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Eh non, ce n'est pas aujourd'hui ma fête, vous allez devoir attendre pour manger du gâteau - lolll.  Avant, nous allons visiter...

Xochicalco

Lorsque que décline l'immense influence de Teotihuacan aux environs de 700 apr. J.-C., le Mexique central est plongé dans une instabilité politique qui encourage l'émergence de cités-États fortifiées, au sommet des montagnes.  Appartenant à cette période de transition dite classique tardive, Xochicalco "lieu de la maison des fleurs", est l'une d'entre elles.  Son caractère défensif est évident, comme en témoignent les fragments de muraille visibles de la route et l'emplacement en surplomb qui permet de jouir d'une vue panoramique sur les vallées environnantes.

L'apogée de la ville au cours des 8e et 9e s. correspond à une époque d'intenses échanges culturels entre l'Altiplano et les terres chaudes du Sud, ce qui explique l'étonnante présence de la culture maya dans l'art de Xochicalco et l'importance des observations astronomiques pratiquées ici.  Son dynamisme, lié à un emplacement stratégique au carrefour de plusieurs routes commerciales est brutalement interrompu vers 900 par des dissensions internes qui entraînent sa destruction.  Des traces d'incendie et des statues brisées relatent cette fin mouvementée.

Fray Bernardino de Sahabün est le premier à décrire le lieu en 1591, mais le site ne sera finalement fouillé et restauré qu'à partir de 1910 par Leopoldo Batres.  En 1994, s'est achevée une nouvelle campagne de fouilles qui en a considérablement accru l'attrait, grâce à la restauration de plusieurs structures et à la découverte de nombreux objets placés dans un nouveau musée, Xochicalco a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco en 1999.

Le site couvre environ 25 hectares et une bonne partie n’a pas encore déterrée. Situé à flanc d’un contrefort du volcan Ajusto, on y trouve au sommet la Plaza Cérémonal sur laquelle s’élève la Pyramide de "Las serpientes emplumadas".  Ce qui est remarque au Mexique c'est que les professeurs amènent les élèves visiter ces ruines et leur raconter LEUR histoire.  Quand je dis "leur" je parle de l'histoire de ces mexicains, leurs ancêtres....  Ici au Québec, ok nous n'avons pas beaucoup d'histoire mais me semble que les enfants auraient beaucoup à apprendre au lieu de faire les pitres à leur pupitre et ainsi mettre à bout les professeurs.  Ça serait drôlement plus intéressant en tout cas.... c'était ma petite opinion - lolll - et je vous la partage.

La dernière photo représente "le stade" du jeu de la pelotte.  Je vous explique...

Les joueurs se renvoyaient une balle de caoutchouc (hule), en évitant qu'elle touche terre sur leur propre terrain, sous peine de donner un point à l'équipe adverse.  Ils ne pouvaient utiliser ni les mains ni les pieds, ce qui les obligeait à des contorsions aussi périlleuses que spectaculaires.  Contraints de se jeter à terre, de jouer des fesses et des hanches, ils étaient protégés par un harnachement digne des footballeurs américains. 

Des Olmèques aux Aztèques, ce sport sacré, qu'on nommait Ulama, a joué un rôle considérable dans la vie quotidienne et rituelle de l'élite.  La dimension du terrain comme les rèles du jeu pouvaient beaucoup varier, mais partout l'exploit sportif était sublimé par une philosophie cosmique si l'on peut dire.  La libération des énergies contraires, le mouvement des astres reproduits par les arcs de cercle de la balle, ces concepts dépassaient largement la simple dimension ludique.  Le terrain était divisé en deux camps se transformait le temps d'une partie en microcosme de l'univers où s'affrontaient les forces vitales.  En terre maya, sa forme en double "T" imite d'ailleurs le symbole "ik", le souffle de vie. 

Et le pire dans tout ça, c'est que le sacrifice humain par décapitation couronnait ces jeux... mais c'était le gagnant qui était décapité !!!  Eh oui, vous avez bien lu...  j'aurais tout fait pour perdre moi-là - lolll.  Mais pour eux, à cette époque, c'était l'ultime récompense que d'être ainsi offert aux dieux !  J'aime bien mieux nos jeux de balles que ce soccer maya - loll

Voici un aperçu... sans l'équipement ancien des indiens du temps... mais ça va vous donner une p'tite idée du jeu de la pelotte

 

 

Taxco

Eh oui, nous reprenons l'autobus pour se diriger à la ville d'argent, Taxco.  Un bijou de ville coloniale inspirée de l'Andalousie, ville d'Espagne.  On la surnomme souvent de la "Florence" du Mexique.  En novembre, nous avons dû faire un bon détour au lieu de prendre l'autopista qui mène à la ville, en raison de roches qui avaient déboulées sur la chaussée.  Mais ce détour fut bénéfique car il nous a permit de voir l'entrée de la ville "autrement".  En janvier, ce ne fut pas le cas, donc, nous avons également vu la route "autrement" - lolll.

