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Je savais que vous viendriez, p'tits curieux - lolll.

Plusieurs milliers de personnes déambulent le long de la Malécon de Puerto Vallarta et admirent les différentes sculptures qui s'y trouvent.  Mais savez-vous de qui elles sont et ce qu'elles représentent pour l'artiste qui l'a créé ?  Quel est le message qu'il ou elle a voulu laisser en vous offrant leur oeuvre à vos regards critiques. 

Voici ma traduction libre de la petite revue "Vallarta Art&Life" que l'Office du Tourisme de Puerto Vallarta peut vous offrir gratuitement.  J'ai volontairement laissé le titre de l'oeuvre en espagnol, étant le titre officiel donné par l'artiste, mais entre paranthèses, j'ai traduit la signification du titre pour votre compréhension.

 

Les sculptures de Puerto Vallarta

Los Milenios  (Les Millénaires)

La première sculpture que vous trouverez est située devant l'hôtel Rosita.  Créée en novembre 2001, elle est l’oeuvre du sculpteur d'Oaxaca, Fernando Banos, établi à Puerto Vallarta depuis de nombreuses années.  Son pseudonyme d’artiste est Mathis Lidice. 

Cette sculpture monumentale, remplie d'iconographies symbolisant le passage du temps, est composée de deux sections :  la première section inférieure représente la spirale évolutive de la vie prenant racine dans la mer et les premiers êtres qui ont peuplé la terre et se termine par quelques symboles du christianisme.  La deuxième section de ce travail marque l'étape dans l'histoire qui a commencé par la naissance du Christ et entame le décompte des millénaires : 

Le premier millénaire se réfère à un homme couronné et entouré de flammes, brandissant une épée de sa main gauche et dans sa main droite tenant une couronne de chêne.  Cet homme représente Charlemagne en tant que fondateur de l'Europe, prototype de ce millénaire, barbare romancé et homme illettré qui a favorisé l'éducation et la culture dans un climat de violence, de destruction, de brutalité et d'ignorance qui a caractérisé cette période.

Le deuxième millénaire est représenté par Netzahualcoyotl, sage empereur aztèque.  Dans sa main droite il tient un modèle d'un atome de lithium, et avec sa main gauche il soutient une sphère à deux faces représentant le continent américain d'un côté et de l’autre le côté noir de la lune, inconnu jusqu' à tout récemment.  Ce millénaire représente le progrès accompli  en matière de culture et de science.  Quant au visage, la moitié est privée de chair et représente la dualité méso-américaine de la vie et de la mort.  Ce millénaire a été témoin de découvertes importantes, telles que le nouveau continent, l'exploration de l'espace, la conquête de la lune et la découverte du génome humain (ADN) entr'autres choses.

Le troisième millénium est représenté par une femme de Puerto Vallarta essayant d'atteindre la colombe de la paix, dans le but de symboliser l'égalité pour les hommes et les femmes dans chaque nation et pays et dans toutes les structures sociales.  Il est surprenant de constater que c’est une femme qui dirige ce nouveau millénaire mais on y retrouve également des symboles d’étoiles et de galaxies qui suggèrent que l'humanité continue à explorer l'espace interplanétaire.

Los Milenios

La Nostalgia (La Nostalgie)

Cette création est le travail du sculpteur reconnu mondialement, Ramiz Barquet, originaire de Mexico D.F. mais résident permanent de Puerto Vallarta depuis de nombreuses années.  Cette œuvre est  inspirée par le roman entre l'artiste Ramiz et son épouse Nelly, mais elle est également inspirée par sa recherche perpétuelle d’une existence significative et de l’importance de la poésie dans sa vie. 

