Eh oui, un autre voyage au Mexique...
Eh oui, encore en caravane... 
Pourquoi me direz-vous…

 

Si vous venez lire mes carnets de voyages, c’est que vous aimez voyager.  Pourquoi, vous, vous voyager ?  Je crois qu’il peut y avoir autant de réponses que de gens… mais dans l’ensemble on voyage pour le plaisir, surtout à mon âge – lolll

Je crois que voyager relève de nos racines les plus anciennes… de plus, je suis sagittaire (ça dit tout).  De tous les temps, l'homme a toujours éprouvé le besoin de partir de chez lui, d'aller ailleurs, que ce soit pour des raisons de survie (comme pendant les grandes migrations de la Préhistoire), que ce soit par désir de découvrir et de conquérir d'autres terres (Marco Polo ou les grands explorateurs), que ce soit pour des raisons économiques (comme les marchands du Moyen Age ou les grands conquérants espagnols, anglais, portugais ou français) ou que ce soit pour se cultiver et devenir adulte comme, au XIX° siècle, les fils des familles riches qui partaient faire le tour du monde avant de rentrer dans la vie active. 

Bon, ça c’est le passé… mais aujourd’hui, pourquoi vous voyagez car ma question va plus loin, c’est bien certain.  Qu'est ce qui vous pousse à voyager? Pourquoi se couper des gens qu’on aime et qui nous aiment.  Pourquoi  faire des milliers de kilomètres, de vivre différemment, de manger autrement et risquer parfois les problèmes mécaniques ou les problèmes tout court ? 

Certains peuvent voyager pour fuir quelque chose, comme le stress du boulot, la routine quotidienne (métro, boulot, dodo), pour voir autre chose que la maison d’en face, pour sentir autre chose que le sapinage, pour goûter autre chose que les sandwichs de baloney ou le pâté chinois, pour trouver l’essence de leur vie ou pour oublier une personne ou leur « misérable » vie.  On peut aussi chercher à fuir la bruyante ville, la trop tranquille campagne, la pollution, les gens qui ne savent plus vous saluer ou même vous sourire, etc…  Toutes ces raisons sont bonnes !

Mais au-delà de ces réponses plutôt négatives, il y a aussi le positif :  l’envie d’explorer, de se nourrir de différences, de retrouver son regard d'enfant en s’émerveillant devant le spectacle parfois époustouflant d’un paysage, d’un lever ou coucher de soleil, de se charger la tête d’images plus belles les unes que les autres, de remplir notre cœur du bonheur partagé avec ces gens d’ailleurs mais aussi avec les caravaniers qui viennent de milieu différents et qui ont leur propre expérience de vie qu’ils partagent volontiers avec les autres caravaniers, ce qu’ils ne feraient peut-être pas en temps normal…  Plaisir des sens, plaisir des idées, plaisir de la fête et des vacances mais également plaisir de la construction de soi parce que l'on y décèle parfois des nuances, aussi légères soient-elles, quand on revient.  Prendre du recul sur notre situation actuelle dans son propre pays et ainsi se comprendre un peu mieux peut-être.  Plaisir également de redécouvrir notre cœur d’enfant, sans artifice, apprendre à recevoir et à donner cette belle énergie qui nous permet de continuer notre voyage sur terre, rebâtir notre mieux-être mais également « se rendre meilleur ».

En voyage, tout est plus intense… le regard que l’on porte sur autrui, sur ce qui nous entoure, sur les émotions aussi… ça nous remet « dans la vie ».  Après la fatigue du retour, on revient plus serein, plus « fort » vis-à-vis de notre propre vie.  Les bêtises sur lesquels on passe nos journées à s’énerver nous passent par dessus la tête, on parvient mieux à relativiser les petits problèmes qui nous semblent insurmontables et les remarques blessantes de certaines personnes que l'on doit côtoyer tous les jours nous semblent plus dérisoires. Pourquoi ? Parce qu’en voyage, on rencontre des gens intéressants, des gens extraordinaires, des gens qui prennent le temps de s’arrêter et de te parler, des gens avec qui on peut échanger tout un tas de choses, des gens qui n’ont pratiquement rien et qui se démerdent avec 50 pesos et qui sont HEUREUX EUX !  Et ce bonheur là, cette façon de percevoir la vie eh bien je crois qu'on en ramène un peu avec nous.  Vous ne croyez pas ?

