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Musée National d'Anthropologie, son histoire

Comme dans beaucoup d'autres lieux similaires, il est interdit de prendre des photos avec flash et les salles sont relativement sombres et/ou il y a la réflexion des vitres.
Par conséquent, je n'ai pas pris de photos.

. Si vous désirez voir des pièces, bien photographiées, cliquez ici vous n'aurez qu'à cliquer sur les vignettes, il y en a pour une quarantaine de pages, vous ne serez pas déçus et c'est inutile pour moi de répéter le travail si bien fait.

En passant, est superbement documenté et la photo provient de leur site.

 

Le 17 septembre 1964, dans le bois de Chapultepec, a été inauguré le moderne édifice qui abrite le Musée national d'Anthropologie.  Il est destiné à faire connaître, en faisant appel aux tous derniers progrès techniques et muséologiques de son temps, l'origine, l'évolution et les apports des cultures préhispaniques, ainsi que les formes caractéristiques de la vie et de la culture des groupes indigènes du Mexique.

Après de longues années de recherches et de préparation pour donner corps au projet du peuple mexicain, l'architecte Pedro Ramirez Vazquez, avec une équipe d'architectes, de muséographes et de chercheurs, ainsi que de plusieurs centaines d'ouvriers et de maçons, est parvenu, en 18 mois seulement de travail intense, à édifier cette magnifique construction qui recouvre 45,000 mètres carrés et qui, actuellement encore, est une des plus remarquables installations muséographiques du monde.  Les salles d'expositions s'ordonnent autour d'un vaste et magnifique patio qui offre au visiteur un grand miroir d'eau surmonté d'un imposant "parapluie".

C'est avec la mise à jour du monolithe de la déesse Coatlicue, le 13 août 1790, alors que le Mexique faisait encore partie de l'Empire espagnol, et suite à l'opportune décision du vice-roi d'alors, le comte de Revillagigedo - qui a placé cette importante découverte sous la protection du patio de l'ancienne Université, situe sur un terrain au sud du Palais de la vice-royauté -, que naît la tradition mexicaine de protéger le patrimoine culturel et que se crée de la sorte le Musée de l'Université, la première institution de ce genre dans le pays.  En décembre 1790, est trouvée la Pierre du Soleil, dont le sort fut bien différent, puisqu'elle a été placée à la vue du public, en bas de la tour sud-ouest de la Cathédrale métropolitaine.

Avec le temps, les découvertes archéologiques successives:  sculptures, récipients, figurines, etc., qui avaient lieu à Mexico et dans sa vallée, se sont accumulées dans ce premier musée, mais c'est en 1825 que le premier président du Mexique, Don Guadalupe Victoria, signa le décret de la création du Musée national qui, comme bien d'autres musées de l'époque à travers le monde, a permis le regroupement de carrosses, tableaux, documents, étendards, etc., qui portaient témoignage du passé récent du Mexique.  Ce réceptacle naissant a ainsi recueilli, outre les pièces archéologiques, des échantillons de l'histoire naturelle du pays.

Au cours de son éphémère empire, Maximilien de Habsbourg, en 1865, du fait de l'étroitesse du local, ordonne que le Musée soit changé de place et tranféré à l'ancien siège de la Maison de la monnaie, où pendant l'époque coloniale, étaient fondus les métaux précieux et frappées les monnaies.  Il s'agissait là d'un splendide palais colonial de l'époque du roi Philippe V, situé dans le grand quadrant de constructions unies au Palais national, dans le centre historique de Mexico.  Là, ont été transportés les grands monolithes pour être installés dans le patio; en fonction des connaissance de l'époque, les collections archéologiques, géologiques, zoologiques, etc., les meubles et les documents de l'époque coloniale et de la Guerre d'Indépendance ont été disposés dans les salons..

Cet ancien Musée a été un lieu fécond pour le développement de la connaissance des anciennes cultures préhispaniques du Mexique et de l'étude de l'histoire du pays.  Là, se sont formés quelques-uns des chercheurs les plus notables de leur temps;  en effet, dans ce climat propice à l'appréciation de l'ancien monde indigène, s'est produit l'événement muséographique le plus important du XIXe siècle:  l'inauguration, en 1887, par le président Porfirio Diaz, du "Salon des monolithes".  Dans la plus grande salle de l'édifice, où autrefois étaient fondus l'or et l'argent, ont été disposées les sculptures, témoins muets des différentes cultures du pays, mais sans aucun ordre ou suite chronologique véritable.  Au centre de la salle, se détachait l'imposante Pierre du Soleil qui, dès ce moment, allait devenir le symbole du Mexique indigène préhispanique.

