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Jour 15 - 14 décembre 2010

Réveillée vers 5h00 par une douleur dans la jambe droite.  Je me lève pour aller aux toilettes et constate que c’est mon nerf sciatique qui s’arrange pour attirer mon attention.  Bizarre tout de même car je n’ai pas mal au dos et que normalement c’est dans la gauche qu’il se manifeste.  J’ai dû être mal couchée mais il n’en demeure pas moins que je n’ai pu me rendormir ne trouvant de position adéquate pour me soulager.  Vers 6h20 on se lève, petit mari voulant à tout prix reprendre ses photos de lever de soleil qu’il a manquées hier.  Durant qu’il fait le coq, debout sur la table de pique-nique, trépied et caméra prêts à immortaliser « son » astre lumineux, je tente quelques exercices pour décoincer ledit nerf mais en vain.  Alors je me réconforte devant un déjeuner spécial…  depuis des années je ne mange qu’une rôtie de beurre d’arachides ou du fromage (étant prédiabétique je mange rarement du sucré) mais ce matin, ayant des bananes pas mal mûres, je me fais 2 rôties sur le poêle (l’homme étant trop occupé pour partir la génératrice et il était en plus trop tôt) et je mixe une rangée de tranches de bananes sur l’une et une couche de confiture de fraises sur l’autre et je les ai réunies en sandwich. C'est un délice bien coupable mais oh combien jouissif quand on déguste un truc défendu – lolll.  Par la suite, lavage de tête aux toilettes.  Je vous ai dit antérieurement que les douches ici ne se font qu’à l’eau froide.  Donc, je n’y vais pas, et je me contente de faire ma toilette « à la main » chez moi dans mon VR.  Mais il y a quelques jours, j’ai découvert que dans la toilette, il y avait un lavabo avec un robinet  col-de-cygne passablement long pour nous permettre de se mettre la tête dessous et oh surprise… avec de l’eau chaude en autant que tu y vas tôt le matin.  Super !  Donc, je ménage mon eau de VR, je n’ai pas à la faire chauffer et je ménage également le réservoir d’eau grise car quand on sera vide d’eau propre et plein d’eaux grise et noire, on devra se pinner pour aller vidanger.  Alors aussi bien retarder ça le plus possible et je m’en viens une experte dans l’économisage d’eau.  Une fois nos déjeuners pris, ma toilette faite et la roulotte rangée, je tente à mon tour d’étudier les boutons de ma caméra, une Nikon D40.  Pendant ce temps, André se pratique avec la sienne et son tout nouveau zoom acheté avant le départ.  Moi j’en suis encore à essayer de comprendre à quoi peut bien servir tous ces petits boutons qui ont souvent 2-3 applications si on les jumelle à la molette ou à un autre bouton ou encore si on les laisse enfoncés quelques secondes.

Par la suite, André retourne prendre ses photos d’essais et moi, de mon côté, je vais prendre une marche sur le bitume, question de ménager mon petit sciatique innervé.  Je me rends au Visitor Office où j’admire leurs maquettes, regarde un vidéo et je prends quelques brochures sur le parc, sa flore et sa faune et je fouine dans la Boutique.  De retour pour dîner en même temps que mon homme, on se raconte nos découvertes.  Après, nous allons tous les deux refaire une marche sur la grève où je ramasse quelques coquillages pour mes petits-fils que j'appelle amoureusement mes ti-culs.  Par la suite, on s'installe à l’abri du vent, au soleil, pour lire.  Ben torbinouche…  Le Chat et les Pigeons d’Agata Cristie… ben je l’ai déjà lu lui aussi.  Coudon…  qu’est-ce qui arrive avec moi ???  Alzheimer 101 ???  Faut dire pour ma défense que je lis beaucoup et ce, depuis l’âge de 12 ans environ… et quand je voyage, j’apporte 15 à 20 romans (selon l’épaisseur des volumes) et que je les lis en rafale durant mes 4-5 mois d’hiver et quelques autres bouqins durant l’été mais beaucoup moins étant plus ordi l’été.

Les nuits sont passablement fraîches variant aux alentours de 35-40 (toujours F.) et une température aux alentours de 62 à 72 le jour quand la normale est supposée être d’environ 68 ici.  Hier aux nouvelles, on nous annonçait une augmentation des températures pour mercredi et jeudi mais un refroidissement important pour le week-end.  Mais c’est loin encore…  

Il est 18h...  allez op... au souper ma Diane...  Après quoi, petite routine du soir… pendant que la géné fonctionne on recharge nos batteries de caméras et d’ordis, on soupe, on fait la vaisselle et selon notre humeur on alterne entre écouter un peu de télé, lire et jouer à Chromino.

