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Jour 25 - 24 décembre 2010

À voir ce lever de soleil ce matin, jamais on se croirait à la Veille de Noël – lolll.  Après la prise de photos et le petit déj (œuf – autre soleil dans l’assiette – et des rôties) on retourne au Bird Center car hier on a manqué des cygnes à cause d’enfants bruyants sur la jetée.  Mais malheureusement, ils ne sont pas plus au rdv ce matin.  On revient à la roulotte et on s’enligne pour une petite marche – là je sais que c’est 30 minutes d’un bord et 30 minutes pour revenir.  Je me chausse convenablement, mes ampoules de mes marches précédentes ayant crevées, c’est plus facile à marcher avec mes gros sabots.  Tout en marchant, on cueille des coquillages pour nos ti-culs, et on prend des photos. 

Une fois rendu à la jetée qui se trouve près du canal – c’était bien un canal où je voyais les bateaux entrer ou sortir – le temps se fait menaçant.  On décide de revenir et la pluie commence.  On a juste le temps de se mettre à l’abri sous le pier Caldwell en attendant que l’ondée s’arrête et voilà t-y pas que je vois des surfeurs qui n’attendaient que le mauvais temps pour aller faire acrobatie sur les vagues.

Nous voilà donc au VR pour dîner sous un beau soleil tapant.  Bizarre comme temps.  L’après-midi se passe à lire pour moi, un nouveau roman de Elizabeth George Pour solde de tout compte et comme le titre le démontre, la traduction n’est pas fameuse surtout quand tu lis « Elle portait une jolie robe d’été vert moutarde »…  J’veux bien croire que les britanniques ne mangent pas comme nous mais de là à avoir de la moutarde verte – lolll.  Non, sérieusement, ça existe un vert moutarde ?  Heureusement l’intrigue pour découvrir le meurtrier est bien ficelée.  Quant à mon homme, il s’occupe de transférer et traiter ses photos avec son beau gros logiciel LightRoom qu’il a de la misère à comprendre mais ça s’en vient.

 

On dirait des écailles de poissons... mais non, ce sont des coquillages dont le nom anglais est: Saw-toothed pen shell (1)
On dirait un petit ballon mais c'est en fait un jelly-fish au nom anglais de: Portuguese Man-of-War (2)
   

1) En français, ils ont traduit ça par Ventilateur à épines fine !!!
En fait ce sont des bivalves, des genre de moules de la famille des Pinnidae.  Ces bivalves vivent près des rives, partiellement enterrées dans le sable et s'attachent aux objets durs sous la surface du sable à l'aide de threads appelés le "byssus".  La partie étroite de la "fan" (ventilateur) colle dans le sable et la partie évasée se tient dans l'eau au-dessus des sédiments.  Ce genre de "palourdes" si on peut dire peuvent fermer leurs coquilles par flexion des muscles adducteurs et flexion de sa coquille.  Elles atteignent de 8 à 12 pouces de long.  Ces valves sont excessivement fragiles, translucides et d'un brun jaunâtre à l'extérieur. Certaines, comme l'atrina serrata a une surface délicatement sculptée avec des petites épines pointues ressemblant à des dents.  On les trouvent notamment sur la côte de la Caroline du Nord, au Texas et les Antilles.

2) En français, ils ont traduit ça par portugais-homme de guerre ou mouche bleue !!!
C'est un jelly-fish de la famille des Physaliidae. Le nom
of-war" is borrowed from the man-of-war , a 16th century English armed sailing ship. de «l'homme de guerre» est emprunté à un type de navire de guerre avec canons du 16ième siècle. Despite its outward appearance, the Man o' War is not a true jellyfish but a siphonophore , which differ from jellyfish in that they are not actually a single creature, but a colonial organism made up of many minute individuals called zooids . [ 1 ] Each of these zooids is highly-specialized and, although structurally similar to other solitary animals, are attached to each other and physiologically integrated to the extent that they are incapable of independent survival. Malgré son apparence extérieure, ce n'est pas une vraie méduse mais un siphonophore (selon Wikipédia).   Ce genre de jelly-fish se retrouve dans les mers flottant à la surface de l'océan, l'air de sa vessie le maintenant à flot et en agissant comme une voile alors que le reste de l'organisme est sous la surface. It has no means of self-propulsion and is entirely dependent on winds, currents, and tides. Il n'a aucun moyen de propulsion autonome et dépend entièrement de vents, des courants et des marées. It is most common in the tropical and subtropical regions of the Pacific and Indian oceans, but can drift outside of this range on warm currents such as the Atlantic Gulf Stream. Il est plus fréquent dans les régions tropicales et subtropicales du Pacifique et l'océan Indien, mais peut dériver en dehors de cette gamme sur les courants chauds tels que le courant de l'Atlantique du Golfe.

