Voyage d'été Îles de la Madeleine
Il est très très rare pour nous de faire un voyage durant la saison estivale. La soeur de mon mari - par conséquent, ma belle-soeur, loll - , s'est mariée en janvier dernier et nous ne pouvions assister au mariage étant donné que nous étions au Mexique à conduire un groupe de caravaniers. Donc, au retour, son mari - par conséquent, le beau-frère, re-loll - nous demande de les accompagner pour une p'tite virée aux Îles. Pourquoi pas... nous n'avons jamais visité ce coin de pays et ça fait des années que je veux y aller (avec Terre-Neuve). Nous voici donc sur la go... mais pas en roulotte !!! Nous partons de St-Damien (Lanaudière) le 29 juin pour se rendre à Magog, lieu de notre rencontre avec Nicole et Alain. C'est un bon 3 heures de route car traverser le fleuve nous fait faire un détour par Trois-Rivières. Mais il fait beau et nous ne sommes pas pressés. Le départ est prévu pour le lendemain matin 9h00. Nous voyagerons à 4 dans leur auto. Ça sera des petites vacances pour nous. Ça fait bizarre de dire "vacances" quand on est à la retraite et qu'on ne travaille plus mais le fait de se faire conduire et guider, oui ça sera sans aucun doute des vacances car nous sommes habitués à mener nos groupes avec les caravanes au Mexique durant l'hiver. En ce mercredi 30 juin 2010, nous prenons donc la route, non pas à 9h00 comme prévu, mais à 10h00 après avoir goûté aux bonnes crêpes d'Alain. Le temps est incertain mais nous avons de la route à faire, pas trop grave, pour l'instant du moins. Quoique à 10h c'est ensoleillé mais on nous annonce des averses en cours de journée. C'est Alain qui conduira (il sera au volant tout au long du voyage), sa femme Nicole, affublée d'une lombalgie, est passagère à l'avant et nous, comme un beau p'tit couple d'amoureux, nous sommes en arrière profitant des paysages bucoliques de notre beau Québec. C'est vrai que c'est beau "chez nous" ! On s'en rend compte quand on revient au pays après quelques mois d'absence.
J'ai déjà passé par Cabano mais de là à s'arrêter, c'était la première fois. La ville de Cabano se déploie en bordure du lac Témiscouata, dans la vallée du Ténusciyata, sur un vaste territoire de près de 122 kilomètres carrés. La ville se trouve à environ 55 kilomères au sud-est de Rivière-du-Loup, à mi-chemin entre cette ville et Edmundston, au Nouveau-Brunswick. On se trouve un petit motel (un Super 8) annexé à une station d'essence Shell. C'était abordable comme prix, les chambres super propres et grandes et le petit déjeuner inclus. Quoi demander de mieux ? Pas loin, il y a un Mike's où une petite marche nous aide à se mettre en appétit pendant qu'on s'y rend et à digérer au retour. Le lendemain, on reprend la route et longer le lac Témiscouata est de toute beauté ! C'est le plus grand et le plus beau plan d’eau de tout l’Est du Québec. Une fois rendu au Nouveau-Brunswick, on s'arrête à Hartland pour y admirer le plus long pont couvert, 1282 pieds de long. Le pont Hugh John Flemming a été construit il y a 50 ans et traverse la rivière Saint-Jean près de la route 130 (anciennement l’autoroute Transcanadienne). Cette journée là se termine à Moncton pour coucher mais oh surprise... comme nous sommes le 1er juillet, se trouver des chambres, sans être problématique vraiment, disons que nous sommes arrivés juste à temps pour en obtenir deux de libres. Un petit souper à la Maison du Pêcheur de l'autre côté de la rue nous donne un avant-goût de ce qui nous attend aux Îles comme produits de la mer. Petit déjeuner à l'hôtel là aussi et on reprend notre route le 2 juillet. On passe par la Baie de Fundy mais la marée montante ne nous a pas permis d’arrêter aux rochers de Hopewell (pas grave, nous les avions déjà vues dans un voyage précédent avec nos enfants) et en raison également de l’heure de notre traversier, à Souris à l'Île du Prince-Edouard, pour rejoindre les Îles de la Madeleine. Toujours impressionnant de traverser le Pont de la Confédération. Avec ses 12,9 km, c'est le plus long pont au-dessus d'une étendue maritime prise par les glaces dans le monde.