Au cours des premières décennies du XXe siècle, avec le développement et les progrès scientifiques auxquels étaient parvenues l'anthropologie et l'archéologie, les chronologies se sont affinées, ce qui a permis de situer dans le temps et dans l'espace les diverses cultures aborigènes; ont pu être également définis des critères esthétiques permettant de présenter au mieux les témoignages culturels et artistiques les plus raffinés des peuples préhispaniques; de sorte qu'au milieu de ce siècle, le Musée national d'Anthropologie, d'où l'on avait déjà retiré les objets de l'histoire naturelle, ainsi que ceux de l'histoire nationale, pouvait exhiber dignement ses collections archéologiques et ethnographiques

Avec le transfert du musée dans le bois de Chapultepec, en 1964, il fut décidé, en fonction des recherches et des conceptions muséographiques, que le nouvel édifice devrait abriter les cultures préhispaniques dans les douze salles du rez-de-chaussée, les deux premières en forme de préambule: introduction à l'antrhroplogie et Mésoamérique.  Viennent ensuite la salle des origines, destinée à montrer la préhistoire du pays, puis, suivant le sens de l'évolution et de la chronologie, les salles du Précalssique, de Teotihuacan et Toltèque, montrant les différentes étapes du développement des cultures qui ont existé sur le Haut Plateau central du Mexique avant les Mexicas, dont la salle se trouve au milieu du Musée.  Puis les cinq autres, qui permettent au visiteur d'apprécier les témoignages artistiques et culturels des habitants des autres régions de la Mésoamérique:  les salles d'Oaxaca, des cultures du Golfe, Maya, du Nord et de l'Occident du Mexique.

Le premier étage consacre ses dix salles à la culture des groupes indigènes contemporains les plus importants:  introduction à l'ethnographie; Coras et Huicholes; Purépechas; Otomis; Sierra Norte de Puebla; Oaxaca; Huastèques et Totonaques; Mayas des Hautes et Basses Terres et groupes du nord-ouest.

Réf.:  Musée National d'Anthropologie par Felipe Solis
© Monclem Ediciones et Casa Editrice Bonechi
traduction française: Chantal Rosse et Alain Grebot

Un mot sur la Pierre du Soleil (Calendrier Aztèque - photo ci-haut)

Découverte

La Pierre du Soleil a été découverte à la fin du XVIIIème siècle dans la ville de Mexico, pendant les travaux de construction de la nouvelle cathédrale. Elle se trouvait sur la pyramide double de Tenochtitlán, dédiée à Tlaloc et Huitzilopotchli, dieux de la pluie et de la guerre, mais aussi dieux de l'Homme nouveau et de la guerre fleurie. Cette pierre basaltique circulaire à un diamètre de 3.59 m de diamètre et pèse 25 tonnes.
Datant de l'époque d'Axayacatl (6ème roi Aztèque), elle est sans doute une réplique d'une pierre originale qui se serait perdue dans un lac situé de nos jours à côté du musée d'anthropologie de Mexico. La Pierre du Soleil, également appelée " calendrier aztèque " est non seulement un calendrier mais aussi une pierre commémorative d'une date sacrée car comme les stèles mayas, certaines pierres aztèques rappelaient une fête rituelle célébrée tous les 52 ans. On retrouve en effet gravée sur cette Pierre du Soleil la date du 13 Acatl qui marqua la fête du Feu nouveau en l'année 1479.

Explication

La Pierre est constituée de 8 cercles concentriques qui forment des couronnes circulaires. Dans le cercle extérieur qui entoure le tout, deux serpents se rejoignent, tête en bas, en crachant.. En tant que 8ème mouvement d'inertie, ils fixent les limites du monde visible. Les 2 serpents sont divisés en 13 segments (13 cieux) et sont l'image de l'Univers qui contient tout. Ils sont le yin et le yang, le jour et la nuit qui nous enveloppent. Ils sont aussi la Voie lactée, la galaxie qui contient notre système solaire parmi tant d'autres. Pour les Aztèques, la Voie lactée représente la force d'expansion la plus grande par rapport à l'homme, avant d'arriver à la Totalité absolue. L'intermédiaire entre l'Homme et les étoiles est le soleil, centre du système des rapports planétaires et en conséquence, centre de la Pierre du Soleil. C'est ce centre qui capte directement les énergies.

C'est le cercle central qui est représenté par le visage du Soleil et ses deux griffes qui saisissent des cœurs pour se fixer à l'univers. Il est symbole de vitalité et du "mouvement immobile". Sa langue matérialisée par un couteau d'obsidienne, symbolise le sacrifice de soi-même, source de vitalité et de création de la cinquième ère.

