme de shell d'huîtres (coquillage de style Giant Atlantic Cockle) superbe présentation et excellente.  Pour le repas principal,  mon choix à moi est le boeuf et c'est excellent et comme dessert une poire chocolatée. Mon mari prend le poisson et me dit que c'est aussi très bon.  Ce qui nous frappe le plus, c'est la présentation des plats.  C'est de toute beauté et si tu ajoutes le goût ben ma foi c'est un souper fort réussi hormis le service peut-être mais bon...  on est au Mexique et pas pressé non plus. De plus, il y a un couple qui nous fait l'intertainment.  Mais le plus drôle c'est que c'est un couple québécois de St-Cyrille de Wendover.  Ce couple passe l'hiver à Melaque et en profite pour offrir leurs services aux divers restos.  La dame chante très bien, en anglais surtout mais comme elle sait que nous sommes québécois, elle ajoute quelques chansons québécoises et françaises.  Bon... ce n'est pas trop mexicain pour une première soirée mais c'est tout de même fort réussi.  Belle petite soirée.

Une petite surprise nous attend durant ce souper:  notre couple est fort intéressé à nous accompagner dans notre périple sur la côte-est du golfe.  En raison des troubles entre bandes rivales du cartel de la drogue (j'en ai parlé plus haut) il ne serait pas mauvais de partir à deux VR.  On leur explique que nous avons déjà notre idée sur le voyage et qu'on ne veut pas le modifier.  On en jase et ils acceptent de nous accompagner sans rien changer dans le temps, dans les visites ni même dans les activités.  On s'entend que si quelque chose ne leur convient pas, ils ne sont pas obligés non plus d'y participer.  Alors de commun accord et après discussion, on accepte de les prendre avec nous.  Car c'est bien de ça qu'il s'agit... ils vont nous accompagner dans NOTRE voyage.   Bon... une bonne poignée de main et le contrat est signé - loll.  Par contre, pour préserver l'intimité de ce couple, je les appellerai notre couple-accompagnateur durant mon récit.  Il y aura donc un "LUI" et un "ELLE" mais sans sens péjoratif.  Comme je dis, c'est seulement pour préserver leur intimité dans ce long récit qui est le mien et non le leur même s'ils ont fait partie de notre vie quotidienne durant plus d'un mois. 

De retour au VR assez tard, après cette magnifique journée, on se couche immédiatement car demain c'est le grand jour... le grand départ !

 

Jour 78 - 15 février 2011

On part en ce mardi matin vers Aqua Azul, arrêt avant de se rendre à Acapulco.  On sait d'ores et déjà que la route sera difficile, on l'a fait en venant à Puerto Vallarta.  C'est qu'il y a plein de gros travaux sur cette route et je ne pense pas que c'est à la veille de se terminer.  On décape le flanc des montagnes pour élargir le chemin, on change les gros caniveaux qui servent de canal d'évacuation des eaux et qui sont placés sous les routes entre la montagne et la mer, on refait les ponts et évidemment toute la chaussée.  C'est un vrai enfer que de passer par là mais c'est la seule route accessible le long de la côte.  Ça brasse tellement dans le VR que j'ai une petite bouteille de sauce soya qui se brise et se vide dans mon tiroir sous ma banquette qui me sert de garde-manger.  Ouach !

C'est mon mari qui ouvre la marche et ça demande une extrême attention de tous les instants.  Qui plus est, on n'a pas fait le plein d'essence avant d'entreprendre la montée de cette chaîne de montagne et de voir notre aiguille descendre dangereusement nous procure un stress supplémentaire et inutile.  Mais bon... il parait qu'on apprend de nos expériences... on y verra à l'avenir.  On se trouve de l'essence après le Centro Turistico de Zapote de Tizupan.  Il était temps car les camions ont eu soif et nous on a eu chaud - loll.  Faut dire que quand on le fait en sens inverse en se rendant à Puerto Vallarta, on descend plus qu'on monte et le vent est en notre faveur. Donc, on s'attendait à la même consommation de fuel, ce qui ne fut pas du tout le cas.