 

Jour 16 - 15 décembre 2010 

Bien… aujourd’hui André a besoin d’aller en ville pour acheter un bulbe d’une lumière avant sur le camion et une autre batterie pour sa Nikon, lui, il a une D80 mais nos lentilles s'interchangent.  Pratique n'est-ce pas !  On ignore pourquoi mais l’une d’elle (il en a 2) refuse de se recharger et on en a besoin de deux quand on fait du boondocking.  Pendant que l’une charge, l’autre est dans la caméra et c’est fort utile surtout que cette année on a décidé de « faire le tour » par la côte-est du Mexique.  Donc, départ pour la ville mais on s’arrête à notre stationnement "préféré" à côté du Holiday Inn pour faire de l’internet mais…  il y a 2 jours, j’avais mis l’inverter dans le camion pour pouvoir me brancher sur la batterie du camion en marche pour avoir « du jus » assez longtemps pour faire ce que j’ai affaire ie courriels, blog et VRcamping.  Je me limite à ça et c’est amplement car l’autonomie de ma batterie n’est que de 40-45 minutes si sa charge est à 100%.  J’ai un portable bas de gamme et je m’en contente pour le peu de besoins que j’en ai sur la route.  Mais une fois sur place, dans le stationnement, je demande à mon homme où il a mis l’inverter car ça lui arrive de cacher des trucs dans le camion pour ne pas attirer les regards indiscrets des voleurs.  Ben le mosus…  il l’avait enlevé – SANS ME LE DIRE – et l’avait rangé dans la roulotte.  Ce qui fait qu’aujourd’hui je dois me contenter de mon 45 minutes et encore !!!  Pire…  mon homme a beaucoup de difficulté à comprendre l’informatique.  Comme il voulait envoyer un courriel avec des photos aux enfants, il m’a mis en copie, question de savoir si son courriel se rendait bien et si les photos étaient « regardables » via son email.  Mais son mosus de courriel faisait 8,3 Mo et on est dans un camion, l’ordi sur les cuisses, avec une connexion internet instable.  Comment diable faire entrer ça avec le peu de capacité de ma connexion et de ma capacité "batterielle" du portable…  Une fois mes courriels envoyés, je me garde un 10% pour revenir voir une réponse que j’attends une fois sur le retour de nos commissions.

Nous voici donc en ville…  d’abord chez Napa où on trouve le bulbe sans difficulté.  Chez Sears, où à défaut de trouver sa batterie Nikon, je me trouve un set de téléphone Panasonic  à 3 « handsets » pour la maison.  Nous possédons une petite maison de 30 x 32 et on a besoin de 3 téléphones – lolll.  C’est que le « main » est dans la cuisine et comme ma maison est petite et a 2 chambres, on a un ordinateur dans chacune d'elles car impossible de mettre 2 bureaux d’ordi dans la même.   Moi j’ai un poste supplémentaire dans ma chambre d’ordi mais c’est également un fax et il prend énormément de place sur mon bureau.  André n’a pas de téléphone.  Donc, quand on est sur internet et qu’on a besoin de parler « ordi » à notre fils ou à quelqu’un d’autre (banque, fiducie, amis, etc) c’est impossible.  Et le « main » de la cuisine, on n’a pas de connexion internet.  Donc… 3 postes et tout le monde sera content.  Bien bonne chose !!!  

La vendeuse de Sears nous conseille d’aller chez Best Buy pour la batterie du Nikon… niet.  Le service à la clientèle de Best Buy nous avise qu’il n’y a aucun représentant ou dealer Nikon à Corpus Cristi.  On regardera sur internet au retour voir dans quelle ville au Texas on peut en trouver.  On fouine ici et là dans les magasins et on se paie du « buffet pizza » au centre commercial.   Je trouve un magasin de livres et je m’y aventure, ayant ma petite idée derrière la tête…    Je re-sors avec un livre, en anglais (of course) pour le logiciel LightRoom d’Adobe.  Ce logiciel dont je vous ai parlé antérieurement, est très performant et sert à traiter les photos mais il est relativement difficile à comprendre.  Même moi je n'y parviens pas encore - lolll.  Comme André a des difficultés à seulement insérer un contact supplémentaire dans son carnet d’adresse, c’est tout vous dire sur sa capacité de comprendre l’informatique.  Hors, mon fiston qui est féru d’informatique et de photographie lui a installé ce gros logiciel dans son portable…  depuis qu’il prend ses photos, il s’arrache le peu de cheveux qu’il lui reste et piaille une partie de la soirée.  Faut que je vous dise que mon homme parle tout seul à voix haute et ce, constamment… peu importe ce qu’il pense, ce qu’il fait, ce qu’il veut faire… il le dit tout haut.  Un vrai moulin à vent qui se parle à lui-même.  Je n’ai pas besoin de télé ou de radio – lolll.  Donc pendant 3-4 heures, quand la génératrice fonctionne, il essaie de traiter ses photos avec ce nouveau logiciel.   Alors le livre acheté est également un cadeau pour moi – lolll.  Ainsi il apprendra plus vite (moi aussi par le fait même une fois que je serai tranquille à la maison pour ce faire) et ça m’évitera de faire le saut quand il me crie :  « tab&?%$  j’ai perdu toutes mes photos » quand en fait, il ne retrouve plus ses « catalogues » (expression du logiciel pour exprimer un genre de fichier de stockage).