Les bras de la croix sont formés par les glyphes des quatre ères précédentes, liées aux quatre éléments, où apparaissent les dates correspondant à la fin des Eres Cosmogoniques du calendrier. Ce cercle tourne de gauche à droite, suivant le mouvement apparent des étoiles.

Il contient les 20 glyphes correspondant aux 20 jours du mois.

Il représente les 260 jours du calendrier sacré. On y retrouve en effet 52 cases contenant chacune 5 points, ces derniers matérialisant un jour chacun (5 x 52 = 260).

Il est lié à la planète Mars, dont la révolution synodique de 780 jours équivaut à 260 x 3. La planète Mars est la grande différenciatrice et séparatrice des mondes, semblable au rayon mystique du feu qui ouvre les eaux primordiales.

Il correspond à la planète Jupiter, le joyau du ciel. Les cercles 5, 6, 7 sont étroitement liés car ils constituent l'unité Mars-Jupiter-Saturne. Saturne et Mars forment deux franges successives qui relient les jours et la Voie lactée. Elles établissent ainsi le rapport entre le monde planétaire et le monde stellaire.

Le Cercle de Saturne. Cette frange composée de 28 petits arcs (qui rappellent les vertèbres du serpent) est dédiée à Saturne. Chaque planète des cercles 5, 6 et 7 représentent un par conséquent toutes les significations associées à ces Dieux.

C'est le cercle de la Voie lactée. La Pierre du Soleil est limitée par deux demi-cercles sous forme de deux serpents en flamme, Xiucoatl représentant la Voie lactée. Les deux serpents naissent du hiéroglyphe du 13 Acatl qui indique la date de la célébration du Feu nouveau. Les queues des deux serpents, leurs écailles (12 de chaque côté), leurs têtes représentent les divers cieux. La Pierre du Soleil commémore un cycle de 52 ans, au moment du Feu nouveau (13 Acatl) quand les étoiles indiquent par la constellation des Mamashuastli que la Vie va reprendre.

Les étoiles créent ainsi un lien entre l'homme et les phénomènes non seulement agraires mais cosmiques. Cette énergie double se dédouble en deux serpents, qui dessinent l'axe vertical de la pierre entre leurs queues et leurs têtes. Le diamètre horizontal est indiqué par les griffes du Soleil qui essaient de se fixer au cœur du ciel. Les deux axes créent les 4 directions de l'espace, pointées par les 4 flèches du bouclier solaire. Une représentation confirme la notion de combat perpétuel qui maintient la vie du système. De la gueule des deux serpents cornés (dont les cornes à 7 cercles nous signalent les Pléiades et la Grande Ourse), on voit jaillir les visages de Tonatiuh le Soleil, dans son parcours Est-Ouest (à droite), et de Xiutecutli comme Saturne, le Temps et la Nuit dans son parcours Ouest-Est. Leur interpénétration donne le 8e mouvement.

Réf.:  Mexique-fr.com

 

Jardins flottants de Xochimilco

Ça vous tente d'aller faire une petite promenade sur l'eau ?  Suivez-moi au Jardins flottants de Xochimilco.

Les jardins de fleurs, ou chinampas, sont célèbres dans le monde entier ; c'est ici qu'à l'époque aztèque vivait toute une population de maraichers qui alimentaient la capitale en fruits, légumes et fleurs. À cette époque ces canaux arrivaient jusqu'au cœur même de Mexico et furent le principal moyen d'acheminement de toutes sortes de marchandises. L'importance de ces canaux aussi bien pour le commerce que pour drainer les eaux de la ville, était donc capitale.

Les jardins flottants, que l'on peut voir de nos jours, sont pour partie les restes des aménagements des îles artificielles (chinampas) que les Aztèques avaient effectués sur la lagune du lac Texcoco. Après l'arrivée des espagnols on y a élevé le beau couvent de San Bernardino Sienne, patron de la ville. Près de San Bernardino, la jolie Capilla del Rosario date de 1768, recouverte de stuc et de céramiques de Puebla. Tous les jours se déroule le traditionnel marché aux fleurs de la Madreselva. Lieu de villégiature, Xochimilco est devenu, petit à petit, pour les Mexicains le lieu d'une promenade dominicale très courue. On y vient avec la famille se retrouver sur les quelques 150 barques multicolores à fond plat (trajinera) - richement décorées, baptisées de doux prénoms féminins : Lupita, Carmen, Adelita etc. - qui, entre ces îlots enserrés dans un réseau de canaux, croisant des peupliers et des saules, tournoient au milieu des marchés flottants et des orchestres de mariachis.

