PAGE 9
 


Bastia

À la porte de l'Italie, dont elle n'est distante que de 70 kilomètres, Bastia est plus que tout autre ville corse marquée par l'empreinte de Gênes avec ses façcades baroques, ses toits de lauze bleutée et ses majestueux clochers. Affairée et grise Vers le sud où s'étagent les banlieues populaires, elle devient résidentielle au nord où les immeubles bourgeois débordent sur le Cap Corse. Au centre, la vieille ville, empreinte d'histoire, a conservé ses ruelles pavées, ses portes cochères, ses églises baroques, ses vieux immeubles aux façades lépreuses et aux persiennes déginguées, ses cordes à linge tissées au travers des rues. Très abîmé par les bombardements de la Seconde Guerrre mondiale, le quartier du vieux port a été, en partie, reconstruit.

Véritable capitale économique et premier port de l'île, Bastia ne sait pourtant pas retenir les touristes. Arrivés par bateau, nombreux sont ceux qui empruntent directement la voie express souterraine qui passe sous le vieux port pour filer vers une autre destination.

Notre camping pour les 3 jours à venir sera Les Sables Rouges qui est plutôt un parking sur la mer devant les portes de Bastia. Environ 2 km au sud de la ville sur la plage Arinella, tranquille et simplement épuipé. Comme on a l'habitude des bords de mer avec nos camping sans service au National Park Seashore de South Padre Island au Texas, on ne sera pas dépaysé et on pourra se reposer avant de retourner sur le continent. Par ailleurs, il y a un train qui nous amène en ville au lieu de faire la route à pied surtout pour revenir après une journée de visite.


en arrire-plan de la marina, Église Saint-Jean-Baptiste

Place Saint-Nicolas

Fondation de la Citadelle en 1381

La Cathédrale Sainte-Marie fut édifiée entre 1604 et 1619. Elle présente une belle façade scandée de pilastres et de chapiteaux. L'église servait autrefois de sépulture et des ossements furent retrouvés sous l'ancien dallage.


Une autre Église Saint-Jean-Baptiste
On ne lui avait pas coupé la tête à ce pauvre Jean le Baptiste sous le commandement d'Hérode Antipas à la demande de sa femme et de sa fille?


Le Palais des Gouverneurs Génois

Façade baroque, elle a abrité l'administration génoise jusqu'en 1768. Il est surmonté d'une campanile et agrémenté d'un donjon qui abrite maintenant l'Ethnographie corse. Une passerelle enjambe le fossé et permet d'entrer dans la cour.

Fait cocasse: À un des angles se situait une dalle de pierre, un "lastrone" dont l'usage était curieux. Quand un commerçant était accusé d'avoir volé sa clientèle, on l'amenait sur cette dalle et après l'avoir mis "cul nu" on l'y laissait toute la journée sous les quolibets de la foule. Dans la soirée, il était ramené dans le lieu de son négoce où les sergents d'armes brisaient son comptoir à coups de masse. Cette banque cassée, "banca rota" en italien a donné le mot BANQUEROUTE !

Je vote pour la restitution de cette méthode !!! - lol

Après des demi-journée (en matinée) de visite à Bastia, on se reposait au camping sur le bord de la mer. En après-midi, André en profitait pour aller marcher le long de la plage. Comme je me retrouvais seule dans ce petit camping car, j’en ai profité pour faire un bon ménage et même laver les vitres.  Troisième jour, re-plage pour André et lecture pour moi. Paresseusement, nous avons décidé de manger au restaurant du camping qui offrait une excellente nourriture. J'ai pris de l'espadon avec salade verte et André a mangé des Gambas (grosses crevettes) à la plancha (il devait se croire au Mexique - lol). C’était super délicieux, le seul inconvénient, le souper avait lieu à 20h – lolll.  Une chance que nous étions reposés. Nous n'avons pas l'habitude au Québec de souper si tard, nous, c'est normalement 18h.

Disons que pour nous, manger Corse, était difficile.  André n’aime pas les saucissons et moi je ne mange aucun fruits de mer mais on a su s'adapter d'autant plus que les restos n'étaient pas monnaie courante préférant garder nos sous pour le voyage. Le plus souvent qu'autrement, on mangeait dans le camping-car. 

On est venu en Corse, justement pour voir des paysages et c’est ce que nous avons eus et nous en sommes très fiers mais on est également heureux d’en sortir car les routes ne sont pas faciles et visiter les villes à flanc de montagne demandent une bonne mise en forme, de bonnes jambes et des pieds sans ampoules..

Demain, on reprend notre traversier. Prochaine destination après avoir recoucher, malgré tout, à l'Aire de Service de Pise sera Florence en Italie.

Allez-vous nous suivre ?

OU