Par la suite, on revient au stationnement-internet et j’ouvre mon portable.  Juste le mettre en marche et je perds déjà un 4-5%… jewish… je me dépêche à prendre mes courriels et la connexion wi-fi est toujours aussi instable, se coupant 2-3 fois en cours de route.  Heureusement, le portable d’André a une super batterie qui peut durer 5 à 8 heures selon les conditions.  On fini par finir ce que nous voulions.

Après avoir étrenné mes beaux souliers Clark durant ces déplacements, nous voici de retour au VR pour souper mais on n’a pas faim ni l’un ni l’autre... la pizza ayant pris trop de place dans notre estomac ou tout simplement que la digestion est plus difficile en vieillissant - lolll.  Je crois bien, pour ma part du moins, qu’un bol de céréales fera l’affaire.  Je parle de mes souliers mais j’ai un gros problème avec ça.  Bien de la difficulté avec mes pieds moi.  Si vous avez déjà lu mes précédents récits de voyage, vous comprendrez que peu m’en faut pour avoir des ampoules atroces après une journée de marche et quand je me trouve de bons souliers (normalement des Merrell) je les garde longtemps, achetant autant que possible le même modèle à chaque année.  Mais oh malheur, Merrell a refait sa collection et mes grosses godasses de marche ne sont plus disponibles.  Alors j’ai peur que mes Clark me blessent et je vais les porter un peu pour les casser avant de faire des journées complètes avec elles au Mexique.

Je pensais n’avoir rien à dire pour cette journée... mais finalement, une fois lancée je ne sais plus m’arrêter – lolll.  Demain, en principe, on reste ici.  Alors demain je n’aurai pas grand-chose à vous conter… mais ne quittez pas pour autant, ok ?

 

Jour 17 - 16 décembre 2010

Réveillée encore à 5 heures, je ne peux rester au lit car mon satané sciatique ne me le permet pas.  Remarquez que ça va beaucoup mieux, mes exercices et la marche font leurs effets.  Contrairement à d’autres qui ont bien mal au dos sans savoir pourquoi, moi je sais maintenant où est mon problème et il m’est parfois possible de le régler avant que la douleur ne s’installe trop.  J’ai des exercices à faire pour libérer le nerf sciatique coincé dans la sténose spinale (rétrécissement entre 2 vertèbres).  Alors je me lève pour lire… l’an dernier je me suis achetée une lampe frontale pour pouvoir lire sans réveiller André.  Parfait.  J’en suis à mon quatrième roman intitulé L’Héritage de John Grisham.  J’espère ne pas l’avoir lu… en tout cas, il n’est pas dans ma liste. 

Vers 7 heures André se lève mais le pauvre… des petits troubles l’attendent, lui qui voulait partir tôt pour retourner prendre des photos.  C’est frisquet dans la roulotte, je devrais plutôt dire humide… assise sur le divan pour lire, on dirait que j’ai les fesses dans l’eau !  Voulant partir le chauffage un peu, pour chasser l’humidité, oh la la… le propane ne part pas.  Je test avec le poêle, pour savoir si on a du propane, mais oui… je peux donc me faire un café.  Entretemps, je vais aux toilettes et oh la la… la trappe d'évacuation refuse de s’ouvrir.   André me demande de partir l’eau chaude et ça aussi refuse de partir.  Alors monsieur se lève et il a de la job qui l’attend.   C’est qu’ici, c’est très humide, il vente beaucoup et avec l’air salin et le sable… les petits circuits ont besoin d’être nettoyés souvent et de fonctionner régulièrement.  Bon… il réussit à tout arranger et espérons que ça tienne le coup.