PS: en passant ça existe du vert moutarde (parfait l'internet pour faire des recherches).  Il s'agit d'un vert tirant sur le jaune.  Ben coudon... j'vais me coucher plus savante ce soir... ou moins niaiseuse - lolll.

 

Jour 26 - 25 décembre 2010

Ce matin on déménage de place, comme prévu.  On quitte notre beach pour le terrain de camping avec service car on nous annonce un bon front froid.  Donc, en ayant l’électricité, on pourra faire fonctionner la petite chauffrette, comme je disais antérieurement.  Ce qui nous permettra aussi de prendre une bonne vraie douche à l’eau chaude sans se soucier s’il va en rester pour le suivant ni si on va en manquer ou faire déborder le réservoir d’eaux grises – lolll - puisque cette douche se prendra à la réception du camping.    Le terrain de camping en soit n’est pas fameux.  Il s’agit en fait d’un champ, longeant le canal et encavé entre les dunes.  On ne voit pas la mer, que le champ.  Par contre, la bâtisse de réception, qui n’a pas l’air très accueillante de l’extérieur est agréablement réaménagée.  Outre la réception, il y a les toilettes et douches, une salle de lavage et un hobby où l’on peut avoir le wi-fi.  En plus il y a un ascenseur car c’est un camping aménagé (semble-t-il) pour chaises roulantes.  En fait la bâtisse est sur pilotis, avec une entrée ascenseur, et tous les services se trouvent au deuxième étage.  C’est relativement neuf (de l'intérieur) et super propre.

Après le dîner, on reçoit la visite de nos ex-voisins québécois du National SeaShore.  Ils sont restés un bon 2 heures à nous jaser.  Des gens fort intéressants.  Après leur départ, pendant que mon petit pâté du Saguenay cuisait lentement au fourneau pour notre souper de Noël, on a joué nos 3 parties de routine… mais on a fait un petit spécial (c'est Noël après tout - lolll)… au lieu de jouer à Chromino on a fait 3 parties de Yum tout en prenant notre vin.  Belle petite soirée tranquille en ce 25 décembre en ayant, pour moi en tout cas, mon cœur au Québec.  Et pour ajouter à ma peine, mon ordi m’a lâché… il refuse de démarrer.  Au début je parvenais à l’ouvrir 1 fois sur 10 tentatives.  Quand enfin je réussis à le repartir, j’en profite pour faire un back-up.  Par la suite, je demande une restauration 5 jours antérieurs... au cas où.  Il s’est remis à s’allumer correctement pour la soirée mais 1 fois sur 3 seulement.  Sur les recommandations de Robert (l’ex-voisin) j’ai refait une autre restauration mais en mode sans échec et 7 jours antérieurs.  Je croyais mon problème réglé….

 

Jour 27 - 26 décembre 2010

Ma première démarche en sortant du lit…. Repartir mon ordi = niet.  Toutes mes vingtaines de tentatives ont échouées.  Je ne peux plus rien faire avec.  Alors petit déj. + douche.  Après le dîner, j’ai trouvé dans le petit village de Port Aransas un réparateur de PC.  Mais c’est dimanche et qui plus est, le lendemain de Noël.  J’y retournerai demain, voir si c’est réparable.  Si non, je devrai me trouver un autre portable ou attendre mon retour au Québec où mon fils pourra le regarder à tout le moins, à défaut de le réparer !