Et le faire en caravane nous permet de passer du temps fort agréable et de qualité avec une multitude d’êtres tous aussi différents les uns des autres mais tout aussi charmants et captivants dans leurs façons d’être.  Et même si les moyens financiers des caravaniers peuvent varier beaucoup, cette différence n’a plus d’importance car nous avons tous une passion commune – voyager en VR – et c’est ce qui fait que l’harmonie, la bonne entente, la chaleur humaine sont au rendez-vous la plupart du temps.

En un mot, pourquoi voyager… ben simplement parce que cela peut nous rendre heureux, peut-être meilleur mais surtout ça nous garde plus jeunes ! 

Ce long préambule m’a paru nécessaire car vouloir raconter pour une xième fois un voyage que je refais à chaque année au Mexique, toujours en caravane, peut être itératif.  De plus, comment aborder un itinéraire caravanier sans compromettre la confidentialité d’un circuit commercial tout en vous captivant un tant soit peu.  C’est le défi que j’ai à relever mais je voulais par mon avant-propos vous faire comprendre qu’au-delà du paysage Mexicain, il y a cette soif d’apprendre des personnes que je côtoye et des lieux qui m’interpellent. 

Pour la partie "américaine" du voyage, j'ai cette année ajouté des petites capsules sur les états traversés.  Je les ai mis de couleur différentes, comme ça, si cela ne vous intéresse pas, il vous sera facile de "sauter par dessus".  Voilà... je commence...

 

Le voyage se fait du 31 octobre 2009 au 12 avril 2010 sur 3 circuits de caravanes

Nous quittons notre campagne lanaudoise le 31 octobre 2009 à 7h40 du matin.  Le départ est quelque peu cahotique:  1) les freins sur la roulotte ne fonctionnent pas  2) le frigo refuse de s'allumer (curieux de dire d'un truc froid de s'allumer - lolll) et 3) mon chauffeur préféré avait un bon gros rhume qui l'empêchait de faire de bonnes nuits ces derniers jours.

Comme d'habitude, on doit traverser l'Ontario et les états américains, notre rendez-vous se trouvant à Mission au Texas.  Cette fois, on ne se fera pas prendre aux Douanes de Détroit, car ils en ont pour 2 ans encore à être dans les travaux de restructuration.  On traversera à Sarnia.  À Napanee on roule sous une pluie diluvienne et des vents à vous écorner un boeuf. De plus, le vent est de face, ce qui est difficile certes mais coûteux en essence et fatiguant sur la conduite pour mon enrhumé de conducteur ! On s'arrête près de London pour souper aux alentours de 20h30. La 401 nous a fait traverser des paysages nivelés par des terres agricoles onduleuses et semi-boisées.  D'autres sections sont plus vallonnées et agrémentées de secteurs plus boisés mais personnellement je trouve la 401 bien longue, pour ne pas dire ennuyante, surtout au retour- lolll.  L'Ontario était réputé pour ses terres à tabac, comme "notre" St-Thomas de Joliette mais maintenant ce sont les tomates, les fèves de soya, le maïs, les betteraves à sucre et les petits fruits.  Près de Sarnia on y retrouve des productions de caoutchouc synthétique et du pétrole. 

Traverser "aux lignes" à Sarnia fut de tout repos et on arrive à notre premier coucher au Flying J de Grand Ledge (Lansing) aux USA, au Michigan.  Le Michigan possède, outre les terres agricoles, des forêts de pins, d'érables, d'hêtres et de chênes.  Ces forêts couvriraient près de la moitié du territoire étatique mais la 69 que nous parcourons nous fait voir surtout des terres agricoles notamment les céréales, le soja, la betterave à sucre, la pomme de terre, les légumes et arbres fruitiers.  On y retrouve également des ressources en élevage laitier, de bovin et de volaille (ah faut que je vous raconte une petite anecdote) et du forage minier dont le fer et le cuivre, l'argent, la potasse, le charbon, le sel gemme, le pétrole et le gaz naturel. 