Accrochée au mont Atachi, Taxco est un enchevêtrement joyeux de toits et de terrasses, de ruelles pavées et d'allusions coloniales.  Les rues sont étroites, très étroites et sinueuses, et à flanc de montagne.  Il faut être en forme pour vivre là - lolll.  Ici, seulement les taxi "Coccinelle" circulent.  Un endroit d'autant plus attachant que le classement de la ville au rang de Monument historique interdit toute dégradation de son patrimoine architectural, même qu'un arrêté municipal précise que les façades blanches ne doivent pas excéder trois étages et que la bonne humeur proverbiale de ses habitants n'a été entachée... ni par son succès touristique ni par l'industrie florissante de l'argent.

En effet, l'extraction de métaux dans cette région d'abord peuplée d'Indiens tlahuicas, puis colonisée par les Chontales et les Nahuas, est une activité ancestrale.  C'est au 15e s., que le tribut à l'Empire aztèque était ici payé en lingots... en se promenant sur le marché de Tlatelolco, Hernan Cortés remarque les fragments d'étain échangés en guise de monnaie par les habitants de la région et en fait part au roi Charles Quint dans une de ses lettres.  Lorsqu'il envoie les premiers Espagnols pour localiser les gisement de ce précieux composant du bronze à canon, il est loin de se douter des autres richesses minières du lieu!

La première mine d'étain découverte, en 1522, est baptisée le Socavon del Rey (l'excavation du roi).  Elle se trouve à une douzaine de kilomètre du village indien de Tlachco (le jeu de la balle), aujourd'hui Taxco Viejo (le vieux Taxco), où les conquérants ne parviennent qu'en 1928.  Les premiers filons d'argent n'y seront découverts qu'en 1534.  Pendant plus d'un siècle, la ville s'agrandira ainsi au rythme de la production du précieux métal, avant de s'incliner devant la suprématie des mines du nord de Mexico.  Si en revanche elle porte le nom officiel de Taxco de Alaracon, c'est en l'honneur de son enfant le plus célèbre, le dramaturge Juan Luis de Alaarcon, né à Taxco en 1580 et auteur de nombreuses comédies dans l'Espagne du Siècle d'Or.

La journée est "coupée" en deux par le temps du dîner dans un restaurant tout à fait charmant, tout en hauteur, et duquel nous avons une vue imprenable de la ville.  Ce jour, est celui de mon anniversaire et les participants de novembre me font l'agréable surprise de deux gros gâteaux qui seront partagés avec tous les dîneurs.  Vraiment, on ne pouvait rien demander de mieux que cette journée, d'autant plus que mon homme, à l'instar de nombreux autres, m'a acheté des boucles d'oreilles en argent pour souligner mon grand âge - loll

Nous retournons marcher dans la ville, certains feront encore du magasinage dans les boutiques d'argent et on passe par le marché public où notre bon vieux guide de Taxco nous fait découvrir un "mets" typiquement régional, les jumiles, (punaises sacrées), que l'on mange vivante et qui serait aphrodisiaque et pleine de vitamines. Personne n'a voulu en faire l'essai... on a laissé ça au monsieur de la place - lolll

Par la suite, on s'est dirigé vers le funéculaire, qui nous permet d'aboutir à l'Hôtel Monté Taxco où la vue est tout à fait époustouflante.  Les photographes s'en donnent à coeur joie, tandis que je me vois offrir un tequila bang-bang par un couple de participants.  Ils croyaient que j'avais de la difficulté avec l'alcool... ils ne me connaissaient pas - lolll.  Nous revenons au camping, tard en soirée.

J'ai parlé de la visite faite en novembre, car en janvier je n'ai pas été à Taxco.  J'étais clouée au lit avec un mal de dos, très fatiguée par le manque de sommeil et j'ai préféré tanter de me reposer et de traiter ce dos avant de reprendre la route.  Et cette "abstinence" m'a été bénéfique, j'ai pu recharger mes batteries personnelles et diminuer la douleur occasionnée par une sténose spinale qui a l'heur de se réveiller de temps en temps en coïnçant mon nerf sciatique.

 

Voilà ce qui termine cette expédition dans la région mais il nous reste encore Cuernavaca...  On va prendre un trolleybus cette fois... vous embarquez ?

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