Une fois, lui parti capter sur – on ne peut plus dire pellicule – sa carte mémoire (qui est bien à sa place – lolll), j’en profite pour faire la vaisselle d’hier que j’ai laissé traînée, un petit ménage rapide de la roulotte et ma toilette avec lavage de tête que je fais aux toilettes publiques à mon lavabo-cygne.  Mais je ne suis pas la seule à avoir trouvé le truc… mais mosus que les gens sont malpropres!!!  Et pourtant on est chez les femmes… je pourrais, à la limite, comprendre du côté hommes mais chez les femmes, à voir le comptoir plein de savon, de cheveux et d’eau… c’est dégueulasse.  Bon, passons…  Moi qui a l’habitude d’une douche tous les jours, je trouve ça difficile mais aussi bien s’entraîner à recevoir qu’une douche/semaine car c’est ce qui nous attend dans les "cages à moineaux" dans lesquels les petits vieux sont parqués de nos jours.  Et parlant d’hygiène, je voulais vous parler de mon intimité intime (le pléonasme est voulu) pour meubler la conversation puisque je n’ai pas grand-chose à raconter aujourd’hui.  J’pense que je vais le faire quand même…  oreilles prudes vous abstenir !!!

Non il ne s’agit pas de ce que certains pourraient penser. Ce n’est pas l’intimité à deux !  Ça je me le réserve « très intimement »… il y a une limite à être un livre ouvert ! loll -   Je ne suis pas une fille prude et pour moi, pas mal de choses peuvent être dites, écrites même, en autant qu’on utilise les bons mots, qu’on traite le sujet avec sérieux et surtout si ça peut rendre service à d’autres.  Dans ce cas, je me lance…  je disais que quand on est sur la route, on ne peut pas prendre de douche comme à la maison.  Donc l’hygiène se doit tout de même d’exister.  Même chose aussi quand on est en boondocking comme présentement où l’eau se fait rare et qu’il faut la ménager.  Donc, pour pallier à ça, je me suis acheté des lingettes dans le département des bébés… tsé les trucs pour les fesses des bébés.  J’ai pris sans savon et sans parfum (of course) mais elles sont imbibées de Vitamine E et d’Aloès selon ce qui est écrit sur le contenant.  Il en existe un tas de variante d’ailleurs.   Comme c’est pour bébé, ça doit être vrai qu’elles contiennent les ingrédients indiqués pour soigner les fesses sensibles des bébés avec rash fessier.  Et c’est avec ça que je me lave « l’intimité ».  Parallèlement à ça, si vous souffrez d’hémorroïdes, ben sachez que ces lingettes peuvent agir positivement sur les démangeaisons.  Je n’en crois pas mon « luc »! (renversez les lettres) - lolll.   Bon ok, ce n’est pas médicamenteux l’affaire, ça n’enlève nullement l’enflure ou les autres symptômes mais mosus que ça fait un bien énorme au prurit anal.  Si je me permets une telle « révélation intime » c’est que je juge utile que d’autres connaissent cet anodin « traitement ».  C’est tellement désagréable ces démangeaisons qu’elles peuvent nuire à notre qualité de vie.  Et dire que ces lingettes apaisent de façon très significative (pour moi en tout cas) ces picotements indésirables si on les utilise plus d’une fois par jour.  Voilà c’est dit !!!  On passe à un autre appel - lolll.

Bon... revenons à mon récit...  Après le dîner, André remplace le bulbe de la lumière avant du camion.  Ce qui aurait dû prendre 5 minutes, lui en prend une heure.  Il doit défaire la batterie du camion pour remplacer cette lampe hallogène mais pire… André est gaucher et il tente par tous les moyens de fixer cette lampe en tournant, malgré lui, du mauvais bord.  Pauvre p’tite crotte de mari !  Après quoi, il décide d’aller voir pourquoi son antenne de télé ne veut plus tourner.  Elle peut monter et descendre mais refuse de tourner de droite à gauche ou vice-versa.  Comme on n’a pas d’échelle arrière, ni même un escabeau lui permettant de monter sur le toit, il stationne son camion, collée à la roulotte et monte dessus.  Là encore, il y passe sûrement une autre heure mais sans succès.  On ne peut pas tout réussir dans la vie !!!

Le reste de l’après-midi se passe tranquille, assis dehors à lire… mais à 15h00 difficile de rester au soleil.  Si hier on a eu droit à un 81 selon le présentateur télé, je pense bien qu’aujourd’hui ce fut plus élevé.  De plus, le vent étant tombé (pour une fois), le soleil est trop intense pour demeurer longtemps en sa présence si on ne veut pas brûler avant l’temps.  Un petit coup de soleil ça se prend mais on n’a pas l’intention de rôtir tout entier… pas tout de suite en tout cas – lolll.   Alors lecture, et quand c’est l’heure de la génératrice (normalement de 16 à 20 heures) on en profite pour faire de l’ordi.  Lui classe et traite ses photos... ça va même un peu mieux.  Moi je prends des notes pour écrire ce récit de voyage.  Après quoi, c'est notre verre de vin, le souper, la vaisselle (car demain on sort :  on veut aller voir Port Aransas, sans la roulotte, car on nous en a dit beaucoup de bien) et une petite soirée télé et jeu pour étirer le temps jusqu’à l’heure du coucher.