Alors ma journée sera relax à lire, ne pouvant pas faire d’ordi.  À ce rythme, je vais finir mes 17 livres plus vite que je ne pensais – lolll.  Nous sommes tout de même sortis, malgré le froid pour aller prendre des photos sur la jetée.  J’ai vu 1 ou 2 dauphins mais ils étaient loin pour moi avec ma lentille.  André a de meilleures photos avec son zoom et il m'a donnée celle-là.  C'est que nous avons tous les deux une Nikon mais de modèle différent (lui une D80 et moi une D40).  Par contre, nos 3 lentilles sont interchangeables mais c'est surtout lui qui transporte et utilise le zoom et le wide-angle.  Je lui en piquerai une couple – lolll – que d’autant plus, je ne peux plus transférer mes photos sur mon portable et j’hésite à les transférer dans son ordi à lui, car ils se téléchargent dans son LightRoom, logiciel que je n’ai pas sur le mien. 

Fait froid en tabarouette pour le temps et l’endroit.  Cette nuit, la température a descendu vers les 30-32F (ça gèle à cette température là) et même si les vents sont tombés, on n’a pas plus que 58-60F.  Les gens se promènent au bord de la mer ou sur le camping avec des manteaux d’hiver sur le dos.  Et dire qu’en face de nous, il y a 3 tentes d’érigées !!!  Oh boy… ça doit pas être chaud la nuit là-dedans.

 

Jour 28 - 27 décembre 2010

On re-déménage sur notre beach en dry camping.  La température s’est réchauffée car maintenant le vent vient du sud-est.  Mais avant on ira en ville, avec le camion seulement, voir si on peut faire réparer mon portable car malgré que mon fils m’a donné des trucs à essayer, je n’ai plus d’écran du tout ce matin mais là, l'ordi redémarre.  Mais il est impossible de faire quoique ce soit et même que le BIOS n’ouvre plus.  Le problème c’est que je n’ai que 3 jours devant moi pour la réparation, car on quitte Port Aransas le 30 pour aller rejoindre des ex-caravaniers à South Padre Island pas loin de Port Isabel. 

Après avoir laissé l’ordi, André ayant un goût de poisson depuis quelques jours, on s’arrête à un SeaFood Market au bord de la mer.  Il s’est acheté un gros filet de snapper qu'il fera cuire pour souper.  De retour au camping, on dîne (car on peut quitter à 2h00) et une fois la roulotte attelée, on retourne dans la ville de Port Aransas pour la laver.  Ce n’était pas un luxe !  Sur le retour, on s’arrête chercher mon ordinateur et on prend place sur notre beach préférée au Nueces County Park.  Une fois installée dans la roulotte, voulant faire de l’ordi, je me rends compte que le type a oublié de remettre le couvert de plastique cachant les composantes en dessous du portable.  Alors André doit dépinner le camion pour que je retourne en ville.  Une chance ce n’est pas trop loin.  Le pauvre réparateur se confond en excuses et me replace mon couvert.  Une fois dans le camion, juste avant de démarrer, par un éclair de génie, je me dis que je devrais tester mon ordi.  Et j’ai bien fait… il ne démarre pas.  En fait, il démarre mais je n’ai pas d’écran.  J’entre à nouveau dans l’atelier (un vrai fouillis) l’ordi en main et lui de me regarder tout étonné.  Tom, le réparateur, me regarde sidéré et m’assure avec force qu’il fonctionnait tantôt.  Bon… je dois le lui laisser pour un autre 24 heures mais comme je venais faire poser mon couvercle, je n’ai pas rapporté le bloc d’alimentation.  Alors retourne à la roulotte, re-retourne chez Paradise Computer Service et quand j’entre dans l’atelier, Tom est en train de regarder défiler je ne sais quoi sur mon portable et avec un écran fonctionnel… allez donc comprendre quelque chose.  Tom s’empresse de me dire qu’il n’était pas menteur et encore moins un charlatan… c’est du moins ce que j’ai compris de son anglais nerveux.  Bon… je sais que mon problème a débuté de façon intermittente et que depuis 2 jours il était constant.  Alors je lui laisse le bénéfice du doute et mon ordi pour 24 heures.  On verra bien demain !  De plus, le hic c’est que j’ai Windows7 en français et quand survient un pop-up d’un message d’erreur ou d’une info supplémentaire, il ne peut pas le déchiffrer – lolll.  Bon… retour au VR pour souper et heureusement que ce n’est pas moi qui fait le souper.  Mais je n’ai pas faim 1) le poisson ne me dit rien aujourd’hui et 2) j’ai mal soit à l’estomac, soit aux intestins.  Quelque chose que j’ai mangé ou bu ?  ou le stress d’un ordi en voie d’extinction ?  Couchée tôt et demain est un autre jour...