On arrive donc à Playa Azul épuisés, stressés et pas trop en forme.  Et pour ajouter à nos déboires, le Playa Azul Hotel y Campground est tout simplement en dégradation, du moins pour le Campground.  On doit reculer pour entrer, on se stationne le long du trottoir car pas de place dans les sites puisque chacun s'est placé à qui mieux mieux et qu'ils prennent 2-3 places à eux seuls ayant placé leur VR dans le sens contraire du site car trop long (ils auraient bloqués l'entrée si non) ou qu'ils en ont pris "large" puisqu'il n'y a pas grand monde là cette année.  Donc, on s'engage les premiers pour se retrouver au fond sans service tandis que notre couple-accompagnateur sera devant nous avec électricité.  Ce n'est pas important en soit, nous avons une génératrice mais quand on veut négocier le prix, on refuse disant qu'on peut prendre une extension et se brancher chez le voisin !  Comme on est là que pour une nuit, inutile de demander au voisin (je ne parle pas de notre couple-accompagnateur mais d'un autre) de partager sa connexion d'autant plus qu'il utilise les 4 prises déjà.  En fait, le camping ne serait pas si mal avec ses piscines, son hôtel et resto s'ils pouvaient au moins entretenir leurs infra-structures du Campground et de leurs annexes (toilettes et douches).  Mais c'est le problème majeur au Mexique... l'entretien régulier des emplacements !  En plus de ne pas avoir l'électricité, j'ai très peu d'eau - eau qu'on a été cherché chez le voisin pour remplir un peu notre réservoir car pas de connexion le long du trottoir - et j'ai un beau dégât à réparer moi...  re-ouach - lolll.

On décide donc d'aller "en ville" se chercher un resto pour souper étant donné notre fatigue et notre "énervement".  On en trouve deux mais qui ne nous dit pas grand chose sur l'hygiène surtout.  Donc on continue notre recherche sur les rues plus loin de la plage.  Tout en déambulant, jasant et s'arrêtant ici et là, on perd nos hommes juste au moment où je trouve un petit resto dans un hôtel qui nous semble très bien et les prix fort appréciables.  Alors nous, les dames, revenont au VR pour trouver nos hommes qui y entraient également.  On repart... et on va souper au resto en question.  Très bon choix, bouffe excellente, assiettes très bien garnies et prix très abordables.  Bon... ça nous réconcilie avec notre journée stressante - lolll.

Demain est un autre jour... mais gentiment, LUI nous offre de prendre la relève comme chef de file demain.  Bonne idée... en alternant chacun notre tour, il y aura moins de stress sur les épaules d'une seule personne et faut comprendre aussi que nous avons été chef de file durant un mois complet avec la caravane.  Bonne idée... tout l'monde retourne à leur VR, le ventre plein, plus calme et plus heureux.

 

Jour 79 - 16 février 2011

Comme prévu, on change de chef de file... notre destination: Acapulco:  au même terrain de camping que nos caravanes, qui est très bien d'ailleurs, juste sur le bord de la mer et celui-là superbement entretenu.  Comme nous sommes derrière notre couple-accompagnateur, André remarque que sa boîte arrière qui contient sa génératrice bouge de droite à gauche.  Mais en regardant de plus près, je m'aperçois de mon côté que son échelle bouge aussi.  L'illusion que j'en ai c'est que toute la partie arrière du VR bouge.  Et ça semble être vraiment le cas après plusieurs observations tout au long de cette route en réparation.

Bon... on arrive à Acapulco, je devrais plutôt dire à Pie de la Cuesta, relativement en forme malgré nos 500km ou presque.  Première tâche après s'être installés, c'est de regarder le derrière de notre couple-accompagnateur... ben pas son derrière à LUI mais bien celui de sa FW.  - lolll.   C'est bien ça... on dirait que le mur arrière n'est plus fixé au plancher.  Donc, les hommes s'affairent à le revisser quand tout d'un coup on voit apparaître un chef de caravanes (Jacques et Suzanne Grenier, tsé les initiateurs du potluck à Mission) qui faisait également une petite tournée en camion seulement, question de rouler une partie du circuit sur Mexico.  Un peu plus le party prenait - lolll.  Mais Jacques et Sue devaient aller au resto tandis que nous, nous avions des petites réparations à faire (pour les hommes) et un souper à préparer (pour les femmes).  Je relave mon tiroir gommé de sauce soya puisque j'ai l'eau à portée de main et LUI et ELLE terminent "leur derrière" car demain on reprend la route. 

Bonne journée de faite... demain est un autre jour...