Heureusement, le deuxième jour, le soleil est au rendez-vous et comme il fait plus chaud, mon frigo décide d'arrêter de nous bouder.  On ne s'en plaindra pas !  On traverse Indianapolis, en Indiana, vers 13h, le frigo tient l'coup, le mari aussi mais fatigué.  Je prends donc la relève pour conduire pendant une "grosse" demi-heure (c'est mon premier essai avec la roulotte) mais les freins de la roulotte refusent toujours de fonctionner malgré diverses manipulations de mon homme pour connaître le problème.  Même si on a emprunté la 70, le paysage de l'Indiana (mot qui signifie "terre indienne") ne change pas vraiment. On arrive à notre deuxième Flying J à Effingham, Illinois, juste à temps (nous on se croit à 16h30 mais il est en réalité 18h30 - lolll) car 20 minutes plus tard, toutes les places étaient prises. En dehors des grands centres urbains, l'Illinois demeure agricole avec des cultures de cérales et un élevage axé sur le porc, les moutons et l'exploitation laitières.  Dans une moindre mesure, on y pratique aussi la culture du maïs à pop-corn, des citrouilles et on s'adonne à la viticulture. 

Ah oui... mon anecdote...  comme toujours, quand on passe aux douanes américaines, donc en anglais, on nous demande si on a de la bouffe.  J'avais briefé mon mari de ce que mon frigo contenait.  Et mon mari ne parle pas très bien l'anglais... ce qui fait qu'au lieu de dire "chicken" (poulet) il dit "poultry" (volaille).  Mais poultry signifit plutôt le poulet qui picosse dans la cour, donc vivant... ce qui fait que le douanier l'a regardé d'un air incrédule et ça lui a pris quelques secondes pour "décortiquer" que la poultry en question n'était pas en cage - lolll.  On l'a bien rit !!!

On repart et je conduis à nouveau en ce troisième jour (non, je vous numéroterai pas tous les jours - lolll), question de me familiariser avec camion/roulotte au cas où... donc on arrive à un Wal-Mart... et je n'ai pas le choix d'y entrer...  j'ai fait ça comme une grande... mais un stationnement d'un WM c'est grand me direz-vous mais il fallait tout de même que je négocie 3-4 virages pour m'y rendre.  En tout cas, moi, j'suis fière de moi...  On doit traverser St-Louis, Missouri et bifurquer sur la 44. En passant, Missouri veut dire "ceux qui ont des canoés".  Faut dire que tous ces noms proviennent de noms indiens puisqu'ils étaient là avant nous.  Mais il y a un autre petit point rigolo avec cet état:  le sobriquet officieux du Missouri est le Show-Me State, par exemple sur les plaques d'immatriculation. L'origine de cette appellation n'est pas connue avec certitude. Certains pensent qu'elle est due à un politicien du Missouri, le U.S. Congressman Willard Duncan Vandiver qui aurait, dans un discours, exprimé son incrédulité en citant d'où il venait et en concluant qu'on « devait le lui montrer » (show me). D'autres sont d'opinion que l'appellation est due à un sarcasme populaire envers des briseurs de grève dans le Missouri, qui n'auraient pas été familiers avec les techniques minières du Colorado : « il vient du Missouri, donc on doit lui montrer [comment on fait] ». Les actuels habitants du Missouri l'interprètent comme reflétant leur vigueur, conservatisme et incrédulité.  Bon... je m'écarte du sujet... je disais donc qu'on se retrouve, le soir venu, dans un autre Flying J, à Joplin toujours au Missouri et André va au service pour chercher des endroits pour faire réparer les freins. On se couche tôt pour pouvoir être au garage à la première heure le lendemain matin. Je téléphone à un "Trailer Service" et on me dit ouvrir à 8h et qu'on pouvait réparer mes freins.