Une Chinampa est une surface cultivable artificielle créée dans les zones lacustres de Mésoamérique.  Cette technique d'agriculture utilisée par les Nahuas et en particulier par les Aztèques, permettait de subvenir à plus de la moitié des besoins en nourriture de Tenochtitlán, la grande capitale de l'époque (aujourd'hui Mexico). Ce mot d'origine nahuatl signifie littéralement « lieu de la clôture de canne » (chinámitl, clôture de canne, -pan lieu), c'est-à-dire une parcelle de culture; il est parfois traduit par « jardin flottant ».  Les chinampas se présentent sous la forme d'un réseau de canaux et d'îles artificielles, généralement rectangulaires, dépassant d'environ un mètre de la surface de l'eau.  Des canaux étaient tout d'abord creusés pour faciliter l'écoulement de l'eau. On disposait ensuite cette boue très riche en nutriments sur l'île, maintenue par un réseau de branches de canne (jonc, canne de maïs) et de feuillage. Des semis était ensuite réalisés dans un mélange de boue et de feuillage, qui étaient enfin déposés sur l'île. Des arbres étaient également plantés afin de limiter l'érosion de l'île par l'eau.  Les principales cultures étaient du maïs et des haricots mais on cultivait également pommes de terre, avocats, tomates, goyaves, amaranthes, piments, ainsi que des fleurs qui étaient très utilisées dans les cérémonies.  Cette technique permettait de récolter quatre fois par an, en variant les semis et la quantité d'eau et de boue.  Le déclin des chinampas s'est produit lors de l'arrivée au XVIe siècle des conquistadors espagnols qui apportèrent des nouvelles techniques de cultures et des animaux domestiqués, inconnus alors des Aztèques comme le cheval et le bœuf. Ceux-ci ont ainsi facilité le transport et le commerce de la nourriture qui n'avait ainsi plus besoin d'être produite sur place.  Aujourd'hui ce type de culture a pratiquement disparu. Certaines parcelles ont été préservée dans la délégation de Xochimilco de Mexico et sont désormais inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Je ne veux pas vous mettre toutes mes photos pour ne pas "brûler le punch" mais celle-là vous donne une idée de ce qu'est une chinampa !

Grands Ballets folkloriques de Mexico

Une autre belle activité à Mexico dont je peux me permettre d'inclure dans mon site, puisqu'il est mentionné dans la publicité de Caravanes-Soleil, est le spectacle grandiose des Grands Ballets folkloriques de Mexico "Amalia Hernandez".  Ce "ballet", qui n'en n'est pas un au sens propre du terme, représente la conservation de la musique et de la danse traditionnelles du Mexique.  Les danseurs portent des costumes fabuleux et somptueux, qui se réfèrent aux multiples racines, notamment indiennes et espagnoles de l’histoire mexicaine : une indispensable touche de gaité et de vitalité. Le Ballet folklorique de Mexico est un des spectacles les plus fascinants qu'il m'a été donné de voir.  Plus de 40 artistes se produisent sur scène dansant les rituels mexicains.  Un voyage chorégraphique merveilleux et haut en couleur !  Tout un spectacle... on ne se lasse pas, croyez-moi !

Fondé en 1964, il n'a pas fallu longtemps avant qu'il devienne l'un des ballets les plus exceptionnels du Mexique.  L' excellence artistique de ces danseurs et danseuses et le respect profond pour l'expression traditionnelle du folklore ne sont pas passés inaperçus. L’organisation nationale des chroniqueurs de théâtre et de musique leur a accordé le titre de meilleur ballet folklorique du Mexique pour son authenticité et sa qualité artistique. Ce ballet a été présenté dans presque toutes les villes principales du Mexique, dans d’autres pays d’Amérique, en Asie et en Europe, où ils ont obtenu de nombreuses récompenses.

Voici un tout petit échantillon...

Je termine cette page de 2 jours à Mexico.  Évidemment, nous avons visités plus de lieux que ça et avons eu plus d'activités mais je me dois de préserver le caractère confidentiel du programme de l'organisation Caravanes-Soleil.

Maintenant dépêchez-vous, l'autobus nous attend pour retourner au camping de Teotihuacan.  Demain on repart en caravane...  Le Mexique ce n'est pas seulement Mexico... on a d'autres villes à visiter...  Tout l'monde à bord...  Puebla, Cholula et Tlaxcala ça vous l'dit de venir y faire un petit tour ?  On prendra le Turibus... allez... cliquez sur ma petite pancarte pour être du voyage.

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