 

Jour 80 - 17 février 2011

C'est à notre tour de guider le quatuor.  On se rend à Puerto Escondido dans de meilleures conditions que les 2 dernières journées et disons que ça fait du bien.  Par contre, le terrain de camping choisi à l'aide du Church n'existe plus.  1) notre Church n'est pas récent et 2) avec les conditions difficiles des dernières années au Mexique, plusieurs terrains sont fermés ou comme je l'ai dit avant, ils ont grandement besoin de rénovations et de maintenance.  On tourne un peu en rond pour finalement se rabattre sur le Neptuno Trailer Park.  En fait, on en a 2 autres en liste mais la FW de notre couple-accompagnateur ne peut y entrer.  Comme ce n'est qu'une nuit, pas de problème d'être au Neptuno sans service.  Je pense que cet endroit a été, ou aurait pu être, un merveilleux endroit pour un Campground mais ce n'est pas le cas.  Je pense qu'ils ont préféré l'ouvrir aux familles qui viennent en pique-nique et aux autobus remplis de mexicains qui veulent venir à la plage.  Car effectivement on a accès à une belle plage et il semble y avoir même des petits restos aux alentours sur la beach.  De plus, c'est plein de petites casas (maisons) à louer.  Donc j'en conclu que ce n'est plus un Campground mais on nous a accepté pour la nuit car demain on reprend la route.  En effet, on devrait monter la 175 pour se rendre à Oaxaca.

J'aurais bien aimé aller faire un tour dans le village de Puerto Escondido mais je suis trop fatiguée et j'ai un souper à préparer.  On ne peut se tenir au resto tous les jours quand même - lolll.  Dès le souper et la vaisselle faite, on se couche.  Mais... un chien, installé sur le toit du resto au bord de la beach a jappé toute la nuit !  Eh p'tite misère !!!  quand ce n'est pas les coqs qui chantent toute la nuit ce sont les chiens... c'est très courant au Mexique et il faut faire avec... ça change des camions des FlyingJ et Rest Area - lolll.

 

Jour 81 - 18 février 2011

Nous repartons aujourd'hui.  Destination:  Oaxaca.  C'est que là, on va vraiment commencer notre tournée.  Jusqu'à date, il fallait "se rendre à ".  C'est chose faite...  On a une grosse journée à faire car on doit "grimper" la Sierra Madre del Sur puisque la ville d'Oaxaca est prostrée dans une vallée au coeur même de cette chaîne de montagne.  On devra donc s'attendre à des ravins et des canyons tout au long de notre parcours et ce, sur une petite route "de campagne".  On quitte donc notre Campground assez tôt et c'est notre couple-accompagnateur qui prend la tête. Et comme c'est notre jour pour suivre, on remarque que la réparation faite à Acapulco sur le "derrière" du VR de notre couple-accompagnateur n'a pas tenue.  Impossible d'aller grimper la Sierra dans de telles conditions.  On se cherche donc un camping à Port Angel car en fait, nous serons juste en bas de la route 175 que l'on devra prendre plus tard. 

Le camping choisi dans Church nous semble plus un "parking dans l'champ" qu'un véritable camping.  Comme nous sommes sur l'étroit chemin et qu'on bloque la circulation dans un sens, une dame vient à notre secours et nous dit qu'il y a un nouveau camping quelques kilomètres plus loin à El Zipolite.  Bon... on va aller voir de quoi il retourne tant qu'à être dans l'coin.  Et effectivement un très très beau camping.  Le Rancho Los Mangos nous accueille avec grand plaisir.  Il est dispendieux mais très bien entretenu, piscine et pas très loin de la mer.  C'est un camping en voie de construction ou de restauration.  Il promet !!!  En fait, il s'agit d'un grand espace de 13 acres situé derrière la communauté de Roca Blanca.  Le camping est un petit peu loin de la plage (mais ça se fait à pied en 5 minutes), ce qui évite les embruns salés et le bruit.  Le Rancho est entièrement enmuré mais posséde plusieurs portes d'entrées qui sont barrées.  Tous les campeurs doivent avoir une clé pour y entrer et sortir.  La propriété fut acquise dans les années 1970 par un homme d'affaires prospère de Oaxaca et au fil des ans, il a planté des manguiers, des arbres de noix de coco et 25 autres variétés mais surtout des arbres fruitiers.  En fait, il voulait cette propriété pour venir y passer ses week-end avec sa famille et pour sa retraite.  Ce pourquoi on y retrouve 3 villas sur la propriété.  Avec le temps, il a ouvert aux touristes et c'est ainsi qu'un terrain "grand luxe" est en train de se construire.