 

Jour 29 - 28 décembre 2010

P’tit temps maussade aujourd’hui.  C’est très nuageux et on nous annonce de la pluie.  Heureusement, je vais bien et j’ai passé une bonne nuit malgré tout.  Après le p’tit déj. André a décidé de relaver un peu la roulotte.  C’est que les traînées noires ne sont pas toutes disparues hier et comme il ne pouvait pas laver « en haut » n’ayant pas d’escabeau, il voulait nettoyer à nouveau, du moins pour ces places là.  Donc, il approche le camion de nouveau pour monter dessus et se rendre sur le toit pour faire tout le haut avec sa bouteille de nettoyeur pour traînées noires et une bouteille d’eau propre pour rincer un peu (nous sommes en dry camping) et espérant que la pluie attendue fera le reste.  Durant ce temps, j’entame un 6ième roman mais je change de créneau…  je lis du Danielle Steel "Accident ".  Comme le temps est incertain, pas de marche le long de la grève.  J’en profite donc pour aller à Port Aransas – petit village juste à 2 rues de la mer – ou je visite 2 boutiques de souvenirs et je me trouve un salon de coiffure pour me faire couper les cheveux.  Ce sont 2 jeunes dames qui y travaillent et je me dis que je serais mieux servie qu’il y a 2 ans ou on m’avait coupé les cheveux à ½ pouce de crâne.  Comme j’ai peu de cheveux et qu’en plus ils sont très fins, j’avais l’air d’un pichou d’autant plus que j’ai une petite tête d’enfant sur un corps plutôt rondelet.  Pas donné ici une coupe de cheveux ($35) comparativement à mon petit village québécois ($16) mais au moins j’ai une tête acceptable.  L’an dernier, je n’avais pas eu ce problème car la conjointe de notre chef de caravane, Aline, m'a coupé les cheveux de façon régulière de novembre à mars.

Après quoi, petites commissions au IGA et je récupère mon ordi.  Deux jours et $70 plus tard, mon problème existe toujours malgré qu’il a scanné l’ordi à la recherche de virus et de malwares.  De plus, il a fait un test de mémoire tout en nettoyant les barrettes sous le capot et un update de Windows7.  Rien n’y fait… en réalité, l’ordi fonctionne, il s’allume mais ne démarre pas l’écran.  Par contre, si on branche mon portable sur un écran externe d’un desktop, j’ai accès à mes fichiers.  Et encore plus bizarre, si je laisse mon portable « chauffer » j’ai des chances que mon écran s’allume.  Mais pour ça, j’ai besoin d’électricité.  Ben coudon…  on va faire avec jusqu’à ce que je revienne au Québec ou je le laisserai aux bons soins de mon talentueux fils, question de voir s’il peut le récupérer.  Selon le réparateur d’ici, ça pourrait être le motorboard et au prix que le portable coûte ($400), c’est inutile de mettre $180 à $200 sur un tel morceau.  Le voyage va être long – lolll – car je devrai emprunter l’ordi de mon homme pour prendre mes courriels et essayer de compléter mon blog.  Le mien avait un écran de 20 pouces et celui d’André a 14 pouces et on est loin d’avoir le même clavier.  Je me cherche !!!

 

Jour 30 - 29 décembre 2010

Réveillée à 5h par la pluie qui tambourine sur le toit de caoutchouc, je réussis à me rendormir jusqu’à 7h30.  La pluie a cessé et on nous annonce un temps nuageux, petit vent venant du sud-est comme d’habitude et une température d’environ 70 F.  Quoi demander de mieux ?  Mais oui… il y a mieux…  en ouvrant mon store, un bel héron gris était campé à environ 75 pieds juste devant ma fenêtre.  J’ai sorti dehors pour l’admirer et récupérer mes sandales Croc que le vent avait transportées de l’autre côté du VR.  On s’installe pour déjeuner et oups… plus de propane dans la bouteille.  Pauvre homme qui devra s’y mettre dès la sortie du lit ! 