Voici leur petite histoire:  Ramiz et Nelly étaient des adolescents amoureux mais leurs parents, qui n’étaient pas d’accord, ont envoyés les jeunes dans des écoles séparées dans deux pays différents pour les maintenir à distance.  Avec le temps chacun d’eux ont épousé quelqu’un d’autre et ont élevés leurs  familles respectives mais ont divorcés plus tard.  Vingt-sept ans plus tard, Ramiz et Nelly se retrouvent face à face dans un commerce de fleurs de Mexico un jour avant la Fête des Mères puisqu’il et elle rendaient visite à leur mère respective.  Ils ont donc gardé le contact et Ramiz se rendait souvent à Puerto Vallarta pour dîner au restaurant de Nelly « Las Palomas ».  Un soir, après le repas, ils ont été faire une promenade sur la Malécon et assis tous deux sur un banc face à la mer, ils regardaient le soleil se coucher.  Tout en admirant les couleurs du ciel, ils se mirent à parler avec nostalgie de ce qu’aurait pu être leur vie ensemble.  Ramiz, homme timide et modeste, avait peur de demander Nelly en mariage mais il pensait que si elle acceptait, il ferait une belle sculpture pour garder en mémoire les beaux moments passés sur ce banc à regarder les magnifiques couchers de soleil.

Finalement, Nelly et Ramiz se sont mariés dans les années 70 et en 1984 « La Nostalgia » a été installée sur la Malécon.  Les nouveaux mariés et les amoureux en général ont fait de ce banc un endroit traditionnel leur lieu de visite sentimental et prendre des photos d'eux-mêmes à côté de la sculpture du couple et pour, eux aussi, apprécier les couleurs magnifiques du soleil couchant.

Ramiz Barquet a commencé sa carrière en sculptant du bois, la pierre, le marbre jusqu’à ce qu’il découvre son matériel préféré, le bronze.  Il a même étudié à Montréal.  C’est un artiste très prolifique, aimé et très apprécié à Puerto Vallarta, sa demeure d'adoption.

 

La Nostalgia

Naturaleza como madre  (Nature comme mère)

Cette oeuvre, du sculpteur Tapatio Adrian Reynoso, résulte d'un concept philosophique qui amalgame des symboles et des éléments naturels proches à l'environnement de la baie.   Cette oeuvre d’art représente l’évolution sur notre planète en ayant comme protagoniste le cosmos et son potentiel créatif.

La pierre angulaire dans cette création est le symbole de la spirale représentant la force créative de l'univers, le commencement et la fin du cycle éternel.  Les spirales sont recréées dans les galaxies, les ouragans, les ADN, etc… et sont une partie essentielle et inhérente de la nature.

Dans cette sculpture, la spirale devient un escargot particulier qui est l’une des formes premières de la vie sur terre datant de plus de 500 millions d'années et qui pourtant sont encore parmi nous.  L'eau est représentée par une vague de mer, forme symbolique de mouvement infatigable, et qui explose contre la côte.  Cette vague se transforme en femme représentant la vie en tant que mère « en mer », là où le commencement s’est effectué.  C’est l’un des éléments primordial de la sculpture.  Les bras de la mère sont en position d’offrande dépeignant la nature elle-même et l’expérience accumulée par les millions d’années d’évolution établissant notre habitat, notre monde et notre civilisation.

 

Naturaleza como madre

El sutil comepiedras (la pierre subtile)

 

Oeuvre effectuée par l'artiste Jonas Gutiérrez de l’état de Jalisco.

 

Ses travaux sont créés en utilisant des matériaux aussi divers que le bronze et la pierre combinant parfois des pierres qui ont reposées dans le fond océanique pendant des siècles et qui se sont retrouvées sur la plage usées par le mouvement des marées et l’eau saline, ce qui a créé un processus chimique.  Le résultat est le contact magique qui s'ajoute à la légende et à l'histoire.

 

Le jeune Jonas se rappelle qu'une fois, en voyage vers Puerto Vallarta, il fut impressionné par l'impact des pierres qui se heurtent et tournent par l'impulsion des vagues de la mer, en produisant un son tellement fort  qu’il n’était plus capable d’entendre rien d’autres.   Mais il y avait également des périodes pendant l'année où il y avait plus de sable que de pierres sur la plage, et ceci a réveillé son imagination en croyant que l'océan « dévorait » les pierres et les régurgitait plus tard dans l’année sur la plage.

 

Dans cette sculpture, quand l'observateur s'approchera de jour ou de nuit, il pourra apprécier le reflet de l’esplanade.  C'est l'une des quelques sculptures sur l'esplanade faite avec des matériaux divers tel la pierre obsidienne polie qui forme le thorax de la sculpture; ou certaines pierres du fleuve ou de la rivière dont celle qui ressemble à un appétissant casse-croûte; ou encore le bronze pour donner au reste de cette oeuvre d'art sa forme particulière.