On a fait aussi une couple d'arrêts ici et là. Alain est un amant de café Tim Horton, ce qui fait que nous nous arrêtions assez souvent et c’est même devenu une inside joke que ces arrêts répétés pour se vider la vessie et la remplir à nouveau de café - lolll. Par contre, ça nous donne l'occasion de nous dégourdir les jambes et le dos pour la belle-soeur qui va de mieux en mieux. Ce qui est agréable avec Alain, c'est que nous ne voyageons pas du point A au point B, comme a l'habitude de le faire mon mari. Non, il se permet de bifurquer légèrement de la route tantôt pour nous amener voir un paysage quelconque ou tantôt pour nous détendre en marchant dans une rue de telle ou telle municipalité où nous en profitons pour se rafraîchir ou nous restaurer. C'est très relax et super agréable d'autant plus qu'il connait les endroits comme sa poche !
Le climat est difficile aux îles, ben pour moi en tout cas. Les 4 premiers jours furent so-so… pas vraiment de pluie mais un ciel menaçant par période suivi de quelques percées de soleil. Ça ne nous a pas empêché de visiter tout ce que nous voulions mais c'était un peu moins agréable et quelquefois difficile pour la photo. Et que dire du vent !!! Leur vitesse peut atteindre 40 km/heure avec dominance sud-ouest. Il y a même une journée que le vent a frisé les 70 km/heure. Ça décoiffe en joualvert... mais le linge sèche par exemple... en autant qu'il n'y a pas trop d'humidité en provenance de la mer et de crachin salin. Je parle de "corde à linge" car c'est quasiment la marque de commerce des Îles. Ce qui m'a également séduite, c'est la variété de fleurs sauvages que l'on rencontre partout. En effet, les champs et prairies de même que le bord de la route offrent une très grande variété de fleurs. Que l'on pense à des Marguerites blanches, des Boutons d'or, du Trèfle rouge ou blanc, le Trèfle alsike ou pied-de-lièvre, de la Vesce jargeau, du Mélilot jaune, Verge d'or, Immortelle blanche, Épilobe à feuilles étroites et orge... sont quelques unes des plantes qui vous attendent. J'ai d'l'air bien savante comme ça... mais ne vous y trompez pas... je sais lire les petites revues touristiques - lolll. Je ne peux pas rapporter jour après jour ce que nous avons visité et fait car je n'ai pas pris de notes. J'vous l'ai dit... j'étais en vacances ! On a fait les boutiques de La Grave, bien sûr et quelques autres ici et là, on s'est arrêtés à l'Aquarium des Îles, promenés le long des petits ports en admirant les phares, visités des Galeries d'Art, priés à 2-3 églises, goûtés et achetés de la bagosse au Barbocheux et testés la bière locale À l'abri de la Tempête, savourés le terroir à la Fromagerie Pied-de-Vent, au Fumoir d'Antan, à la Chocolaterie Diane, au Veau des Nathaël de la Ferme Arseneau, pour ne nommer que ceux-là et bien sûr, nous faisions nos provisions à la Coop ou au Marché Tradition, mais surtout à la Boulangerie Madelon et achetions nos poissons et fruits de mer au Cap sur Mer (La Factrie). On a poussé notre exploration jusqu'à faire un petit tour de bateau. Ça devait être en zodiac mais la mer ne nous l’a pas permis. Nous sommes allés découvrir l’Île d’Entrée, toute petite île isolée des autres car elle n'est pas reliée par voie terrestre à l'archipel (voir la carte). Il n’y a qu’une centaine d’habitants anglophones d'origines écossaise et irlandaise et il ne reste que 6 enfants d’âge scolaire (au primaire) sur cette île, les autres devant immigrés pour le secondaire et le collégial. Les 3 comparses se sont aventurés sur la plus haute colline (170 mètres) pour voir l'autre versant, où paissent vaches et chevaux. Moi j'suis demeurée sur le plancher des vaches (c'est l'cas d'le dire) car un genou avait une légère tendance à se bloquer lors des descentes d'escaliers et je ne voulais pas l'agraver. On a terminé notre semaine en se pointant vers Grosse Île où nous nous sommes arrêtés au Old Harry's