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Corniglia

C'est le village le plus central des Cinque Terre, entre Vernazza au nord-ouest et Manarola au sud-est. Administrativement, Corniglia est un hameau de Vernazza. Historiquement, les origines du village datent de l'époque romaine ; son nom pourrait provenir de la gens Cornelia, la famille romaine à laquelle appartient alors le terrain. Au Moyen Âge, le village est le domaine des comtes de Lavagna et des seigneurs de Carpena et de Luni. En 1254, le pape Innocent IV le donne à Nicolò Fieschi ; il le conserve jusqu'en 1276, date à laquelle le village est acquis par la république de Gênes. Quelques documents de 1276-77 mentionnent l'existence d'un château, dont aucun reste n'a été retrouvé. La seule ruine subsistante de fortifications est un fortin génois datant de 1556. Une église à l'angle de la terrasse Santa Maria, surplombant la mer, s'effondre au XIXe siècle.

Corniglia se distingue des autres villages des Cinque Terre, car il est le seul qui ne descend pas directement sur la mer : la partie principale du village est située au sommet d'un promontoire surplombant la mer Méditerranée à environ 100 m d'altitude, entouré sur trois côtés par des vignobles en terrasse qui en font sa prospérité tandis que le quatrième donne abruptement sur la mer. Pour atteindre le village, il est nécessaire de gravir la Lardarina, un escalier composé de 33 volées de marches totalisant 382 marches, ou d'emprunter la route qui le relie à la gare ferroviaire qui se situe en contre-bas du hameau, sur le rivage. Le village s'articule le long de sa rue principale, la via Fieschi, et de nombreuses maisons dont l'architecture est un peu différente des quatres autres villages car plus basses et très étroites possèdent une façade donnant sur la rue et une autre sur la mer. Corniglia est caractérisée par des rues étroites et par une terrasse depuis laquelle les quatre autres villages des Cinque Terre peuvent être aperçus, deux d'un côté et deux de l'autre.

La via Fieschi relie l'église paroissiale San Pietro à la terrasse panoramique Santa Maria. Après quoi on rencontre la piazza Ciapara sur laquelle débouche la voie carrossable. La rue se poursuit ensuite de façon piétonne et étroite et mène à la place principale, largo Taragio sur laquelle est placé le monument aux morts et qui est dominée par l'oratoire Santa Caterina. Derrière cette église se situe une petite place permettant une vue sur la côte sud des Cinque Terre et située au pied de la tour restant des fortifications génoises de 1556. Après le largo Taragio, la via Fieschi conduit à la terrasse Santa Maria. En face du largo Taragio, un escalier abrupt permet de descendre jusqu'à la mer.

Manarola

Après une brève halte d'avoir pris ces marches, on poursuit vers Manarola, toujours en train. Après Corniglia, Manarola est le plus petit des cinq villages. Administrativement, Manarola est un hameau de Riomaggiore. C'est un de plus beaux villages de Cinque Terre. Son nom viendrait de Manium Arula qui signifie « Autel pour prier les Mani », les Mani étant les Dieux du foyer et de la famille. On retrouve évidemment la splendide église gothique Saint Laurent qui date du milieu du 14ème Siècle. C’est à Manarola que commence le fameux sentier dell’amore qui continue vers le village de Riomaggiore. Ce hameau est située  au bout de la vallée du torrent Groppo. La structure du bourg est étonnante car la base du village se situe en contre bas, les pieds dans l’eau. Les maisons semblent ensuite partir à l’assaut de la colline pour recouvrir totalement le promontoire de pierre qui domine la Méditerranée. Le village est construit le long de la route principale, la via Discovolo, qui recouvre le torrent Groppo. À partir de la côte, le village grimpe rapidement sur une crête rocheuse qui domine la mer Méditerranée et est constitué de plusieurs ruelles étroites, parallèles et reliées par des escaliers. Les habitations de Manarola sont des maisons-tours génoises typiques.

Manarola pourrait être le plus ancien village des Cinque Terre. Les premières mentions remontent au XIIIe siècle, lorsque le village passe sous la domination de Gênes ; l'église San Lorenzo possède des éléments remontant à 1338. La place de l'église est recouverte en 1863. En dehors de cet endroit, le torrent qui traverse le village reste entièrement à découvert jusqu'en 1950. Il est recouvert entre les années 1950 et 1970, en débutant par son embouchure.


Église San Lorenzo de style gothique datant de 1338

Versant de la colline unique à alimentation solaire - scène de Nativité

Riomaggiore

Géographiquement, Riomaggiore est le village le plus à l’est et le dernier village des 5 Terres. Le plus vieux édifices que l’on trouve dans le contre du bourg datent du 13ème siècle. Leur conservation est remarquable. La côte n'a pu être colonisée qu'après le Xe siècle, avec l'expansion de la république de Gênes qui avait les moyens de la protéger. Les habitants occupaient auparavant l'intérieur des terres.

Typique des Cinque Terre, le village de Riomaggiore est situé dans la vallée du torrent Rio Maggiore, antique Rivus Major duquel il tire son nom. Près des ruines de l'ancien château du XVIe siècle, s'élève l'église Jean le Baptiste construite en 1340. Comme de nombreux villages de pêcheurs ligures, les maisons-tours, très colorées, sont peintes de chaudes nuances d'ocre et sont construites en bordure de falaises et accessibles par l'arrière au niveau des étages supérieurs. On trouve au dessus du village, le sanctuaire de Montenero dédié à la vierge. Ce sanctuaire situé sur un colline marque la fin des Cinque Terre.