Après le p’tit déj., petite marche le long de la beach jusqu’au canal ou les gens vont pêcher (voir photo plus haut).  De retour pour dîner au VR après quoi on va faire un tour avec le camion, question de voir jusqu’où on peut aller sur la beach avec un véhicule.  Ici sur la grève, fort bien aménagée, ils ont mis des numéros de repère.  Donc on a fait de 0 à 60 mais on ne peut pas camper tout le long.  Le County Park Nueces est très bien entretenu à la gratte (grosse niveleuse comme pour nos chemins de gravier au Québec) et les congères de sable - et non de neige - sont repoussés vers les dunes.  Il y a des toilettes chimiques (4) à chaque 900-1000 pieds environ.  Elles sont d’ailleurs très propres et régulièrement vidées.  Après quoi, la grève devient plus « sauvage » (entendre non entretenue) mais à certains endroits le dry camping est encore permis… toujours dans les limites de Port Aransas.  Il en coûte $12/an pour le permis du County Park et le camping est gratuit (sans aucun service) pendant 3 jours mais disons qu’ils ne semblent pas très regardant sur le temps.  Par contre, on peut également avoir du « primitive camping » à $12/jour avec possibilité d’avoir de l’eau et de vidanger.  Sans compter qu’il y a également le camping « full service » qu’on a pris à Noël à $23/jour.  Cependant si on est en dry camping sans service, il est possible d’aller au camping se remplir d’eau potable et se vidanger pour $4.  Chose certaine, j’aime beaucoup mieux être ici qu’au National SeaShore où le permis est à $20/an pour le National Park + $8/jour.  Ici, à Port Aransa, il y a de la vie et je pourrais aller en ville à pied.

Je suis heureuse ici… j’adore regarder la vie se dérouler sous mes yeux.  Outre la mer qui est toujours là sans être jamais la même d’un jour à l’autre, d’une heure à l’autre, et même d’une minute à l’autre, il y a aussi les gens.  J’aime observer et m’imaginer leur vie.  Il y a d’autres campeurs itinérants comme nous venus surtout du Nord du Texas (Winter Texans, comme on dit ici), il y a des pêcheurs (hommes et femmes), des familles entières qui viennent pour 1 heure ou 1 journée.  Entendre le rire des enfants, leurs cris, les voir s’amuser dans l’eau ou le sable, voir les cerfs-volants tout en couleur que papa essaie de faire lever devant le regard ahuri de son enfant, voir les ramasseurs de coquillages et de grenailles marcher et se pencher constamment le long de la grève…  M’émerveiller devant un tel ou une telle courant ou s’adonnant à la marche rapide le long de la mer dès 7h le matin…  Sourire à voir monsieur ou madame promener leur chien quand ce n’est pas 3-4 chiens ou voir le chien promener mémé – lolll….  Toute cette activité humaine, sans oublier de me moquer silencieusement d’un chapeau ou d’un accoutrement vestimentaire de l’un ou de l’autre me rend heureuse.   Ajoutons à cela le vol gracieux des pélicans ou de leur plongeon tête première dans la mer à la recherche d’un petit lunch, des autres volatiles qui semblent faire du surplace dans le vent texan, des dauphins « bottle nose » dansant le long du canal entre les bateaux sortant ou entrant du canal ou de regarder les carts de golf qui arpentent la grève…  oui, cette effervescence ne m’ennuie nullement, bien au contraire !  Tantôt assise dehors ou au travers ma fenêtre de VR tout en lisant un xième roman… quoi demander de plus à la vie ?  Pour certains, j’imagine que cette vie serait ennuyeuse mais de par ma job avec Caravanes-Soleil, j’ai le meilleur des deux mondes.  En effet, en janvier j’aurai également l’opportunité de vivre autre chose…  une vie de groupe (20 VR = 40 personnes), des activités soutenues jour après jour et une promiscuité de tous les instants… alors on ne peut pas dire qu’on s’ennuie – lolll.  Le rythme accéléré de ce mois d’exploration en Caravane est un bel interlude dans notre petite vie de campagnard.  Demain, le 30, on déménage à South Padre Island près de Port Isabel rejoindre un couple d’ex-caravanier pour fêter le Nouvel An.  Nous sommes attendus à Mission pour le 3 janvier et dès le 8 janvier la caravane se mettra en route. 