Donc, le lendemain on se présente... mais ce "service" était pour les gros "trailer" ie les gros camions de 53 pieds. On nous envoie donc chez un concessionnaire de VR. On attend car pas ouvert et le monsieur à la réception, avec son air bourru, nous refuse. Qu'à cela ne tienne, on vient de se rendre jusqu'ici sans freins, on peut bien en faire encore quelques kilomètres. On repart... Rendus à Pryor, Oklahoma, on trouve un petit garage le long du higway où ils font la réparation des trailer pour chevaux. Ils ont des brakes eux aussi... alors on s'arrête. Et c'était un fil défectueux que le gentil monsieur nous répare. Fait cocasse... Pryor est justement la ville où l'an dernier on est resté pris avec une transmission qui a dû être changée. Encore une fois Pryor n'est pas dans mes "prières" - lolll.   Le nom Oklahoma veut dire "peuple rouge" (on reste dans les indiens - loll).  On a tous en tête l'affreux attentat d'Oklahoma City du 19 avril 1995 (bien oui, déjà) mais au delà de cela, l'Oklahoma est assez propère:  le secteur primaire repose sur l'agriculture, certes, mais on y fait aussi la production de gaz naturel et de pétrole. Les autres activités sont l'aéronautique, les télécommunications et les biotechnologies.  Avant la crise économique de 2008-2009, l'État connaissait l'une des plus fortes croissances économiques du pays. On arrive au Flying J de Checotah, Oklahoma, vers les 16h où l'on prend notre temps pour relaxer. Nous sommes les seuls à dormir là. Mais... réveillés à 4h du mat par le préposé à l'entretien qui décide de laver ses trottoirs et stationnement avec une machine à jet et un gros compresseur. À 4h ça réveille ça mes amis !!!

Au jour 5, on traverse au Texas.  Chemin faisant, on s'arrête aux Outlets d'Hillsborrow pour s'acheter un peu de linge.
Petite anecdote: je vois une pancarte sur une pile de T-Shirts "$9,99 if you buy 2 solids T-Shirts". Je prends un T-Shirt rayé bleu et blanc et un bleu uni. Arrive à la caisse, on me facture $14,99 chacun. Je sors du magasin tout en regardant ma facture... je vois le prix... et je reviens au magasin pour demander pourquoi on ne m'a pas donné la réduction. On m'explique que le "solid" voulait dire un chandail de couleur uni (plain) et comme j'avais pris un rayé (pourtant dans la même pile que les unis) ils m'ont facturés les 2 T-Shirts au prix régulier. J'ai retourné le rayé et pris 2 bleus unis. Ce qui fait que j'ai économisé mon $16 et quelques. Non mais... ça frise la fausse représentation et moi "solid" j'ignoraire ce que ça voulait dire.

Nous voilà maintenant au Flying J de Wacco, Texas, aux côtés de 3 autres VR québécois qui pour 2 du moins se rendait qqpart au Texas x 1 mois et descendaient jusqu'en Floride pour le reste de l'hiver. Quant au gros Classe A à côté de nous, pas vu ni l'homme ni la femme, juste la plaque qui était québécoise. Ce Flying J était super bruyant... pourtant ce n'était pas notre première fois à ce Flying J mais première fois placés au bord de l'entrée. Ce qui fait qu'on entendait tous les gros camions-remorques entrer et souvent ils freinent avec leurs freins jacobs. Anyway... moi j'ai réussi à dormir ayant des bouchons. Le mari ne peut pas les supporter, ce qui fait qu'il n'a pas dormi bien gros.

Le Texas... situé au nord du fleuve Rio Grande, le Texas a d'abord été une colonie espagnole avant de faire partie du Mexique.  Ben oui, le Texas appartenait au Mexicains !!!  C'est en 1845 qu'il est devenu un état américain.  Cet état attire de nombreux immigrants latinos de par sa promiscuité avec le Mexique.  Son économie repose sur l'élevage, les hydrocarbures, les industries pétrochimiques et de haute technologie (aérospatiale et biotechnologies) soutenues par un réseau dense d'universités.  La culture du Texas reflète des influences et des héritages multiples: amérindiens, afro-américains, anglo-saxons et hispaniques.  L'identité de l'État repose sur un folklore vivant:  rodéo, western, country, le tout associé à l'image mythique du cow-boy !

