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Le Retour

Eh oui, c'est le retour des voyageurs en herbe. Mais avant de prendre l'avion prévue pour le 2 juillet, nous allons descendre lentement en nous arrêtant en cours de route pour des arrêt-dodo.

 

Premier arrêt: Aire de service municipale de Beaune à 330km environ, soit 5 heures de route approximativement mais on doit arriver tôt car il n'y a pas beaucoup d'espace pour les camping-cars car ce stationnement sert aussi aux autobus.

On ne visite rien, on s'occupe de nettoyer le camping-car, de commencer le rangement de nos vêtements et on ira probablement faire laver l'extérieur du motorisé car à proximité il y a un lave-auto "Éléphant Bleu".

 

Le lendemain, on repart, cette fois pour La Magdelaine à St-Alexandre. Un autre 375km à faire mais cette fois on va coucher chez un vigneron, question de faire changement.
Sur la route des tournesols !


Je croyais que dormir en pleine nature, avec les vignes, serait un pur délice de silence. Le "délice" était au rendez-vous mais pas le silence. Nous avons été accompagné par un concert incroyable de cigales au point que j'ai dû mettre des bouchons d'oreilles. Je ne croyais pas que des cigales pouvaient produire autant de décibels - lol.

La tenancière du vignole, une dame de 92 ans, était charmante. Malheureusement son vignole est quasiment à l'abandon et son fils qui travaille à l'extérieur n'a plus vraiment le temps de s'en occuper. Nous avons demandé une bouteille de son vin mais malheureusement m'a-t-elle dit qu'elle n'en n'avait plus. J'ai cru comprendre qu'ils gardaient le peu de récolte pour leur consommation.

Le lendemain on repart pour un petit parcours de 70km pour se rendre à Arles (ville déjà relatée dans le premier voyage) car je voulais acheter des nappes provençales à ma famille et amies. Alors on s'arrête sur l'Aire de service d'Arles qui est un stationnement d'asphalte. Un petite promenade en ville pour retrouver ma couturière de nappes, je passe ma commande et on y retoure environ une heure plus tard. Mais il fait 36 degrés au mercure dans le camping-car et on n'a ni l'air climatisé ni même un ventilateur.

On décide donc de reprendre la route après le dîner car nous n'avons qu'une centaine de kilomètres à faire et de terminer "notre temps" au camping Les Oliviers à La Ciota. Nous sommes le 29 juin et l'avion est prévue pour le 2 juillet. On demande donc à notre locateur de nous apporter un ventilateur, ce qu'il fait avec grand plaisir car la canicule est insupportable. Heureusement que le camping est équipé d'une piscine et de tous les services.

Un petit souper au resto le 1er juillet et le 2, notre locateur vient nous chercher pour nous ramener à notre aéroport de Marseille.

Petite anecdote de l'aéroport: On avait loué une voiture à Joliette pour pouvoir nous rendre à l'Aéroport Trudeau, voiture que nous avions laissé à l'aéroport. Donc, une fois à Marseille, après notre enregistrement, André va dans la bâtisse attenante pour voir s'il ne pourrait pas faire réserver une voiture qu'on prendrait à notre arrivée à Montréal prévue pour le 3 à 14h. Durant son absence, une alerte d'urgence nous oblige à tous sortir de l'aéroport... tout l'monde dehors !!! Le "bordel" pour se retrouver... mais c'est fou le monde car si c'était une alerte à la bombe, nous étions tous piqué devant la bâtisse comme à elle seule elle pouvait nous protéger. Moi je m'étais éloigner beaucoup plus loin dans le stationnement d'où la difficulté pour André de me retrouver. Mais 20 minutes plus tard, on regagnait tous l'aérogare mais par contre pas de voiture qui pourrait nous attendre à l'aéroport.

Message envoyé en urgence à mon fils à savoir s'il peut venir nous chercher pour au moins nous rendre chez lui à Brossard. L'avion partant finalement à 12h05 et on devrait arriver à Montréal vers 14h30 mais encore une fois l'attente des bagages. C'est ma tendre et gentille bru qui est venue nous chercher, dans le gros trafic du centre-ville et pourtant elle était attendu à une soirée scout pour 18h30 la pauvre.

On a fait un beau voyage sans pépin sauf sur la température qui a variée de 3 degrés dans les alpes tyroliennes avec de la neige et des 35-36 en France au retour durant la canicule. C'est fort fatiguant et le voyage sera vraiment terminé une fois "dans nos affaires" et qu'on aura récupéré de ces journées intenses. On a pris notre retraite en 2003, justement pour voyager et j'espère bien remettre ça... pas nécessairement en Europe mais pour sûr qu'on va continuer à voyager !!!

On dit que les voyages forment la jeunesse mais ça épuise la vieillesse !!! Pas grave... on a nos jours d'été (quand on en a un) pour récupérer et repartir l'hiver. Et tant et aussi longtemps que nos santés respectives vont nous le permettent, on partira sous d'autres cieux. Nous sommes des outardes québécoises !!!

C'est vrai que l'Europe c'est l'histoire, nos racines et tout mais malheureusement l'Europe est en train de changer. Si certains croyaient en un pays fort et équitable pour tous les européens, certains sont amers et veulent revenir à "leur petit pays". République Tchèque... impossible de payer en Euros, ça nous prenait des Couronnes. En Allemagne et en Corse, des slogans demandant "la liberté" et j'en passe.

Pour une idée du coût d'un tel voyage, cliquez sur le panneau suite.

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