Bon… ce fut long finalement pour une fille qui n’avait rien à dire – lolll.  J'espère ne pas avoir fait fuir...

 

 

Jour 18 - 17 décembre 2010

Ah oui, j’ai oublié de vous dire qu’ici à Padre Island Seashore National Park, c’est surtout des américains retraités qui y viennent.  Ils y viennent pour la pêche.  Faut comprendre que pour eux, avec leur passe Senior, ils ne paient que $4/nuité.  Alors passer du temps ici ne leur coûte pas bien cher, sauf que depuis février 2008, ils doivent y passer 14 jours, comme nous, et quitter pour 48 heures et ils peuvent y revenir.  Drôle de système mais c’est la loi !  Hier par contre, on a vu 2 VR québécois arriver.  Pas parlé aux gens encore mais ça ne saurait tarder puisque le camping n’est en fait qu’une rue asphaltée entre 2 rangées de dunes comme vous avez pu le constater sur la photo de la page précédente. 

Comme prévu, on sort...  Après notre arrêt internet au stationnement de l'hôtel, on se dirige vers Port Aransas.  On visite sommairement quelques RV Resort et nous regardons la possibilité de camper sur la plage.  Effectivement, on a droit à un 3 jours de « free camping » en autant qu’on achète un « Beach Parking Permit ».  Bon, ce n’est pas dispendieux à $12 pour un an – lolll – et même si on ne reste que 3 jours, ça revient à $4/jour.  On peut donc camper directement sur la grève, sans service évidemment.  Par contre, il y a des toilettes chimiques style Port-O-Let et plus loin de « vraies toilettes » plus ou moins convenables mais tout de même acceptables en cas de nécessité.  On a aussi notre VR, faut pas l’oublier... mais pas de dump station - à ne pas oublier non plus - lolll.   Il y aurait également des douches à $1.00 par « shot » mais après vérification auprès de campeurs, ça en prend $2 car le premier dollar est pour faire « venir » l’eau chaude et l’autre dollar, ben tu te dépêches à te laver et te rincer – lolll.  On a également visité un terrain de camping sur la beach avec eau et des prises électriques de 30 amp. sur chaque site.   La vidange se fait en sortant du site. Les douches sont à la réception et c’est entièrement rénové, super propre.   Les autres RV Resort sont un petit peu plus loin de la mer, certains terrains étant vraiment faits pour la classe des riches retraités américains (ou canadiens – loll).  On a fait le tour du petit village de Port Aransas et c’est agréable sans être un El Dorado ! 

On passe devant un restau où il y a plein d’autos… au point où on se demande s’il y a un party.  On fait demi-tour et on va voir de quoi il s’agit… bien non, c’est un restau mexicain et c’est l’heure du dîner tout simplement même s’il n’est que 11h30.  On décide d’entrer… le menu du jour est à $4.95 et on a 3 choix :  fajitas de pollo (poulet) avec riz et salsa de tomates/oignons et des courgettes frites (ce que je prends), l’assiette mexicaine mixte (1 taco de res (bœuf), 2 enchiladas de queso (fromage), du riz et des frioles (beans) qu’André prend et un troisième choix dont je ne me souviens plus du nom car on ne l’a pas choisi.  Donc, une grosse facture de $10 pour dîner et c'est super bon et les assiettes très bien remplies.  À tel point qu’on ne soupera pas encore ce soir – lolll.  On s’arrête au IGA de la place pour quelques petites commissions et au retour, encore à l’internet confirmer notre venue à nos connaissances au South Padre Island.

Une fois à la roulotte, lecture, ordi et relax…  On discute concernant ce qu’on pourrait prendre comme camping à Port Aransas.  On doit quitter ici le 22 décembre, donc on se retrouve avec Noël…  par conséquent on prévoit prendre nos 3 jours de free camping les 22-23-24 et pour Noël on se paiera le camping sur le bord de mer mentionné plus haut pour 2-3 jours et après quoi, en partant de là, on pourra descendre et aller rejoindre nos connaissances à Port Isabel pour y passer le Jour de l’An.  N’est-ce pas merveilleux ?  Et que la vie est belle et bonne pour nous !