El sutil comepiedras

La rotonda del mar

La Rotonda del mar (La Rotonde de la mer)

Cette grande œuvre d’art de 1997 a été réalisée par l’artiste Alejandro Colunga, mondialement connu.  Vous pourrez trouver beaucoup d’œuvres de cet artiste dans l’ensemble du Mexique, des USA, de l’Europe et de l’Amérique du Sud.  Il est originaire de l’état de Jalisco, vivant présentement à Guadalajara.   Colunga a étudié divers sujets à l'université, mais il est un artiste autodidacte.  Sa carrière inlassable s'est concentrée sur les choses qui impressionnent, excitent et stimulent les sens.  Son travail est caractérisé par l'intensité de sa vision et son expression "plastique" passionnée.  Il a étudié l'architecture mais est à la fois peintre et sculpteur.

La Rotonda del mar  est une attraction vers l’inexplicable, les situations qui sortent de l’ordinaire et se caractérise par des choses que nous considérerions généralement sorties de notre imagination et qui alimenteraient notre fascination constante pour la transformation des aspects inanimés.

Alejandro a imaginé la figure d’un magicien, celui qui par profession est un agent de transformation, initiateur et conducteur d'un changement.  Le plongeur, dont le corps devient un siège, représente une métamorphose animée avec des tentacules et des chaussures sportives.  Cette transformation humaine prédomine dans l’incorporation du mystère.

Une des chaises originales a été détruite dans l'ouragan Kenna mais a été remplacée d’une manière convainquante et rend convenablement hommage à la force de la mer.

 


En busca de la razón (À la recherche de la raison)

Oeuvre effectuée par le très connu sculpteur Sergio Bustamante.  Natif de Culiacan, État de Sinaloa, il a déménagé en bas âge à Guadalajara, où il vit actuellement.  Il a étudié l’architecture, s’est fait connaître dans l’art des sculptures en papier mâché à travers le monde ainsi que dans les techniques artistiques comme le métal, la céramique et l’orfèvrerie et plusieurs autres médiums artistiques.

Cette oeuvre d'art, installée sur la Malécon en 1999, est inspirée par les pensées du philosophe anglais, mathématicien et gagnant du prix Nobel de 1950, Bertrand Russell, qui dans sa Conquête du Bonheur cite « … la rationalité psychologique de l'homme consiste primordialement en harmonie interne ».

Sur cette réflexion, Sergio entame une recherche d'auto-analyse et conclue que « ...l'homme qui parvient à réaliser cette harmonie interne, est plus libre dans la contemplation du monde ; il n’y a rien de plus merveilleux que de diriger l'attention et l'énergie à l'extérieur ».  Cette conclusion est la base de son inspiration pour cette œuvre d’art. 

À première vue  En busca de la razon, est simplement une échelle couverte de touristes. Après une inspection plus minutieuse, vous noterez que c'est une échelle avec deux enfants en bronze s'élevant vers le haut accompagné d’une autre figurine, présumée être leur mère, les appelant de la terre.   C’est une œuvre, installée en 1999 pour lancer les célébrations à l'aubre du troisième millénium, qui a produit beaucoup de polémique mais son auteur voulait invoquer la recherche spirituelle.  L'escalier ou l’échelle, est le chemin vers la raison, comme libération de la haine et de l'envie, préconisant la recherche de son propre bonheur et celui des autres, aussi bien que l’art, l’amour, l’amitié et la bonté.  Ces trois figures sont les acteurs protagonistes du rôle principal dans cette recherche.

Pendant l'ouragan Kenna, on aurait dit que les enfants s'élevaient pour être en sécurité et que leur mère les appelait mais cette dernière a été frappée et elle s’est retrouvée en partie dans la rue.  Les employés municipaux ont ramassé les débris et les ont mis dans le camion d’ordures. Elle a fini dans un dépôt où tous les débris de l’ouragan se sont retrouvés mais plus tard, des jeunes hommes l’ont récupérée.  Ils l’ont nettoyée mais ont essayé de la vendre.   Plus tard les voyous ont été attrapés et la maman a été retournée à sa tâche initiale sur la Malecón, et a retrouvé ses enfants.