 

Bon... revenons à nos hommes...  ils s'attellent donc à la tâche de réparer à nouveau le derrière du FW.  Mais cette fois, ils enlèvent boîte, pare-choc et revêtement pour s'apercevoir que les vis installées à Acapulco sont toutes brisées.  André lui suggère d'installer un bon 2 x 4 à la base et de rebâtir le bas de caisse.  Donc, l'avant-midi se passe à défaire l'arrière et faire les commissions qui s'imposent pour nos hommes. Quant à nous, nous allons faire un saut dans la piscine en attendant leur retour.  Quand ils arrivent, c'est le temps du dîner.  Après le dîner, j'en profite pour aller visiter les environs à pied pendant que mon homme retourne aux travaux de réparation avec LUI.

 

Ça prend une bonne partie de la journée pour terminer lesdits travaux mais en fin de journée, tous les quatre, on a le temps d'aller faire un petit tour sur la beach.  Il s'agit d'une belle plage le long du Pacifique qui doit bien mesurer 1 mile de long et la grève a environ 100 à 150 pieds de large quelque soit la marée.  Les vagues peuvent être assez impressionnantes car on y fait du surf.  Donc se baigner avec prudence même si nous, nous ne l'avons pas fait.  À l'extrémité, il y a des belles constructions typiques à flanc de montagne et même qu'on peut y apercevoir un rocher percé.  Mais la particularité la plus évidente de cette plage est que les vêtements sont optionnels - lolll.  C'est ce qui nous surpend quand on déambule sur la grève.  On ne s'attend pas à ça au Mexique et ça fait bizarre de voir ces gens dénudés autant les hommes que les femmes, ainsi que les jeunes et les vieux.  Mais bon...  ça fait partie de la vie ça aussi même si moi je n'adhère pas à ce style de vie là.  Par contre ça donne un bon prétexte à certains pour aller prendre des photos - lolll.

 

Jour 82 - 19 février 2011

C'est un autre "grand départ".  De la route 200, on empruntera la route 175 pour monter vers Oaxaca car si on ne veut pas s'éloigner, c'est la seule qui monte de Port Angel vers Oaxaca.  Comme j'ai dit plus haut, il faut traverser en partie la Sierra Madre del Sur et nous nous attendons à ce que ça soit long et peut-être difficile car nous voyageons en VR.  Mais on prendra notre temps.  Cette fois, c'est LUI qui prend les devants. 

La route est sinueuse, à flanc de montagne bien souvent (on s'y attendait) mais le spectacle est époustouflant !  Malgré que j'ai essayé de prendre des photos en roulant, elles ne seront pas à la hauteur de ce que j'ai vu.  Premièrement je n'ai plus ma petite caméra Olympus qui est plus maniable mais qui est brisée et le gros Nikon dans l'cou + l'ordi sur les genoux (pour le GPS) + baisser sa vitre + se tenir à la poignée pour garder l'équilibre pendant que j'essaie de me tourner vers la fenêtre ouverte et focusser sur le paysage... disons que ça relève d'une "acrobatie" que je ne suis plus capable de faire - lolll.  La route est étroite, sans accotement bien sûr (c'est souvent ainsi au Mexique) et on serpente entre les ravins et les cayons tantôt traversant un petit village et tantôt une rivière.  Heureusement, pas trop de trafic, ce qui fait que dans les tournants, on peut se permettre parfois d'en prendre plus large.  Si non, il arrive à notre chef de file de passer si près du bord qu'on en a des frissons de le voir.  Même qu'une fois, sa roue arrière de son VR est monté sur le petit parapet de ciment qui protège le bord de route comme vous pouvez le constater sur la deuxième photo.  Et il y a tellement de zigzag qui forment des angles saillants et rentrants l'un à la suite de l'autre que nos VR se promènent de droite à gauche en plus de parfois "sauter" sur un trou, une crevasse ou un topé.  Même que à certains endroits la route était en réparation (les pluies font beaucoup de ravages quand d'un côté tu as l'escarpement de la montagne et que de l'autre tu as le ravin) et qu'il y avait quand même des topès.  Non mais... il faut l'faire - loll.  Mais je me répète... la vue est magnifique !  Des vallées profondes où des gens ont installés leurs maisons... c'est à se demander de quoi ils vivent et comment ils font pour sortir de là !  Donc de belles vallées vertes qui ondulent le long de ces gorges, des arbres couverts de vigne ou de mousse espagnole.  C'est un mosus de beau tableau digne des grands maîtres !  Et quand il y a soleil et que les jeux d'ombres s'y mêlent c'est à vous couper le souffle.  Les petits villages que nous traversons ont tous un petit quelque chose de spécial et pour n'en nommer que quelques-uns:  San Pedro Pochutla, San Miguel Suchixtepec, San Andrès Paxtlan, Miahuatlan de Porfirio Diaz, Ocotlan de Morelos, San Juan Chilateca, San Bartolo Coyotepec, San Augustin de la Juntas.  Quelques-uns de ces villages n'ont qu'une douzaine de maisons tandis que d'autres sont plutôt "ville".  On sait quand on approche d'une "grande ville" car les routes sont encore plus mauvaises en ville qu'en dehors - lolll.