J’écris « j’aime ceci » ou « je n’aime pas cela » mais ce sont juste des réflexions sur certains aspects du camping… mais je peux vous avouer sans détour que dans l'ensemble, j’aime cette vie… la vie du caravaning… avec tout ce que ça implique comme adaptation.  Je ne pense pas que j’aimerais être stationnée durant 5-6 mois au même endroit.  Je suis une nomade dans l’âme faut croire !

 

Jour 19 - 18 décembre 2010

Réveillés vers 7h00 on a rien prévu pour aujourd’hui.  Une fois le déjeuner pris, André veut aller vidanger car on est pas mal dû là !!!  Alors on fait notre vaisselle d’hier soir et du déjeuner, on allume notre réservoir d’eau chaude et on attelle la roulotte pour aller vidanger.  On se rempli d’eau propre et on se stationne plus loin, le temps de prendre chacun nos douches – à l’eau chaude s.v.p. – et on revidange immédiatement et on se re-rempli d’eau propre à nouveau.  Nous revoilà de retour à notre site. 

Les québécois d’en face viennent nous saluer et on jase.  Curieusement, elle se nomme Sylvie et son mari Robert  (pour ceux qui ne connaissent pas ma famille, ma sœur se nomme Sylvie et son mari Robert) et ce sont des gens de Victoriaville.  Ils ont bien de la jasette et sont fort agréables. J’ai dû les interrompre vers 1h30 pour que l’on puisse dîner… si non, je pense qu’on serait encore à jaser – lolll.  En après-midi, c'est lecture pour nous deux, bien assis à l’abri du vent mais avec un bon gilet sur le dos car ce n’est pas très chaud aujourd’hui malgré le beau soleil.  Comme on nous annonce un 35-39 pour cette nuit, j’en ai profité pour faire aller le four… j’ai un petit poulet qui est à cuire.  Ça a l’avantage de réchauffer la roulotte en même temps.  Et pendant ce temps je termine mon 4ième roman de John Grisham, L’Héritage.  Je ne l’avais pas lu mais l’intrigue n’est pas à la hauteur de cet auteur.  Il m’a habitué à un meilleur scénario avec L’Affaire Pélican ou La Firme.  J’suis déçue…  il n’y a pas de véritable suspense si ce n’est qu’aux dernières 100 pages sur 378 !!!  Où c’est moi qui deviens plus critique – lolll.

Rien de plus pour aujourd’hui… n’ayant rien fait d’exceptionnel. Ben quoi... faut que je me garde des mots pour le restant du voyage - lolll.  Oui je sais, il manque de photos dans cette page 2 mais c'est qu'il n'y a pas grand chose à photographier ici hormis des oiseaux - lolll.  Ça vous intéresse ?  Alors en voici 2 espèces qui rodent autour de la roulotte, question de pratiquer mes boutons de caméra, boutons dont je vais sûrement oublier les fonctionnalités d'ici peu - lolll.  La photo n'est pas vraiment mon fort même si j'aime bien en prendre. Les voici dans toute leur splendeur (lolll)... vous l'aurez voulu !!! (re-lolll).

Il aurait été beaucoup plus intéressant de vous présenter les photos du mari.  Avec son gros zoom, ses marches répétées très loin sur la grève et ses nombreuses pratiques, vous auriez vu des spécimens beaucoup plus beaux.  Mais ce n'est pas son récit, c'est le mien et je ne voudrais pas passer pour une plagiaire.  Belle excuse - lolll.

 

Jour 20 - 19 décembre 2010

Oh la la la…  je me suis brûlée la figure hier en jasant, en plein midi, avec les voisins québécois d’en face, suivi de mon heure ou deux de lecture.  Nous étions assis au frais et je ne me suis pas méfiée du soleil.  Et brûlée pas juste un peu… moi qui prends un soin énorme à éviter les expositions au soleil because petit cancer de peau !  Eh maudit !!!  Au levée ce matin j’avais toute la face enflée et mes pommettes ne sont pas juste rouge mais d’un rouge-bleuté.  Je vais donc m’enfermer dans la roulotte pour la journée, question d’éviter le soleil à tout prix, et me mettre de la crème sur les joues.  J’ai de la crème hydratante mais j’ai aussi un onguent de vitamine E qui normalement régénère la peau.  Alors, je n’aurai pas grand-chose à vous raconter si ce n’est que je vais entamer mon 5ième roman :  La Griffe du Sud de Patricia Cornwell.  J’adore lire, mais je suis très très sensible à la façon d’écrire des auteurs et aussi à la traduction.  Même si le scénario est bon, il m’arrive d’avoir de la difficulté à lire un livre juste dans la manière dont les textes sont composés.  Quand je lis un suspense, je n’aime pas avoir un tas de détails sur l’architecture d’une maison ou le paysage qui défile le long d’une route… vous voyez ce que je veux dire.  J’aime être vite mise dans le sujet et dans l’action, ce qui est assez rare.  Et là Patricia en beurre épais, même qu’elle fait « réfléchir » le chat et le chien de ses deux flics, héros du roman.  En fait, elle écrit des trucs comme :  « Niles (c’est le chat du flic) aimait beaucoup Andy qu’il avait surnommé Le Pianiste… » ou « Popeye (ça c’est le chien de l’autre flic) songeait comment il était idiot que sa maîtresse dise "on" quand elle lui parlait.  Popeye savait bien que… etc… ».  Non mais…  Trop, c’est comme pas assez – lolll.  Espérant que l’intrigue me distraira des envolées littéraires inutiles de Madame Cornwell ! 