En busca de la razon

El Caballito de mar (Le petit cheval de mer)

Le sculpteur talentueux de Jalisco, Rafaël Zamarripa, a obtenu un contrat du gouvernement pour créer une oeuvre d'art qui se tiendrait au centre de la Malécon.  Il est intéressant de noter que Rafaël s’est intéressé aux arts plastiques dès son jeune âge.  En effet, il a commencé ses études professionnelles à l'université de Guadalajara à l'âge de 13 ans, et 5 ans après il a gagné le prix national de sculpture.  Peu de temps après, on lui a demandé de créer cette sculpture pour Puerto Vallarta.

 

Zamarripa a choisi la forme d'un petit cheval de mer parce qu'il considère que c’est une silhouette gracieuse, attrayante et suggestive.  Il a pensé que si une personne pouvait monter une créature de mer, cette créature serait sûrement le petit cheval de mer.  L'inspiration derrière cette sculpture est venue lorsqu’un jour en contemplant la mer, il a imaginé un enfant jouant sur la plage, faisant des châteaux de sable, et que soudainement un petit cheval de mer s’approcha de lui parmi les vagues et qu’il a demandé au jeune garçon de monter sur son dos et d’aller faire une promenade dans les eaux chaudes pour explorer différentes plages. 

 

L'enfant montant le petit cheval de mer est devenu le symbole de Porto Vallarta.  Elle y est depuis plus de 25 années mais 6 années auparavant il existait une reproduction à la « Playa de Los Muertos ».

 

Quoique l’hippocampe n'ait pas été endommagé par l’ouragan Kenna de 2002, la Mairie Municipale a décidé de réparer et de prolonger le bord de mer pour améliorer la vue et pour fournir une plus grande base pour la sculpture.

El caballito de mar

Neptuno y Nereida (Neptune et Néréide)

Cette oeuvre d'art, datant de 1990, a été créée à la demande du gouvernement par le sculpteur Carlos Espino, originaire de la Ville de Mexico.  On trouve sa sculpture en face de l’ancien hôtel Paraiso. 

Elle conjugue les grands mythes de l’antiquité et la sensibilité de l’homme moderne qui aspire à l’harmonie de la beauté.

Cette sculpture dépeint Neptune, le dieu de la mer et frère du dieu le plus important du Panthéon, Jupiter, et Ambros, les deux fils de Saturne.  Selon la mythologie romaine, Neptune était le mari d'Amphitrite, une des cinquante néréides (néréide signifie « ce qui est humide » et ce sont des nymphes de la Méditerranée, filles de Néréo et de Doris). 

C’ est la personnification de la Lune quand elle plonge dans la mer.  Elle représente la douceur, la bonté, la justice et surtout la clairvoyance du futur. 

Carlos Espino a créé des œuvres de différentes tailles allant au dessus de table aux monuments gigantesques.

Neptuno y Nereida

La fuente de la amistad (La fontaine d'amitié)

Elle a été créée par James « Bud » Bottoms, sculpteur de la Californie.  Il existe une sculpture jumelle de la même fontaine dans la ville-soeur de Santa Barbara en Californie et qui rend hommage au peuple autochtone local appelé les « Chumash ».  Le mot dauphin est « alulquoy » en Chumash et signifie « ceux qui entourent, ceux qui protègent, ceux qui sont en paix ».  Le concept de la ville-sœur a été créé par le Président Dwight D. Eisenhower des USA en 1956 pour favoriser la paix et l’entendement entre les gens de diverses cultures.

Les trois dauphins représentent les deux villes et l'amitié qui les unit.   En 1985, Santa Barbara et Puerto Vallarta ont travaillé ensemble pour créer une reproduction de la fontaine de l'amitié comme échange culturel entre les deux villes.  Les dauphins dansants ont été dévoilés en 1987, et cette sculpture est maintenant la seule fontaine sur la Malécon.  Un dauphin regarde vers la ville, un autre vers la mer, et un troisième vers le ciel. Il existe des fontaines semblables à Santa Barbara, au Japon et en Russie.