On roule et tout se passe relativement bien au début... mais un moment donné nos camions commencent à chauffer.  Notre chef de file se trouve un espace sur le bas-côté, on le dépasse et on s'arrête nous aussi quelques cent pieds plus loin.  On essaie de communiquer par walkie-talkie mais sans succès.  Soit on est trop loin et les arbres font interférence, soit il est sorti du camion et n'a pas son W.T. avec lui.  André met ses lumières d'urgence, ouvre son capot et fait révolutionner le moteur.  Après quoi on se dirige à pied vers nos amis qui sont probablement en train de faire la même chose mais LUI il a eu la mauvaise idée d'ouvrir son capuchon de radiateur.  S'en est suivi un beau gros geyser de Prestone - lolll.  Ils étaient à essayer de nettoyer le tout.  Bon, bien beau tout ça mais ça prend du Prestone dans le radiateur.  Retourne à notre camion et André trouve un gallon entamé qui fera l'affaire pour l'instant, on l'ajoute au restant de Prestone de LUI et avec un peu d'eau distillée pour compléter le plein, ça devrait aller.  Comme des moteurs diesel sont très long à refroidir, on en profite pour dîner.  Après quoi on repart mais cette fois, pour aider le moteur à refroidir, André met la chauffrette du camion en marche, plein pouvoir, malgré les déjà 30 degrés dehors.  Y fait chaud en bébitte !!!!  lolll.  J'vais peut-être fondre moi là... et ce qui se retrouvera en flaque sur le tapie je ne l'aurai plus sur les os - lolll.

Donc, je disais que la route est difficile, ce qui fait que non seulement les camions ont des petits problèmes de surchauffe mais nos VR y goûtent !  Top of the World en Alaska c'est de la p'tite bière comparativement à cette 175. Personnellement, on s'en tire avec un tiroir brisé qui en s'effondrant sur l'autre l'a brisé aussi (tiroirs d'ustensiles), que mes bacs pharmacie et débarbouillettes, linges à vaisselle, etc. sortent du placard et se vident sur le plancher mouillé car l'eau de la toilette et du contenant 18 livres giclent par le mouvement incessant du va-et-vient de la roulotte et qu'une porte d'armoires de la cuisine s'ouvre et laisse choir sur le plancher quelques pièces de ma très limitée vaisselle.  Ben coudon... on s'achètera de la vaisselle en carton.  Et je ne parle pas du frigo - j'vais devoir m'acheter des plats de plastique qui vissent pour mes restants - lolll.   Mais nos petits bobos ne sont rien en comparaison de notre couple-accompagnateur.  En chemin (on les suivait toujours) un pneu de la FW a explosé de façon assez spectaculaire.  Heureusement on était sur une route avec un bon droit aux alentours de Miahuatlan de Porfirio Diaz, et André a pu changer son pneu qui était complètement détruit.  En plus du pneu, il a accroché son bord de toit du VR à sa droite, ce qui fait que la bande de métal ou plastique s'est arrachée et que le toit s'est déchiré à quelques endroits côté auvent.  Et je ne vous parle pas de ses petits dégâts à elle aussi dans le VR qui sont sensiblement les mêmes que moi.

Malgré la pénibilité de la journée, je n'ai aucun regret d'avoir emprunté cette route !!!  Constatez un peu par vous-mêmes, même si ça ne rend pas tout à fait ce que mes yeux voyaient.

 

Jour 83 - 20 février 2011

Journée repos aujourd'hui... on en a un grand besoin - lolll.  On a mis 12 heures hier pour faire environ 250km !!!  Comme nous sommes en pleine ville d'Oaxaca, au Oaxaca Trailer Park, on en profite pour faire une bonne épicerie et constater - et réparer si possible - nos dégats.  Un bon 4 à 7 au retour des commissions, un souper communautaire (steak & frites) et nous voilà prêts à commencer nos visites... mais demain - lolll.  Entre-temps, notre couple-accomagnateur téléphone leurs assurances car les dégats sur le toit sont assez importants.  En attendant LUI a rafistolé la déchirure avec du Duck Tape pour éviter les fuites d'eau.

Allez-vous être des nôtres ???  Alors cliquez vite...

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