Donc, ma journée se limite à la lecture, 1 heure d’ordi (car c’est tout ce que ma batterie à pleine charge peut supporter) et mon p’tit barda habituel.  André, quant à lui, va marcher et prendre des photos et tout comme moi l’an dernier, il a perdu le cap de sa lentille.  Quand je m’en suis achetée un autre, le vendeur chez Lozeau, m’a fortement suggéré d’acheter également la corde qui permet de garder le couvercle de lentille attaché à ma caméra, ce que je n’ai jamais regretté.  J’pense qu’André en fera autant s’il trouve un magasin de caméra en descendant plus au sud du Texas.  Car il se cherche toujours une batterie neuve.  Et parlant caméra, la mienne, la petite Olympus achetée l’an dernier pour la modique somme de $70 semble avoir rendu l’âme.  L’écran m’affiche une image comme si il y avait une fissure dans la lunette et pourtant ce n’est pas le cas.  On dirait qu'une pression a brisé le viseur d'écran ACL.  Bizarre Bizarre.

Voilà pour ma journée « ménager sa face » - lolll.  Espérant que demain l’enflure sera partie et que mes rougeurs en resteront là sans pour autant desquamer dans quelques jours.

 

Jour 21 - 20 décembre 2010

Ça va beaucoup mieux aujourd’hui.  L’onguent de vitamine E a fait des merveilles… reste à désenfler un peu – lolll.  On quitte le National SeaShore dans 2 jours (mercredi le 22) pour Port Aransas mais on sera campé sur la grève.  Après avoir envoyé quelques courriels de mon stationnement hôtelier, on va faire notre épicerie pour la semaine.  De retour pour dîner, je lis dans la roulotte car impossible pour moi de prendre du soleil tandis qu’André retourne prendre une marche.  Alors rien de bien édifiant à vous raconter pour aujourd'hui... mais ne m'abandonnez surtout pas...  nous ne sommes qu'en décembre et vous avez à lire jusqu'en avril - lolll.

 

Jour 22 - 21 décembre 2010

Encore réveillés à 5h00, notre nuit est faite.  Normal quand on se couche à 8h30-9h00.  Après le déjeuner, André retourne marcher le long de la beach tandis que je nettoie la roulotte et mon moi-même et je fais en manger en prévision de notre dry camping sur la grève à Port Aransas durant les 3 prochains jours.  Je fais mon ragoût de poulet qu'on aime tant et je prépare un plat de bœuf haché dans une sauce aux tomates.  Avec mon restant de poulet, on sera tiguidou en attendant de prendre un terrain de camping avec service.  Ça sera notre cadeau de Noël… 2 jours avec électricité et eau à même la roulotte – Youppi !  - lolll.

Après le dîner, une petite marche avec André au Visitor Center pour aller voir le nom d’un serpent qu’il a vu ce matin sur la plage.  Apparemment il s’appellerait Western Coachwhip snake mais on n’a pas de photo à vous montrer car cette fois-ci il n’avait pas apporté sa caméra - loll.  On dirait que c’est toujours ainsi… quand on voit quelque chose de spécial on n’a pas la caméra et quand on la traîne, on voit rien de spécial !!! 

Ça m’a fait du bien d’aller marcher, même si ce n’était pas bien loin (30-40 minutes à peu près) moi qui s’est terrée depuis les 2 derniers jours à cause de mon coup de soleil dans la figure.  J’avais sorti ma crème Aveeno 70 cette fois-ci… je ne me ferai plus prendre, croyez-moi !

 

Jour 23 - 22 décembre 2010

Bon, on est mercredi 22, on doit décamper du National SeaShore… c’est la loi… et j’vous dis que le Host y check son affaire !!!  Debout à 7h00 on pouvait quitter vers 9h00.  On s’arrête une première fois pour la vidange et le plein d’eau potable dans notre 18 litres de plastique qu'on laisse dans la douche et on en met un petit peu dans la roulotte pour les toilettes.  Mais peu, car André ne veut pas faire de la route avec le réservoir trop lourd d’eau car on en a besoin que pour 3 jours. 