Le design de cette oeuvre a été inspiré à partir d'une légende des Chumash :  La Mère Terre a vu que le nombre de ses enfants dans l'île était si nombreux, qu’elle créa un pont d'arc-en-ciel pour qu' ils puissent traverser l'eau vers la terre ferme du continent.  Elle a averti ses enfants qu’ils ne devaient pas regarder en bas vers la mer car ils risquaient de tomber.  Évidemment, certains enfants n’ont pas écoutés et ils ont perdu pied mais juste avant qu’il ne touche l’eau, la mère, pour les protéger de la noyade, les a transformés en dauphins.

Le sculpteur a une empathie profonde pour les créatures de la mer et croit que nous pouvons apprendre beaucoup des dauphins et des baleines qui vivent joyeusement et harmonieusement dans leur environnement.  Selon lui, dans leurs expressions, on peut voir « la joie pure ».

La fuente de la amistad

Angel de la esperanza  (Ange d'espoir)

Cette oeuvre d'art a été créée par le sculpteur local Hector Montes.  Sa carrière s’échelonne sur beaucoup d'années et son nom d’artiste est Chino Ballenas.

Il tient son surnom de son père, qui était un membre de la première bande locale de mariachi appelée Los Pipianes et un pêcheur commercial. L'anecdote raconte qu'un jour son père était sur un bateau avec d'autres pêcheurs quand il a soudainement repéré quelques baleines.  Mais comme il était le seul à les avoir vues réellement puisqu'elles ont rapidement plongé de nouveau dans la mer, ses compagnons ne l'ont pas cru et, en plaisantant, ils ont commencé à l'appeler ballenas (baleines en espagnol).  Les pêcheurs ne savaient pas à ce moment là que Puerto Vallarta était la résidence d’hiver des baleines à bosse.

Cette sculpture représente un ange se tenant sur un nuage et orienté face à l'église de Guadalupe priant pour la paix et l'espoir éternel pour l'humanité.  On trouve d’ailleurs une plaque où est inscrit un message de paix, invitant l’humanité à l’égalité pour tous.  La plaque est signée par l’ange « E » (pour Esperanza qui signifie espoir en espagnol) comme si l’ange de l’espoir avait gravé sa signature sur le bronze.

Cette œuvre d’art remplace la sculpture anonyme d’un archange à la même place et qui fut détruite par l’ouragan Kenna en 2002.

L’Ange de l’espoir se veut un messager de paix à la recherche implacable afin d’assurer le bien-être et l’égalité pour chacun de nous avec sagesse, amour et paix pour toute l’humanité.

 

L’écriteau se lit ainsi :  De la esperanza y mensajero de la paz.  Siempre, con la esperenza de un bienestar, E igualdad para todos.  Sabriduria , amor y sobre todo pas a toda la humanidad.
(signé) Ano el E.

Traduction libre :  L'espoir et le messager de la paix.  Toujours, avec l'espoir d’un bien-être et une égalité pour tous.  Sagesse, amour et surtout pour toute l'humanité.
(signé) Année l'E.

Angel de la esperanza

Bailarines de Vallarta (Danseurs de Vallarta)

Cette création est du sculpteur Jim Demetro, qui est né à Chicago, a été élevé à Washington mais habite Puerto Vallarta depuis plusieurs années.

Son oeuvre est inspirée par les danseurs de Xiutla, une compagnie de danse locale fondée par don Enrique Barrios et qui doit son nom à l’influence méso-américainne que les habitants originaires de cette localité appelaient l'endroit que nous connaissons maintenant comme Puerto Vallarta.

Xiutla signifie « les champs verts » dans la langue de Nahuatl des Aztèques, entendu pour la première fois par les explorateurs espagnols en 1525 pour décrire la vallée fertile à côté des eaux bleues de la mer méridionale, qui était en fait l'Océan Pacifique.

Jim et son épouse Eva ont voyagé au Mexique pour la première fois en 2000 et sont tombés amoureux de la beauté et de la qualité de vie offerte par Puerto Vallarta.  Ils ont alors décidé d'exprimer leur gratitude pour l'hospitalité locale par la fabrication d'une oeuvre d'art exceptionnelle.  Comme ils ont eu l’occasion de voir un spectacle des danseurs de Xiutla et qu’ils ont été fort impressionnés par le talent remarquable du groupe, leur grand désir de conserver leur culture et leurs traditions, ils ont décidé de créer cette sculpture.