Beach et à la Mine de Sel pour finir au Festival du Homard à Grande-Entrée par un souper-spectacle (homard que je ne mange pas - lolll) de Laurence Jalbert qui nous a donné une très belle prestation. Bien oui, le souper avait lieu à l'Auberge La Salicorne mais heureusement ils avaient prévu que je viendrais - lolll - ils ont mis une lasagne en "contre-menu" du homard. Ce fut une semaine fort occupée, pleine de belles découvertes mais en ce qui me concerne, une semaine a été suffisante. Non pas que ce n'est pas beau, loin de là... vous allez voir les photos ne mentent pas... mais ce calme m'a suffit. Faut dire aussi que je demeure moi-même à la campagne, dans le bois lanaudois, et que là non plus, il n'y a pas full d'activités... encore moins qu'aux Îles en plus. Donc, quant à voyager, j'aime bien me déplacer davantage pour voir le plus de pays possible. Donc, en une semaine, j'ai tout vu ce que je voulais voir aux Îles... j'suis prête pour un autre coin de pays... Terre-Neuve peut-être !!! Mais je ne veux pas vous laisser sur une note négative car les Îles de la Madeleine possède un patrimoine exceptionnel, des paysages marins d'une grande beauté et un littoral inégalé. Ce fut en quelque sorte un rendez-vous avec une nature riche et fragile de par ses éléments, ses dimensions, ses origines et son évolution. On a rencontré des gens chaleureux à l'accueil proverbial qui reçoivent les visiteurs avec un beau grand sourire. Et que dire de leur langage teinté d'un délicieux accent. Une escale aux Îles de la Madeleine, c'est sans contredit l'occasion de découvrir et de partager un art de vivre que nous avons oublié "en ville" car nul doute que cette façon de vivre est façonnée par l'omniprésence des éléments marins, ce que nous n'avons pas ici, dans ma région.
Non non... je n'ai pas oublié les photos... j'aime ça vous faire languir un peu - lolll. Mais avant, je vais finir mon "petit laïus" (pléonasme volontaire, car un laïus est par définition long et verbeux - lolll) Vous n'y échapperez pas, je vais vous parler un peu du retour... juste un petit peu, promis. Nous avons mis 3 jours nous rendent et nous avions prévu en prendre 4 pour le retour mais oh la belle surprise rendus à Cavendish. Il y avait un festival de musique country - un gros, un big - ce qui fait que nous ne trouvions pas de chambres à louer dans les environs. La préposée au kiosque touristique nous déniche 2 chambres au Slemon Park Hotel & Conference Center à $175 la nuité. Tout en se rendant à cet hôtel, on s'imaginait la grande chambre luxueuse, le bain tourbillon et tout l'kit faste du "grand hôtel"... eh ben détrompez-vous... on s'est retrouvé sur une base militaire - oui oui, vous avez bien lu... une base militaire désaffectée et rénovée en hôtel. Là où les militaires couchaient, leur caserne en fait, ils en ont faits des chambres individuelles et supposément que nous avions "la suite" ! Ouais... pour le faste, on repassera - lolll. Inutile de vous dire que nous ne sommes pas demeurés là un soir de plus et que nous n'avons pas visité Cavendish comme prévu. Nous avons repris notre route. Par contre, au lieu de reprendre l'autoroute du Québec, on a longé le fleuve sur "la vieille route" en passant par les petits villages. On s'est arrêté à St-Jean-Port-Joli, question de se dégourdir un peu et prendre un appéro sur la terrasse d'un petit café après avoir marché le long du fleuve. Ce fut fort agréable d'autant plus qu'il faisait un beau soleil. De retour à Magog le 12 juillet et chez nous le 13. Beau voyage de 2 semaines fort agréable.
Eh oui... c'est le temps des photos... sur le diaporama qui va suivre, vous visionnerez les photos de paysages en vrac. Note: quelques photos ont été mises sur le serveur mais d'autres sont à venir. Problème d'ordinateur qui empêche temporairement de continuer le traitement des photos.
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