On s’arrête une deuxième fois au Ace car André a besoin de s’acheter de la colle, la poignée de la porte du camion, côté conducteur, s’est fissurée.  Troisième arrêt au Valero Gaz Station pour faire le plein du camion mais surtout du jerrican d’essence pour la génératrice car on va en avoir de besoin sur la beach.  On a juste un petit 30 miles à faire et nous voilà donc sur la grève du Nueces County Park à Port Aransas à environ 100-150 pieds de la mer.  Oui des photos vont suivre... promis !

Port Aransas est une petite municipalité au nord de Mustang Island, soit 30 minutes environ de Corpus Christi.  Elle se situe à à peine 5-6 pieds au dessus du niveau de la mer.  Il y aurait 3,220 personnes permanentes enregistrées mais j'imagine que la populuation augmente du triple en période hivernale avec tous ces touristes américains et autres.  Évidemment, la municipalité vit surtout du Tourisme mais aussi de pêche (par charter) et certains y viennent pour une éducation supérieure en science marine.  En effet, c'est là que se trouve The University of Texas Marine Science Institute où on y fait de la recherche marine internationale.  La température moyenne est de 71 degrés F. (janvier 55, octobre 74 et juillet 85) et une moyenne de pluie d'environ 30 pouces.  Il y aurait environ 1,250 places au total pour les VR dans cette municipalité... c'est tout dire !!! 

 

Jour 24 - 23 décembre 2010

Ce matin, nous nous levons dans un brouillard passablement épais qui nous enveloppe de toute part et qui se colle au VR déposant une tonne d’humidité.  À l’intérieur, on dirait que le divan et les banquettes sont mouillés, même notre linge est humide tandis que nos fenêtres sont complètement buées et l’eau dégoutte de toute part.  Le soleil n’est pas au rendez-vous pour l’instant et on nous annonce une journée nuageuse avec des percées de soleil et 30% de possibilité de pluie.

On décide de dépinner le camion du VR, question d’aller faire un tour d’exploration plus loin sur la beach et en ville.  Mais d’abord on va réserver 3 jours au I.B. Magee Beach Park Campground avec services.  Comme on nous annonce du très mauvais temps pour Noël, il est préférable de quitter la beach et en plus d’avoir la possibilité de chauffer le VR avec notre petite chauffrette Honeywell.  C'est long à la réception du camping car 2 couples d’américains sont avant moi et ils posent beaucoup de questions et ne ce décident pas à prendre leurs sites.  Mais d’un autre côté, ça vaut la peine car la réceptionniste nous remet 2 coupons pour 1 hamburger gratuit chacun chez Wataburger pour aujourd’hui seulement de 11 à 15 heures.  Par la suite, on se dirige vers le Leonabelle Turnbull Birding Center qui est un petit centre d’interprétation pour l’observation d’oiseaux.  Très agréable mais…  comme nous sommes sur le retour du petit sentier, nous nous arrêtons pour tenter d'en capturer davantage sur pellicule.  Malheur nous en pris car une averse du tonnerre nous tombe dessus.   Je camoufle ma caméra sous mon chandail et c’est en courant que nous revenons au camion.  Mais le mal est fait – lolll.  Nous sommes trempés de la tête au pied.  On s’essuie tant bien que mal avec du papier et on décide d’aller voir de quoi il retourne pour l’hamburger gratuit car il est déjà 11h35.  Super… c’est bien gratuit pour ledit hamburger et nous n’avons qu’à nous acheter une frite et une liqueur.  Eh ben…  on prend les gratuités quand ça passe !!!  Les gens dans le resto nous regardent d’un drôle d’air… on me demande même si je suis tombé à l’eau car même si le Wataburger n’est qu’à 3-4 minutes en camion du sanctuaire d’oiseaux, il n’a pas plu sur cette rue.  On a l’air de 2 chats mouillés – lolll.

Petites commissions au IGA pour refaire le plein et nous revoilà au VR sur la beach, où je m’affaire à prendre des notes et à transférer les photos prises au Birding Center. N’est-ce pas une belle vie ça ???  Donc, voici en vrac les "zoizeaux" pris au Birding Center, certainement mieux que mes essais de tantôt. 

   
   

Je vous donne un rendez-vous à demain à Port Aransas pour une autre tranche de vie de Die sur la route ! (nom de mon blog quand je suis sur la route, blog que je ne ferai plus à l'avenir car au Mexique l'internet n'est pas journalier si on n'a pas les outils pour se connecter)Vous savez maintenant quoi faire pour suivre mes aventures...

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