 

 

Jour 31 à 34 - 30 décembre 2010 au 2 janvier 2011

Donc, comme prévu on se rend à South Padre Island près de Port Isabel où on a déjà couché en 2004.  Voir le récit en cliquant ici.

Nous sommes à l’office en train de nous enregistrer, vers les 16h00, quand je vois arriver Annie et Jacques Armandi qui venaient à notre rencontre.  Parle parle jase jase… et on s’installe.  Nous campons à 3 sites (emplacements) d'eux.  SUPER !  Faut dire que Jacques et Annie connaissent très bien la place et le personnel.  Par conséquent, elle a "plaidé" pour nous pour qu'on se retrouve très près d'eux.

Donc, le lendemain, le 31, nos hôtes nous font visiter la région et le camping.  Après quoi on est invités à souper pour le Nouvel An.  Et quel souper !!!  Entrés de crevettes, et comme je n’en mange pas, ils ont fait un plat de saucissons (que j’adore mais ils l’ignoraient – lolll) avec pain, olives et rillette de canard.  Le plat principal est un coq au vin, suivi d’un assortiment de fromage et comme dessert, des petits choux farcis à crème (fait maison en plus).  Naturellement… le tout accompagné de vin et pour terminer la soirée en beauté… le champagne.  Non mais…  pour des campeurs… que voulez-vous de plus ???

Le 1er janvier, ils remettent ça en nous faisant visiter un autre bout de la région et on retourne souper chez eux pour un repas plus « modeste » avec une entrée de crevettes et saucissons (des différents de la veille), chops de porc, purée de pomme de terre et légumes.  Un intermède avec des fromages et dessert… et ne pas oublier le vino.  On a été reçu comme des rois !!!!

MERCI ANNIE ET JACQUES pour votre si belle hospitalité !

On part de South Padre Island le 2 janvier avec d’excellents souvenirs et possiblement une belle amitié naissante.  On s’arrête ici et là pour des commissions, faire le plein d’épicerie en vue de notre semaine à Mission car nous allons être très occupés j’imagine.  On arrive au FlyingJ d’Edinberg assez tôt comparativement à notre habitude et nous prenons la fin d’après-midi relax.  On n’a pas l’habitude de se coucher tard mais ce fut un excellent exercice en prévision de la caravane.  Il nous fallait absolument changer de rythme… notre mois passé fut ponctué de « coucher tôt, lever tôt » mais en caravane, oui on se lève encore tôt mais disons qu’on risque de se coucher un peu plus tard.

 

Jour 35 à 39 - 3 au 7 janvier 2011

Le lundi 3 janvier, on part du FlyingJ d’Edinberg pour nous rendre au camping de rencontre à Mission.  La journée du 3 se limite à s’installer et à faire d’autres achats pour des articles que l’on n’a pas trouvés hier. 

Mardi 4 et Mercredi 5, André rencontre les participants avec son chef de caravane tandis que moi j’en profite pour faire mon lavage.  Un mois de linge sale ça en fait !!!  Donc, dès 6h30 j’ai 4 brassées en marche et je ne le regrette pas car ici, on n’est pas seul à vouloir laver.  Après quoi quelques paperasses à finaliser concernant la caravane et un peu de jasette ici et là, question de faire connaissance, du ménage un peu et lecture et ordi, avec celui de mon homme, évidemment.  Quoique j'ai branché le mien... on verra...  à suivre... 

Mercredi 5, la tournée des VR se poursuit et je termine mon quoi… mon 7ième roman…  Comme une ombre dans la nuit de Nora Roberts.  Après quoi, souper au restaurant (invitation de Serge Loriaux) pour tous les dirigeants de caravanes.  C'est toujours un très beau souper où tous les dirigeants se rencontrent devant une très belle table "à la carte" d'Olive Garden.