Bailarines de Vallarta

Eriza Dos (Se tenir debout)

Cette oeuvre d'art a été faite par Maritza Vazquez de l'état de Jalisco et représente des oursins qui se tiennent debout.  Maritza travaille sous le pseudonyme de « Blu ».  Elle est une plongeuse professionnelle qui aime la mer et tous ses habitants. 

Elle a toujours estimé qu'elle était une sirène dans une vie antérieure en raison de son amour pour la mer et le respect qu’elle lui porte.

Elle a commencé sa carrière en tant que peintre mais n’a jamais eu la sensation de satisfaction jusqu'à ce qu'elle s’oriente vers la sculpture il y a plus de sept ans pour enfin trouver le médium qu'elle recherchait.

En 2006, Blu est invité par l’Association Culturelle de Vallarta pour exhiber certaines de ses créations monumentales en acier sur des thèmes comme la mer et ses dérivés tout le long de la nouvelle section de la Malécon qui s’étend de l'amphithéâtre Aquiles Serdan jusqu’aux Arches de la rivière Cuale.

L'exposition avait été conçue pour être provisoire, mais l'architecte qui a conçu la prolongation de la Malécon avait l'impression que la sculpture « a toujours été là ».  Il a donc persuadé Blu de la laisser de façon permanente car d’après lui, elle donne une sensation de mouvement et de vitalité à l'endroit.

Eriza Dos

 

San Pascual Bailon (Saint Pascual Bailon)

C'est le deuxième travail de l'artiste bien connu Ramiz Barquet érigé sur la Malécon et dévoilé en 2008.   La sculpture est située sur la Plaza de los Chefs, où on placera annuellement une plaque commémorative avec le nom d'un chef connu au niveau national.

Il représente le saint espagnol Pascual Bailon, de la Orden des Cooperados.  Il s’agit d’hommes qui ne sont pas ordonnés prêtres mais qui consacrent leurs vies au travail domestique.  Pascual a rejoint les franciscains très jeune et est devenu populaire en raison de sa dévotion à la Vierge Marie et à l'Eucharistie.  Saint Pascual Bailon est doté d’un grand charisme et on croit ses origines, selon certains documents anciens, à Torrehermosa, Zaragoza en 1540, fils de Martin Bailon.  Il aurait reçu son nom Pacual parce qu’il serait né le jour de Pâques (Pascua  en espagnol).

Selon la légende quelque peu folklorique, alors qu'il se mettait à genoux dans l'adoration de l'Eucharistie, il aurait été invité par les anges pour faire la cuisine et finir les tâches du jour.  On raconte qu’il aurait distribué les excédents du repas aux pauvres et l’histoire ajoute qu’il souriait constamment et avait toujours un mot aimable pour tous ou qu’il faisait un sermon à toute l’assemblée.

Dans le passé, comme les femmes étaient responsables de la cuisine, elles ont gardé une image de ce saint et l’ont prié à toutes les fois qu'elles ont eu besoin de l'aide dans leurs fonctions. 

Les représentations iconographiques sont diverses, certaines d’entre elles suggèrent qu’il veille les agneaux ou moutons, d'autres se passent dans la cuisine d’un couvent avec des anges l'aidant dans son travail et d'autres priant avant l'eucharistie.  Son image et culte ont atteint la ville de Puebla au XVIII siècle et il a été immédiatement vénéré dans les cuisines, puisque sa plus grande dévotion était d’aider et de donner à manger à ses camarades.

Pascual considérait qu’on ne devait jamais refuser le pain à une personne parce que le Christ peut se retrouvé parmi les mendiants.  Tous les cuisiniers le considèrent comme leur guide spirituel dans le processus culinaire dont ils ont la charge et pour favoriser la bonne réalisation de leurs recettes.

 

San Pascual Bailon

 

J'suis allée marcher du camping au centre-ville par 3 fois, pour aller prendre mes photos sous plusieurs angles... et pas facile de les prendre sans que personne soit devant.  Je devais y aller tôt le matin, avant la cohue... mais j'aimais bien ça cette longue belle marche.

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