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Le 17 avril 2015, notre avion à l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau de Montréal, toujours avec Air Transat, part avec 20 minutes de retard. De plus, le vol se fait avec plus de turbulences que l'an dernier au point d'avoir des étourdissements. Impossible de dormir d'autant plus que la dame devant nous écoutait un film avec oreillettes mais riait à tue-tête. On arrive donc à Marseille en retard... en principe, on aurait être à Marseille pour 7h00, sommes arrivés vers 8h00 mais nos bagages n'arrivaient pas. Notre locateur nous attend depuis plus d'une heure et le pauvre était légèrement stressé car on était loin pour aller chercher son camping-car en banlieu de Marseille, soit un peu en dehors de La Ciotat au camping de Ceyreste.

Parle, parle, jase, jase... à la résidence du Monsieur on fini par partir de là à 12h30. Il fallait faire notre épicerie mais le camping-car n'avait pas le droit d'entrer dans le stationnement (idiotie). Il se trouve une place plus loin mais je dois aller faire l'épicerie seule et ce fut long car difficile quand on ne connait pas la place et qu'en plus on cherche des produits qui ne sont pas tout à fait les nôtres. On passe par "Orange" pour s'acheter une carte SIM pour notre cellulaire mais la succursale n'ouvrait qu'à 14h. Durant l'attente d'ouverture, on en a profité pour dîner. Le tout réglé, on commence notre escapade...

Pour se rendre au premier terrain de camping à St-Laurent du Var, il nous a fallu traverser un col après l'autre en empruntant des petites routes engorgées de voitures. Sommes arrivés au terrain de camping qu'à 18h30 où il ne restait qu'une place. Alors la visite de Marseille pour aujourd'hui fut annulée. Nous étions tous deux très fatigués de ces 2 dernières journées et André ne cessait de tousser soit par fatigue, stress ou un rhume qui débute !!!

Le 19 avril, notre jour 3, on se lève tard - tard pour nous - soit 9h30 en raison de notre difficulté à dormir. Alors au lieu de prendre "les petites routes", on décide de prendre l'autoroute payante Nice/Italie et heureusement car c'était super montagneux tout le long de la côte. On arrive à l'Aire de Service de La Spezia (Italie) sans trop nous chercher. Dès notre installation sur l'Aire de Service (photo à droite) qui est proche du port industriel, Viale San Bartolomeo, on s'achète des billets d'autobus pour se rendre en ville. Malheureusement le kiosque d'information et la billetterie pour le bateau pouvant nous mener aux Cinque Terre (cinq terres) sont fermés. On en profite pour visiter les alentours de La Spezia


Monument à la mémoire de Guiseppe Grimaldi

Musée Naval de La Spezia

On revient bredouille concernant nos billets mais au moins on sait où prendre l'autobus et où on débarquera - lol. Donc, demain on ne se cherchera pas pour la visite des Cinque Terre.

Les Cinque Terre forment une partie de la côte de la Riviera italienne et comprennent cinq villages les pieds dans l’eau avec leurs ports de pécheurs calfeutrés dans de superbes criques. : d'ouest en est, Monterosso al Mare, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore qui sont rattachés au parc national des Cinque Terre créé en 1991.

Les Cinque Terre occupent un paysage accidenté et escarpé, sur lequel ont été construites au fil des siècles des terrasses permettant l'agriculture. Les bourgs sont bâtis sur la côte méditerranéenne, dans des criques et sur les falaises, parfois cachés dans de petites anses. Les pins sculptés par la brise s’étirent sur les collines qui tombent à pic dans l’eau turquoise et les poissons y sont nombreux. Ces cinq petites perles sont reliées entre elles par des sentiers pittoresques. On se balade le long des murs de pierres séchées, qui délimitent les champs de vignes centenaires. Ces ballades d’une vingtaine de minutes à quelques heures permettent de découvrir l’authenticité du site. Les pins, les cigales et l’air de la mer rappellent le caractère méditerranéen des Cinque Terre.