Jeudi le 6, réunion générale pour tous les participants suivi d’un potluck pour tous de 13h00 à 16h30.  Ce potluck (traduction libre: "à la fortune du pot"" consiste à apporter chacun un plat destiné à l'ensemble des gens.  Donc, on se ramasse avec une très grande table de divers plats.  Autant de plats que d'invités !!!  Alors imaginez la diversité des mets et le nombre aussi !!!  Cette tradition potluck, initié par Jacques Grenier et sa femme Suzanne est toujours une très belle réussite et permet à tous les participants de toutes les caravanes qui sont déjà à Mission de faire connaissance et d'échanger des trucs de voyage et de VR. 

Vendredi le 7, tout l’monde aux douanes dès 7h00 pour nos permis d’importation.  Tout l’monde ont leurs papiers officiels et on est presque prêts.  Certains sont retournés en ville pour des petits achats, d’autres font leur lavage ou ménage et d’autres sont à la piscine.  Quant à nous, on finalise nos derniers préparatifs de paperasse et on relaxe.  J’ai même débuté un autre livre et Danielle, la femme de notre « boss » Serge, m’a prêté des livres.  En fait, on a fait un échange… ceux que j’ai lus, je lui ai refilés et moi j’ai pris les siens.  À notre arrivée à Puerto Vallarta, on se remettra à jour – loll.

 

Jour 40 à 75 - 8 janvier au 12 février 2011 - Caravane: Circuit Splendeurs et Majestueux Mexique

Samedi le 8, dès 8h30 le matin, c’est le grand départ pour le Mexique ! Nous refaisons le même circuit que l'an passé, en novembre 2009 et janvier 2010.  Donc, 1) inutile de reprendre le récit déjà fait et 2) je suis tenue à une certaine discrétion sur les activités pour ne pas nuire à l'organisation.  Alors je vous invite à relire mon récit de l'an dernier en cliquant sur ce lien.

Par contre, cette année on a eu l'heureuse chance de visiter la Grutas de Cacahuamilpa.  Ce sont les photos de mon mari car je n'ai pas apporté ma caméra.  Voici un petit échantillon...

La caravane fut un charme, des gens vraiment sympas, très positifs et aucun problème mécanique sérieux.  Nous avons même "débordé" de notre rôle de serre-file à certaines occasions puisque notre chef de caravane s'est retrouvé avec un genou amoché.  Alors on a pris la relève à quelques occasions et on n'a pas détesté ça non plus.  Ça nous permet d'être encore plus prêts des gens et ça resserre des liens déjà en place.

À la fin du circuit, le 3 février, nous nous installons tous au Tacho’s Trailer Park mais pour nous ça ne sera qu’une dizaine de jours au lieu des 6 semaines prévues.  Habituellement on va au Pescador, notre camping préféré, mais comme nous restons que quelques jours, on est demeuré au Tacho's.  Nous prévoyons partir le 13 février « en amoureux » faire le retour via la côte-est du golfe du Mexique.

Le vendredi 4 février, réunion sous la Palapa pour tous tandis que le samedi 5 c'est un tour de ville de Puerto Vallarta pour tous avec dîner à un resto italien au centre-ville de P.V.  Dimanche, Lundi et Mardi sont des journées libres pour nous.  On en profite pour faire le grand ménage avant de reprendre la route, le lavage, les commissions, etc...

Mercredi le 9 février j'ai du travail à faire pour Serge (formulaire du Grand Rassemblement VRcamping).  Comme vous savez, pour ceux qui me suivent depuis le début, mon écran d’ordi a presque rendu l’âme. Mon ordi ne fonctionne pas mieux et je vais sûrement trouver le voyage relativement long sans mon propre portable.  Il s’allume selon son bon désir…   faut dire que c’est UN écran et UN ordi… les deux étant masculins, c’est très capricieux… ça fonctionne bien en autant que c’est bien réchauffé – lolll. Comme je suis à Puerto Vallarta, dans un camping avec électricité, j’ai branché MON portable (encore masculin) sur LA prise de courant (qui elle, est féminin, donc fonctionne) du camping et après une journée entière de « réchauffement », l’écran a daigné s’allumer.  Alors je peux me rendre chez Serge, en auto, pour faire ce travail mais avec l'ordi allumé sur mes genoux car si je l'éteint j'suis faite - lolll.  De plus il me fallait trouver UN branchement (encore masculin) internet et ce, sans débrancher mon ordi.  Ça relève de prouesses que je n’ai plus l’âge ni la patience de faire.  Alors je me rends soit sous le palapa, soit chez Serge pour télécharger mes fichiers et tester le travail car il m’a prêté sa clé USB Telcel (connexion internet) pour que je puisse continuer ce travail.  J’en profite donc pour écrire à mon monde, question de les rassurer sur notre santé mentale et physique - lolll car j'ignore quand j'aurai l'occasion de me reconnecter une fois sur la route. 