Église Jean-Baptiste construite en 1340

Le sanctuaire de Montenero dédié à la vierge

Nous revenons en train, épuisés, jusqu'à La Spezia et reprenons l'autobus pour nous rendre à notre Aire de Service où le sommeil sera bienvenu. Demain est un autre jour... notre destination: Lucca dans une autre Aire de Service Il Serchio où nous auront des toilettes et douches. L’aire de service est un excellent point de départ pour découvrir les multiples faces de la ville de Lucca car nous sommes à environ 20 minutes à pied du centre-ville. Elle a un système de surveillance à circuit fermé, une alarme sur tout le périmètre et un contrôle de nuit permanent effectué par une société de surveillance. Quoi demander de mieux ?

Lucca

Située en Toscane, elle fut autrefois, avant la réalisation de l'unité italienne, une ville libre puis la capitale de la principauté souveraine puis duché de Lucques (1815-1847). Elle se trouve non loin de la mer Tyrrhénienne, plus exactement à une vingtaine de kilomètres de la côte ligure (mer Ligure). C'est une ville fortifiée avec une magnifique enceinte datant du XVIe siècle qui l'entoure et la protège; un lieu de promenade séduisant parmi les arbres et les bastions verdoyants.

Ville aux mille facettes, d'un charme intriguant et discret qui se dévoile et s'apprécie chaque jour un peu plus, pour ceux qui apprennent à mieux la connaître. Lucca et son fleuve paisible, qui l'observe non loin de là, en proposant des itinéraires inbliables afin de pouvoir fortifier le corps et l'esprit. C'est aussi une ville de grands artistes, de compositeur immortels tels que Boccherini, Catalani et Puccini. Ses vitrines témoignent de la continuité de son activité mercantile qui s'est épanouie dans une époque lointaine et jamais oubliées. Ses rues du centre-ville où la tradition se répète chaque jour offrent une variété de produits artisanaux de la gastronomie et de la culture locale. Son marché des antiquaires se déroule le troisième week-end du mois, l'un des plus anciens et l'un des plus importants en Toscane.

Places avec un grand nombre de monuments historiques, principalement des églises, mais aussi des villas et des palais comme le palais Pfanner et son célèbre jardin, cette ville est un bijou caché dans les terres. La ville a parfaitement conservé sa structure médiévale : murailles et bastions, ruelles, palais. Ses remparts, érigés au XVIe siècle, ont ensuite été aménagés pour faire de jolies balades. Ancienne cité marchande, elle est également riche en monuments avec l’église San Michele in Foro ou la tour Guinigi et plusieurs autres monuments, musées, églises, palais, villas et piazza (places). Sans oublier les fontaines, le Théâtre del Giglio. Inutile de tous les énumérés mais en voici un exemplaire en photo car nous y passerons 2 jours (20 et 21 avril) à visiter cette charmante ville fortifiée qui offre beaucoup d'attraits.


Aire de Service Il Serchio et notre motorisé loué en avant-plan

Chiesa di S. Maria Forisportam

Chiesa di S. Paolino

La Torre Guinini et ses arbres au sommet

Cathédrale di S. Martino

Chiesa San Michele in Foro

Il est évident que j'ai beaucoup plus de photos mais je crois avoir mis un échantillon convenable.

Jour 8 de notre excursion européenne nous amène d'abord à l'Aire de Service "Area Comunale" de Pise avec installations sécurisées à une vingtaine de minutes à pied de la tour de Pise. Nous y passerons qu'une nuit. Pise m'a déçue mais j'ai vu et touché "SA" tour ! Curieusement, je m'attendais à une très haute tour mais non...

Pise

La Piazza del Duomo est une vaste esplanade, recouverte de pelouses et bordée sur un flanc par les murs médiévaux, qui forme le cœur religieux et monumental de la ville. Elle a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. Le surnom de piazza dei Miracoli (place des miracles) lui vient d'un poème de Gabriele D'Annunzio. On y trouve : le Duomo (la cathédrale de Pise) : commencée en 1064 et achevée au milieu du XIIe siècle, elle est caractéristique du style roman pisan. L’extérieur est recouvert de marbre vert et blanc et la façade est remarquable par ses quatre rangées d’arcatures aveugles. L’intérieur est composé d’une nef à cinq vaisseaux. La voûte de l’abside est décorée d’une grande mosaïque du XIVe siècle représentant un Christ Pantocrator. Autre élément remarquable, la chaire réalisée par Giovanni Pisano entre 1302 et 1311.

La Tour penchée est en fait le campanile de la cathédrale. Haute de 58 m, elle est composée de huit étages soutenus par des colonnes aveugles en marbre de Carrare. La tour penche depuis les premières années de sa construction, débutée en 1173, en raison d’un affaissement du sol. Elle a été sécurisée par des travaux entre 1990 et 2001. Elle est ouverte à nouveau au public. Le Baptistère : édifice circulaire de 110 m de circonférence et coiffé d’un dôme de 55 m de haut, c’est le plus grand baptistère d’Italie. Il fut construit entre le XIIe et le XIVe siècle : par conséquent, si les deux premiers niveaux sont de style roman, les arcades sont gothiques. L’intérieur est réputé pour son acoustique et pour la chaire décorée par Nicola Pisano en 1260. Le Camposanto est le cimetière monumental. Il se compose comme un vaste cloître étiré en longueur avec des fenêtres gothiques à quatre baies. Commencé en 1277, il ne fut achevé que deux siècles plus tard. Le centre contient de la Terre sainte ramenée par les croisés. Les nombreuses fresques qui le décoraient ont été endommagées pendant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Certaines ont été sauvées et restaurées, comme le Triomphe de la Mort et leurs dessins préparatoires, détachés, sont exposés dans le museo delle sinopie situé en face.

Sur ce, allons visiter Pise en photo en cliquant sur le panneau "suite".

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