Malgré la construction d'une route et d'une voie ferroviaire au XXe siècle, leur accès reste difficile. En 1997, les Cinque Terre ont été admises au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Comme on a pris le bateau pour se rendre au bout, à Monterosso, on peut déjà admirer toute la splendeur de ces villages colorés juchés à flanc de collines. Mais je détaillerai chacun des villages...

   

 

Alors je vais suivre le schéma du haut et débuter par Monterosso al Mare:

Monterosso est la plus grosse localité des Cinque Terre.  Le village est séparé en deux par une barre rocheuse qui plonge dans la mer.  D’un côté on trouve le centre historique et de l’autre le quartier de Fégina. Monterosso est le village qui compte le plus d’infrastructures et la plus grande plage pour les touristes et les plaisanciers. Malgré tout, le vieux hameau conserve toujours son caractère médiéval avec ses case-torri (maisons-tours) et carruggi (ruelles étroites). Au XVIème siècle, Monterosso était fortifiée et défendue par treize tours. L'une des anciennes tours défensives, transformée en campanile, abrite aujourd'hui la cloche de l'église Saint Jean Baptiste. Une autre tour abrite la cloche de San Giovanni ainsi que la tour Aurora.


port d'arrivée du bateau + une partie de la plage

Église St-Jean-Baptiste

Monastère des Capuchins

Vernazza

Fondé autour de l’an mil, Vernazza est le village des Cinq Terres qui a gardé le plus l’aspect d’un ancien bourg marinier, grâce à son port naturel et à sa longue tradition maritime. Le village témoigne du dur travail des paysans qui modelèrent les coteaux des montagnes pour construire les terrasses qui sont aujourd’hui occupées par les oliviers et les vignes, les vergers et les jardins. Seul port naturel des Cinq Terres, le village se développe le long du ruisseau Vernazzola (qui aujourd’hui est couvert), et d’une falaise qui cache les maisons à ceux qui arrivent de la mer. Des chemins escarpés et étroits descendent vers la route principale, qui se termine avec une place, située en face du port. La présence d’éléments architecturaux prisés, et notamment de loges, de porches et de portails, montre qu’autrefois le niveau de vie était bien plus haut ici que dans les villages voisins.

Actuellement, Vernazza apparaît comme un centre noble et élégant, accroché à la montagne et mérite une visite aussi pour la beauté de ses architectures: on peut y admirer l’église dédiée à la Sainte Marguerite d’Antioche, la sainte patronne du village, qui fut bâtie au début du XIIIème siècle et agrandie en XVIIème siècle. Du fait que l’église se trouve au milieu du port, comme posée sur une roche, depuis ses fenêtres l’on voit la mer.

Vernazza est surmontée et protégée par le Château qui anciennement appartenait à la famille Doria. Cette construction fut érigée pour défendre le bourg des attaques qui pouvaient arriver de la mer et est surmontée par une tour de garde. Une autre tour qui ressemble beaucoup à celle-ci, et qui est située le long du premier bout du sentier vers Corniglia, était utilisée pour accomplir la même fonction. La commune de Vernazza, qui comprend aussi le bourg de Corniglia, a son siège dans l’ancien édifice du Couvent des frères, dont la très belle cour intérieure date du XVIIème siècle. Proche du petit port, l'église de la paroisse de Sainte Marguerite d'Antioche, flanquée d'un haut clocher octogonal, domine la mer. Le village est difficilement accessible par la route. Les principaux moyens d'accès sont le train et les sentiers côtiers, très escarpés. La typicité de Vernazza en fait pourtant un haut lieu du tourisme de la Ligurie. Le 25 octobre 2011, Vernazza a été frappé par des pluies torrentielles, des inondations et coulées de boues massives qui ont laissé la ville enfouie dans plus de 4 mètres de boue et de débris, causant plus de 100 millions d'euros de dégâts. La ville a même été évacuée.

On va continuer les 5 terres avec Corniglia, Manarola et Riomaggiore sur une autre page. Nous nous promenons d'un village à l'autre en train.
Alors cliquez sur la petite pancarte "suite".

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