Jeudi le 10 février on prend congé et on va à Buscerias rencontré une dame qui me suit depuis mes tous débuts dans mes récits de voyage.  Elle demeure dans Lanaudière elle aussi et vient régulièrement au Mexique au Al Ameja.  On se présente vers 11 heures et il n'y a personne à son FW.  On va donc dîner à notre resto préféré Mar y Sol à Buscerias et après on fait une petite marche le long de la beach pour se rendre à nouveau au terrain de camping de Mme Josée.  Cette fois, elle y est et on s'installe confortablement pour jaser une fois les "présentations" faites car je ne la connais que par internet.  Une voisine-amie de Josée s'approche et vient bavarder elle aussi... le mari arrive et les présentations sont renouvelées.  Quand ils savent que nous sommes aussi de Lanaudière, que mon mari a vécu sur la rue Fabre à Joliette, ils sont curieux et demande si André connait encore des gens de ce temps là.  André de répondre qu'il se souvient des Dénommée, spécifiquement de Pierre.  Ben croyez le ou pas... il avait devant lui le Pierre en question.  Et la dame qui l'accompagnait, était encore la même "copine" du temps.  C'est que mon mari, adolescent, allait vagabonder au chalet des Dénommée.  Non mais... rencontrer un ami d'enfance d'il y a 50 ans dans un petit bled comme Buscerias... c'est fort en titi.  C'est comme l'an passé où j'ai rencontré une Nicole de notre rang 9 à St-Damien. 

Vendredi le 11, c'est André qui a une longue réunion avec tous les chefs de caravanes et serre-files pour un débreafing.  J'en profite donc pour aller dîner avec Danielle, la femme de Serge à la marina de P.V.  Beau resto italien... mais ici au Mexique on ne dîne pas à 11h30 ou midi... donc pas de "dîner" au menu mais des "déjeuner".  Ouais... un peu déçue car je venais manger des pâtes mais bon...  une bonne omelette fromage et épinard fera l'affaire.  L'important est surtout que je suis en bonne compagnie !!!

Samedi le 12 février, les caravaniers ont organisé un 4 à 7 en notre honneur avant notre départ.  En fait, ce fut plutôt un 4 à minuit où tout le monde a été fort gentil avec nous.  Ça fait vraiment chaud au coeur de savoir que l'on est si apprécié.  Ça termine bien en mosus cette année du circuit de caravane.  C'est bien sûr que nous ne faisons pas les caravanes pour se faire aimer à tout prix... on a une job à faire et on essaie de bien la faire.  Comme je disais tantôt, cette année, on en a fait plus qu'à l'ordinaire à cause de circonstances diverses et incontrôlables mais quand on se fait fêter de la sorte - ce fut un chapelet de plats en tout genre que les gens ont si gentiment cuisinés - et qu'on nous manifeste si ouvertement et si généreusement son appréciation, disons que ça fait chaud au coeur et ça nous donne le goût de poursuivre cette aventure des caravanes qui n'est pas toujours de tout repos.  Faut comprendre qu'au Mexique, il y a beaucoup d'aléas hors de notre contrôle qui dépendent de tierce personne et parfois, faut savoir se retourner sur un dix sous !!!

Maintenant, si vous voulez me suivre dans notre autre périple, il faut, comme vous le savez, cliquer sur la petite pancarte "suite".  On commence une nouvelle étape dans un voyage qui avait été prévu il y a bien longtemps.  Lisez vite la suite...

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