Au sixième jour, on part de notre Wacco bruyant vers les 8h et on se rend aux Outlets de Round Rock (toujours au Texas) pour y faire d'autres achats. Croyez-moi que j'ai surveillé les pancartes - lolll. On y passe 3 heures à se promener d'une boutique à une autre et on prend notre temps pour dîner dans le VR stationné en arrière des boutiques. Par la suite, on reprend la route pour se rendre à San Antonio, un autre Flying J sur la 10 (on sort un peu de notre trajet mais à peine). On y passera 2 nuités (jeudi et vendredi soir) car nous sommes en avance sur notre temps. On se garde 3 jours de "sécurité" pour descendre au cas où nous aurions des difficultés mécaniques. Comme ce ne fut pas le cas cette année, nous sommes donc en avance car notre camping à Mission nous attend que le 9 novembre (départ de la caravane le 14). On en profite moi pour faire mes comptes à l'ordi, me laver à mitaine ainsi que la tête, lire et relaxer. Comme on a eu des petits problèmes de frigo avec gèle-dégèle, le petit congélateur est plein de givre. On en profite aussi pour vider le tout, le dégivrer et le nettoyer. André quant à lui s'occupe de vérifier tous ces trucs de roulotte et camion.

Le samedi, on reprend la route mais pas pour se rendre trop loin. Il y a un Wal-Mart à Alice et on va voir si on peut coucher là. Si oui, on y passera également 2 nuités car André voudrait faire faire son changement d'huile. Après un départ relativement tard comparativement à notre habitude (nous avons vidangé et fait le plein de propane et de fuel), nous sommes donc arrivés au Wal-Mart d'Alice - Alice étant une ville et non le nom d'une femme, lolll - où André a pu dépinner pour aller faire faire le changement d'huile sur le camion. Un autre québécois est arrivé tard en soirée et s'est stationné en avant de nous mais on n'a pu savoir de qui il s'agissait car on s'est couché assez tôt merci. C'est que nous utilisons la génératrice pour faire notre souper et regarder les nouvelles d'ici mais après 19h00 on n'a plus l'électricité. Par conséquent, on ne laisse pas les lumières trop longtemps allumées car ça déchargerait nos batteries. On décide d'y coucher qu'une seule nuit finalement et de descendre un peu plus bas. Donc... au neuvième jour, dimanche, on reprend la route vers les 8h30 pour arriver à Edinburg, toujours au Texas, dans un FlyingJ. On y arrive vers l'heure du midi et après le dîner 2 autres québécois se sont joints à nous dans ce stationnement. Ils viennent passer l'hiver au Texas, ils ne font pas parties de notre groupe. On passe un bout d'après-midi à jaser avec eux et on étire notre temps car mes réservations sont juste pour demain, lundi.

Lundi on quitte notre FlyingJ d'Edinburg (on se croirait en Écosse - lolll) vers les 9h car on veut laisser passer le trafic du matin. Nous devons traverser une partie de la ville de McAllen et après tout, rien nous presse. On fait quelques commissions avant d'entrer au camping et nous voilà installés à notre terrain de rencontre pour tous les caravaniers. On nous installe aux côtés de Serge et de Normand, notre chef de caravane. Après quelques infructueuses tentatives pour me brancher à l'internet du camping, c'est Serge qui a réussi - non sans me taquiner - à me connecter. Le monsieur de l'Office avait inverti les chiffres du login et du password ! et moi je cherchais qqchose de super compliqué comme configuration de mon Wi-Fi - lolll. Hello !!!

Demain commencera notre "travail", officiellement je veux dire mais pour tout de suite, c'est une sacrée bonne douche que ça prend et nettoyer ma roulotte.

 

Alors si vous voulez "caravaner" avec moi, vous savez maintenant qu'il faut cliquer sur la petite pancarte...

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